Le Syntec appelle à la nomination d'un haut-commissaire à la transformation numérique

Très engagé dans la campagne présidentielle, le Syntec Numérique vient de lancer une salve de propositions supplémentaires censées permettre à la France de devenir la locomotive de la transformation numérique en Europe.

Lors des vœux du Syntec Numérique, Godefroy de Bentzman, son président, avait assuré ne jamais avoir autant eu l’attention des politiques lors d’une élections présidentielle.

Le Syntec Numérique multiplie les propositions à l’attention des candidats à l’élection présidentielle. Le principal syndicat patronal des entreprises de l’IT a déjà annoncé un fort engagement dans la campagne lors de ses vœux 2017. A cette occasion, Godefroy de Bentzman, son président, avait notamment avancé plusieurs axes de travail dont le passage à une industrie 4.0 et l’allégement de certains régimes fiscaux.

Aujourd’hui, le Syntec relance une salve de propositions. Estimant que les programmes actuels manquent cruellement d’ambition sur le sujet de l’IT, l’association invite à la mise en place d’un « état d’urgence numérique » pour les cinq prochaines années. « Le tournant doit être pris dés maintenant pour rester dans la course, il sera trop tard en 2022 pour le faire », clame Godefroy de Bentzmann.

« Agiliser » le travail

Ainsi, il invite le futur président à nommer dès son élection un haut-commissaire à la transformation numérique qui sera placé directement sous les ordres du premier ministre. Sur le plan de l’emploi, l’association propose en outre « d’agiliser » le travail via la création d’un compte personnel d’activité qui permettrait aux salariés d’évoluer aussi rapidement que les métiers du numériques. Dans cette optique, l’association exige également le lancement d’un Grenelle de la formation afin de mettre en place des programmes d’apprentissage continue tout au long de la vie des salariés. Et comme il n’y a pas seulement les collaborateurs à former, le Syntec propose aussi la création d’une institution dédiée à la formation des dirigeants et hommes politiques à la transformation numérique.

Toutes ces mesures ont pour objectif de faire de la France le leader de la transformation numérique en Europe. Reste à voir si les candidats prêteront une oreille attentive au Syntec Numérique et cela semble plutôt bien parti. Lors de la présentation de ses vœux, l’association assurait qu’elle n’avait jamais eu autant l’attention des présidentiables, preuve que le numérique est devenu une de leurs préoccupations majeures.

 

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