ARM présente son GPU Mali-G51 (Bifrost) et sa puce Mali-V61 pour les vidéos 4K HEVC et VP9

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ARM annonce un nouveau GPU de milieu de gamme qui exploite l’architecture Bifrost : le Mali-G51. Le fabricant en profite aussi pour dévoiler une nouvelle puce dédiée aux traitements des vidéos (4K UHD, HEVC, VP9, etc.) : la Mali-V61. 

Au Computex de cette année, ARM dévoilait deux nouveautés : son Cortex-A73 ainsi que son GPU haut de gamme Mali-G71. Pour rappel, ce dernier exploite l’architecture Bifrost (troisième génération après Utgard et Midgard) optimisée pour Vulkan. Aujourd’hui, le fabricant revient avec un autre GPU qui exploite cette même architecture : le Mali-G51. 

Mali-G51 : un nouveau GPU Bifrost, dans les smartphones à partir de 2018

Si le Mali-G71 veut « redéfinir l’expérience de la VR » sur mobile, le Mali-G51 n’est pas en reste puisqu’il permet de profiter « de la VR sur les appareils grand public » affirme le fabricant. Au-delà du côté hype du terme, on attend des exemples concrets d’utilisation… qui ne sont pas détaillés par ARM.

Quoi qu’il en soit, le Mali-G51 vient remplacer les T820 et T830 dans la gamme des puces pensées pour un bon rapport entre performances et consommation d’énergie. Par rapport à la génération précédente (Mali-T830), ARM annonce un gain de 60 % pour l’efficacité énergétique, mais aussi 60 % de performances supplémentaires par mm². Mais attention, cela ne signifie pas que les gains pratiques seront du même acabit puisque la nouvelle puce est 30 % plus petite que sa petite sœur.

Le constructeur explique également que son GPU Mali-G51 dispose d’une configuration particulière avec, d’un côté, un Shader Core « single pixel » (comme ceux que l’on retrouve sur le Mali-G71) et de l’autre des Shader Cores « dual pixel ». Les deux peuvent être utilisés de manière asymétrique afin « d’améliorer la configurabilité et la polyvalence » affirme ARM, sans vraiment donner plus de détails.

Dans tous les cas, il faudra encore être patient puisque les premiers smartphones équipés de ce nouveau GPU n’arriveront probablement qu’en 2018. 

Mali-V61 : compression/décompression HEVC et VP9 sur 10 bits, jusqu’en 4K UHD à 120 ips

ARM en profite également pour présenter sa puce Mali-V61 dédiée au traitement des vidéos. Elle est capable de gérer du 1080p à 60 ips avec un seul cœur, et de grimper jusqu’à du 4K UHD à 120 ips avec huit cœurs. Pour profiter de la 4K, deux cœurs sont nécessaires au minimum.

Du côté des codecs, la compression/décompression HEVC et VP9 est prise en charge, y compris avec une profondeur des couleurs sur 10 bits. Pour rappel, son prédécesseur le Mali-V550 supportait également HEVC sur 10 bits, mais uniquement en décompression et se limitait à VP8. Tous les détails se trouvent par ici.

Chaque fabricant peut décider d’adapter le nombre de cœurs et les fonctionnalités disponibles en fonction de ses besoins (vidéo sur 8 bits seulement, tout ou partie des codecs, définition de l’image, etc.). Cette fois-ci par contre, aucune date n’a été précisée pour l’arrivée des premières machines ou box multimédia équipées de cette puce.

Mali-V61 ARMMali-V61 ARM

 

Matériel

Mozilla présente Quantum, le futur moteur de rendu de Firefox

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Mozilla prépare un nouveau moteur de rendu pour Firefox. Baptisé Quantum, il est prévu pour la fin de l’année prochaine et s’appuiera sur les travaux de Servo et le langage Rust. L’éditeur a également décidé de se débarrasser de l’API Battery Status, dont l’utilisation était détournée.

