Guide d'optimisation des URL pour un bon référencement

Que faut-il savoir au sujet de l’optimisation des URL pour le référencement ? Cet article liste tous les éléments à connaître avec plein de conseils sur le meilleur format d’URL.

Article mis à jour le 26/06/2017 (arborescence dans l’URL), publié initialement le 12/09/2009

Tout ce qu’il faut savoir pour optimiser ses URL dans le cadre du référencement naturel

Le format des URL

Avant tout chose, assurez-vous d’avoir lu le guide complet de la syntaxe des URL (sous-domaine, nom de domaine, extension, répertoires, etc.).

La stabilité des URL, critère le plus important

N’allez pas modifier l’URL de vos pages uniquement pour y rajouter des mots-clés surtout si votre référencement fonctionne déjà bien comme ça. Pour des nouvelles rubriques de votre site ou pour un nouveau site, intégrez des mots-clés dès le début. Pour un site ancien, attendez le jour où vous aurez besoin de faire une refonte importante pour intégrer ce genre d’optimisation.

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Référencement : le + important pour une URL, c’est sa stabilité, + que la présence de mots-clésClick to Tweet

Présence de mot-clé dans l’URL

D’abord, je préfère être clair : l’URL est loin d’être le principal élément permettant d’optimiser le référencement d’une page. Avant de vous demander s’il faut mettre des mot-clés dans les URL, intégrez-les dans votre contenu, votre balise titre (et votre description).

Il est préférable d’utiliser des mots-clés stratégiques dans les URL, plutôt que des nombres ou des éléments dénués de sens. En effet, comme je l’avais montré dans un test publié sur WRI, les moteurs tiennent compte de la présence de mots-clés dans les URL. Par contre, ne vous attendez pas à des miracles avec cette optimisation, ce critère étant peu pris en compte. En résumé : si vous le pouvez (aidez-vous de la réécriture d’URL), utilisez des mots ayant du sens dans vos URL.

Tant qu’à faire, évitez d’utiliser dans ces URL certains mots apportant trop peu de sens (les articles par exemple). Mais dans certains cas il est nécessaire d’en garder (soit parce qu’ils sont importants en terme de référencement comme dans La Rochelle ou l’article La est important, soit pour rendre l’URL compréhensible).

Reprise de l’arborescence dans l’URL

Je vois encore beaucoup de monde qui s’imagine qu’il est préférable de faire apparaître l’arborescence des contenus dans l’URL. Je vais prendre l’exemple que je présente souvent en formation : des sites ecommerce qui vendent des barbecues.

La méthode traditionnelle est de reprendre l’arborescence du catalogue dans l’URL, similaire au fil d’ariane :

/nos-produits/jardin/barbecue-plancha-et-cuisine-exterieur/barbecue/barbecue-a-charbon-de-bois-1233.html

D’autres ont une approche bien plus simple : uniquement la catégorie, rien qui fasse référence au reste de la hiérarchisation des contenus dans le site :

/barbecue-charbon-3060

Voici les inconvénients du 1er exemple :

  • si jamais on veut présenter la catégorie « Barbecue au charbon de bois » également dans une autre catégorie (par exemple fête des pères, ou n’importe quelle autre), on se trouve confronté aux problèmes de contenus dupliqués internes. Certes on peut les régler avec des canoniques ou autres astuces, mais ça complique pour rien.
  • si jamais on veut renommer une catégorie mère, ou en fusionner plusieurs, ou en scinder en plusieurs, alors ça « casse » les URL de nombreuses catégories et sous-catégories. Même en faisant tout ce qu’il faut (mise à jour de liens internes et externes, redirections 301) c’est pas terrible pour le SEO.
  • un peu trop longue, ça peut compliquer les choses (mais pas forcément le référencement naturel)

Le second exemple est bien mieux, il n’a aucun des inconvénients que je viens de citer. Par contre, surtout pour des gros sites, ça pourrait servir d’avoir un répertoire à la racine pour repérer facilement qu’il s’agit d’une page de type « catégorie ».

Remarque : le format de l’URL n’a pas de rapport avec la compréhension par Google de votre fil d’ariane. Un site utilisant le second exemple peut bénéficier d’un affichage « en mode fil d’ariane » dans les SERP :

Format URL et fil ariane SERP

Dans les SERP, Google affiche parfois un fil d’ariane au lieu de l’URL d’un résultat

Dans ma capture d’écran, les 3 résultats qui bénéficient de l’affichage du fil d’ariane dans les SERP n’ont pas choisi le même format d’URL : seul le 3ème a évité de reprendre l’arbo dans l’URL. Et le 4ème, qui inclut l’arborescence dans l’URL, n’a pas de fil d’ariane dans les SERP.

Notez que si vous souhaitez bien faire comprendre à Google le fil d’ariane, mieux vaut utiliser des données structurées (par exemple via schema.org).

Séparateurs de mots dans les URL

Pour séparer correctement les mots dans les URL, il faut utiliser des caractères interprétés comme des séparateurs par les moteurs de recherche. Je vous conseille de rester le plus simple possible et d’utiliser principalement le tiret (« tiret du 6 ») et le point par exemple.