Le web n’est plus statique, mais de plus en plus composé d’applications web et de pages dynamiques. Partant de ce constat, Mozilla a décidé de remplacer Gecko, son traditionnel moteur de rendu, par un nouveau venu : Quantum. Le but affiché est d’obtenir des performances nettement supérieures, et donc de charger plus rapidement les pages. Un navigateur moderne pour un web moderne, en quelque sorte.

Electrolysis, Rust et Servo pour préparer le terrain

L’annonce de Quantum est à lier avec d’autres travaux menés jusqu’ici, à commencer par Electrolysis. Il s’agit pour rappel de la technologie maison pour diviser Firefox en plusieurs processus, essentiellement deux en fait : le moteur de rendu dans l’un, le reste dans l’autre. L’objectif était de ne plus faire traiter par le même l’ensemble des calculs, le chargement d’une page lourde pouvant créer des latences dans l’interface. Résultat, un Gecko isolé dans son coin.

Il y a ensuite Rust, un langage créé par Mozilla et dont le succès augmente peu à peu. Il permet d’obtenir des performances proches du C et du C++, mais en offrant certains avantages traditionnellement liés aux langages de plus haut niveau, comme C# et Java. Il est orienté objet, concurrentiel et typé sûr. L’idée est donc d’avoir un code performant, tout en garantissant la sécurité des threads et en évitant les erreurs de segmentation.

Enfin, on trouve Servo. Derrière ce nom se cache un moteur de rendu entièrement écrit en Rust. Beaucoup espéraient qu’il s’agissait du projet menant au remplacement de Gecko. On sait maintenant que Servo sert de laboratoire d’essai, puisque le vrai prochain moteur en reprendra bon nombre de travaux.

Quantum, tourné vers le parallélisme des instructions et le GPU

Isolé, Gecko va donc être remplacé par Quantum, écrit pour une bonne part en Rust et incorporant plusieurs principes explorés par Servo. Mozilla indique revoir avec son projet la manière dont le moteur affiche une page, à un niveau fondamental. Par exemple, la manière dont les feuilles CSS sont appliquées, comment les opérations DOM sont exécutées et ainsi de suite.

L’accent sera particulièrement mis sur le parallélisme des instructions et sur la déportation d’une partie des calculs vers le GPU quand ce sera possible. Selon Mozilla, Quantum devrait permettre à Firefox d’améliorer la stabilité, la sécurité et la qualité générale de l’expérience de navigation. Surtout, l’éditeur est particulièrement confiant sur un point en particulier : le nouveau moteur permettra une augmentation significative des performances.

Un point qui constitue l’un des cœurs de la bataille entre les navigateurs, les utilisateurs souhaitant toujours des lancements instantanés et des chargements rapides pour les pages web.

Une première version en fin d’année prochaine

Mais Quantum ne va pas arriver d’un coup en tant que projet terminé. Une version initiale sera proposée en fin d’année prochaine, mais il y aura tout un chemin préparatoire. Mozilla a ainsi indiqué que Firefox va évoluer à travers une longue série de changements importants au cours de l’année qui vient. La généralisation d’Electrolysis en fait partie.

Pour l’instant, Quantum est prévu pour l’ensemble des plateformes supportées par Firefox, à l’exception d’iOS. Mozilla ne désespère pas pouvoir proposer une mouture pour le système mobile d’Apple, mais les navigateurs n’y ont actuellement pas le droit d’avoir leur propre moteur. Ils doivent en effet utiliser une vue déportée de Safari, Chrome et Firefox affichant donc exactement le même résultat. Linux, macOS, Windows et Android auront par contre bien leur mouture adaptée.

Firefox se débarrasse de l’API Battery Status

Le navigateur fera également l’impasse d’ici quelques mois sur une API dont beaucoup attendaient des merveilles. Battery Status devait en effet permettre aux développeurs de connaître l’état de la batterie sur un ordinateur pour éventuellement afficher des pages web moins gourmandes, donc plus économes en énergie, augmentant donc l’autonomie.

Dans la pratique, il semble que le seul véritable écho trouvé ait été chez les régies publicitaires. Le niveau de batterie est devenu en effet une variable parmi tant d’autres qu’il est possible de suivre au cours d’une navigation. En clair, un outil de tracking parmi tant d’autres. D’après les propres statistiques de l’éditeur, seuls 6 % des sites se servent de l’API, mais une minorité le ferait pour des raisons légitimes.

Même si elle n’est pas spécifique à Firefox (Chrome et Opera l’ont aussi), l’API sera quand même supprimée du navigateur avec la version 53, attendue le 6 mars prochain. Notez qu’Apple avait préparé le support de cette API dans Webkit, mais il n’a jamais été activé dans Safari. D’après les discussions sur ce point, les développeurs devraient eux aussi supprimer le code correspondant dans quelques jours, si aucune objection n’est faite.

 

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Buttons de Will.i.am : des écouteurs Bluetooth avec un design inspiré « des disques vinyles »

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Will.i.am propose désormais des écouteurs Bluetooth : Buttons. Misant sur une qualité d’écoute qui se veut haut de gamme, ils tentent aussi de se démarquer par leur design. Comme souvent, le style rétro se paye cher…

Il y a maintenant près de sept ansWill.i.am des Black Eyed Peas faisait son entrée dans le monde de l’informatique en tant que directeur de l’innovation créative chez Intel. Depuis, le chanteur a lancé sa marque d’objets connectés, sobrement baptisée will.i.am ou i.am.+. Outre la montre connectée Dial, on retrouve désormais des écouteurs Bluetooth Buttons. 

Particularité de ceux-ci, leur design « est inspiré de la forme emblématique des disques vinyles » explique le constructeur. Chaque oreillette est ainsi affublée d’un rond métallique magnétique qui peuvent donc être aimantés l’un à l’autre afin de former un collier autour de votre cou lorsque vous ne les utilisez pas :

Côté caractéristiques techniques, il est question de Bluetooth 4.0 avec EDR et d’un connecteur microUSB pour la recharge. L’autonomie annoncée est de 6 heures en communication, contre 120 heures en veille. Trois tailles de coussinets sont livrées dans le bundle : petit, moyen et grand.

Plusieurs coloris sont annoncés (et ils ne sont pas sans rappeler ceux des iPhone d’Apple) : gris, rose, or, noir, ainsi que des combinaisons bicolores (rose et blanc, or et blanc, gris et noir ainsi qu’or et noir). Objet de luxe oblige, le prix est en adéquation : 229,95 dollars tout de même. Ils seront disponibles sur l’Apple Store ainsi que sur la boutique en ligne du chanteur.

Ils viennent donc se placer au-dessus des AirPods d’Apple qui sont annoncés à 179 euros. Attendons maintenant les premiers tests afin de savoir ce qu’il en est des performances.

 

Matériel

CPU Intel Kaby Lake : Gigabyte met à jour certaines cartes mères de la série 100

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Gigabyte vient de mettre à jour ses cartes mères de la série 100 afin de les rendre compatibles avec les futurs processeurs Kaby Lake. Mais toutes ne peuvent pas en profiter et le BIOS/UEFI est pour le moment en version bêta.

Les nouveaux processeurs « Desktop » Kaby Lake d’Intel, alias Core de 7e génération, sont attendus pour le début de l’année prochaine. Ces CPU, qui sont une évolution de Skylake, sont gravés en 14 nm et exploitent un socket LGA 1151. Comme nous l’avions déjà expliqué dans une précédente actualité, une mise à jour suffit à rendre compatibles les cartes mères de la série 100.

Toutes les cartes mères de la série 100 ? Non

ASUS, ASRock et MSI ont déjà publié des mises à jour pour tout ou partie de leurs gammes depuis plusieurs semaines, tandis que Gigabyte vient seulement de faire de même. Le constructeur explique que cela concerne « la gamme complète des cartes mères » Z170, H170, B150 et H110.

Mais si le taïwanais annonce une disponibilité pour l’ensemble des modèles, force est de constater que ce n’est pas encore le cas dans la pratique. Il n’indique en effet que 47 cartes mères avec une mise à jour disponible, alors que le nombre de références est bien plus élevé : 31 en Z170, 13 en H170, 20 en B150 et 31 en H110, soit 95 en tout.

De plus, aucune mention n’est faite concernant les cartes mères équipées d’un chipset Q170, C232 ou C236 (et aucune mise à jour n’est disponible sur le site pour le moment). Pour rappel, d’autres constructeurs comme ASUS proposent de nouveaux BIOS/UEFI pour ces modèles.

Une mise à jour en version bêta pour l’instant

D’après nos constatations, les BIOS/UEFI des cartes mères éligibles sont estampillés d’une mention « Beta » dans la description (en plus de la prise en charge des CPU de prochaine génération), alors que cela n’est pas précisé dans le communiqué du constructeur.

Il conviendra donc d’être prudent afin de procéder à la mise à jour. Comme les nouveaux processeurs Kaby Lake ne sont pas encore disponibles, autant attendre afin de voir si une version finale et stable sera mise en ligne prochainement. Nous avons contacté Gigabyte afin de lui demander des précisions sur ce point.

 

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Windows 10 : le Store permet enfin de jouer hors-ligne

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Même sur PC, il peut arriver qu’un joueur n’ait pas de connexion internet à sa disposition. Si Steam ou Origin proposent déjà un mode hors-ligne, ce n’était pas encore le cas avec le Windows Store. Une erreur que Microsoft vient de corriger.

C’est par le biais d’un simple tweet de Larry « Major Nelson » Hryb que Microsoft a annoncé l’arrivée d’une fonctionnalité plutôt importante dans la boutique en ligne de Windows 10. Désormais, les joueurs pourront accéder à leurs jeux achetés sur le Windows Store, même s’ils n’ont pas de connexion Internet. 

Quelques préliminaires s’imposent

Pour profiter de cette fonctionnalité, il faudra tout de même réaliser quelques préparatifs en amont. Tout en étant connecté au web, il faudra se rendre dans le Store, et cliquer sur votre image de profil. Puis dans les paramètres, chercher le bouton « Permissions Hors-Ligne » et le basculer sur « On ». 

Il est à noter qu’activer cette option sur un ordinateur la désactivera sur l’ensemble des machines partageant le même compte Microsoft. Un nombre limité de changements de machine est d’ailleurs prévu, à savoir trois par période d’un an. Il conviendra donc de choisir le PC concerné avec une certaine précaution. 

Il faut ensuite lancer manuellement chacun des jeux auquel vous comptez vouloir jouer hors ligne, et vous y connecter avec votre compte Xbox Live, lorsque cela vous sera demandé. Une fois cette dernière étape franchie, le titre est prêt à fonctionner sans connexion à Internet. Une étape fastidieuse que d’autres plateformes telles que Steam ou Origin ne réclament pas.

Sauvegardes et trophées

Ces prérequis permettent notamment de rapatrier localement les sauvegardes stockées sur le cloud ainsi que l’avancement de vos divers trophées. Ainsi, il est possible de reprendre une partie là où on l’avait abandonnée précédemment ou de poursuivre sa chasse aux trophées même en l’absence de connexion. Il est à noter que le trophée n’apparaîtra sur votre profil qu’une fois que vous aurez retrouvé un accès à Internet.

Certaines fonctionnalités ne sont par contre pas gérées en mode hors-ligne, telles que les classements et, cela va de soi, l’achat de DLC ou le lancement du mode multijoueur.

 

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