D’autres caractères fonctionnent en tant que séparateur, mais tenez compte des remarques suivantes :

  • la virgule : un jour ou l’autre, vous aurez des problèmes car elle aura été mal interprétée. Egalement, vous aurez des soucis quand vous traiterez un fichier CSV contenant vos URL et d’autres données séparées par une virgule (c’est le cas d’un export des backlinks dans Bing Webmaster Tools).
  • le point-virgule (;) : vous risquez d’avoir les mêmes problèmes qu’avec la virgule alors autant éviter
  • la barre en biais (/ ou « slash ») ne pose pas vraiment de problème, à condition de faire attention à la notion de répertoire virtuel : pensez-y dans votre code HTML, quand vous faites référence à des fichiers (scripts, images) ou des liens.
  • la barre verticale (| ou « pipe ») : à éviter car trop compliquée ! elle est très dure à taper au clavier et pas simple à expliquer à l’oral
  • le signe pourcent (%) , l’astérisque (*) ou l’arobase (@) : pourquoi pas, mais autant rester simple non ?

N’utilisez pas le tiret bas (underscore : _ ou « tiret du 8 ») car il n’est pas reconnu comme un séparateur (même si en voyant les SERP vous en avez l’impression).

Le tiret bas (underscore) n’est toujours pas un séparateur pour Google : à éviter dans les URLClick to Tweet

N’utilisez pas le signe égal (=) et l’esperluette (&) qui sont plutôt à réserver aux URL dynamiques.

Ne vous fiez pas à la mise en gras de certains mots ou expressions dans les pages de résultats de Google, la gestion de l’affichage des résultats et l’algorithme de classement des résultats sont deux processus distincts. A une époque (vers 2006), Bing (MSN Search à l’époque) indexait rarement les pages dont l’URL comportait plus de 2 tirets. La situation semble s’être améliorée depuis.

Paramètres d’URL

Si vous avez des URL dynamiques et que vous n’utilisez pas la réécriture d’URL, il est probable que vos URL contiennent ce qu’on appelle des « paramètres ». Il s’agit de variables passées dans l’URL, comme par exemple le paramètre « page » qui vaut « 3 » dans l’URL fictive https://example.com/articles.php?page=3

Ca ne pose pas forcément de problèmes ! Par contre, dans ce cas, Google vous propose de l’aider à « comprendre » ce qu’il doit en faire. Pour cela, consultez mon tuto sur le réglage des paramètres d’URL dans Search Console.

Longueur de l’URL

La longueur n’est pas un problème pour les moteurs, qui indexent des URL très longues. Par contre, ce n’est pas très pratique à exploiter, par exemple quand une URL est copiée dans un forum ou un blog, elle est souvent tronquée pour éviter de déformer l’affichage. Dans ce cas, les éventuels mots-clés qui la composent risquent de ne pas apparaître.

Je suis donc plutôt enclin à vous conseiller de créer des URL assez courtes.

La date dans l’URL

Faut-il mettre la date dans l’URL de ses articles ?

En général je déconseille de faire apparaître la date dans l’URL, car ça n’est pas indispensable et ça génère des problèmes quand on met à jour l’article. De nombreux blogs ont des URL avec la date comme /blog/2015/09/ici-le-titre mais :

  • quand vous mettrez à jour l’article en modifiant la date, l’URL sera cassée : il faudra prévoir des redirections, vous perdrez les partages sur les réseaux sociaux, etc.
  • quand un internaute voit l’URL dans les résultats (ça peut arriver), il peut décider de ne pas cliquer, pensant que l’article est dépassé, même si ce n’est pas forcément le cas

Demandez l’avis de vos followers Twitter :

D’un point de vue SEO, faut-il inclure la date dans l’URL ? L’avis de WebRankInfo ici :Click to Tweet

Le signe # dans les URL

Dans une URL, ce qui suit le signe # correspond traditionnellement à une ancre nommée, c’est-à-dire un signet interne à la page. On parle aussi parfois de « fragment ». Cela permet de faire un lien vers une partie d’une page. Par exemple voici un lien vers la rubrique du signe # pour les URL.

Certaines technos utilisent ce signe d’une autre façon (par exemple #! en ajax).

Soyez simplement conscients que pour les moteurs de recherche, tout ce qui suit le signe # est ignoré. Si des paramètres importants pour l’affichage du contenu sont passés derrière le signe #, cela risque d’être un problème pour votre référencement. Il y a néanmoins maintenant des exceptions avec Google et l’indexation d’Ajax et parfois aussi avec le robot de Google pour mobiles.

Extension : .html ou .htm ou .php ou .aspx ou aucune ?

Quelle extension faut-il utiliser dans les URL ?

Selon moi la réponse est simple : peu importe votre extension de fichier ! Vous n’êtes même pas obligé d’en utiliser (voyez l’exemple de Wikipédia). Ce n’est pas parce que cela se termine par .html qu’il s’agit d’un document HTML. Ce qui compte c’est que votre page soit effectivement codée en HTML (si possible sans trop d’erreurs !).

En choisissant de ne mettre aucune extension à la fin de l’URL, vous vous donnez plus de chances d’avoir une URL stable, quels que soient les CMS que vous utiliserez dans le futur. C’est donc mieux a priori.

Slash en fin d’URL

Faut-il mettre un slash à la fin de l’URL ? Dans tous les cas ou seulement pour certains types de contenus ?

Par exemple, prévoir /blog/ici-le-titre/ au lieu de simplement /blog/ici-le-titre

Certains assurent qu’il faut absolument « fermer » ses URL en ajoutant systématiquement un / à la fin. Vous l’avez compris, je ne suis pas de cet avis (Wikipedia non plus semble-t-il, ça ne les empêche pas de cartonner en SEO…).

Par contre, comme pour le coup des WWW, une fois que vous avez décidé si vous mettez des slashes ou pas en fin d’URL, il faut vous y tenir. Redirigez les mauvaises URL vers les URL officielles.

Si c’est plus simple de toujours ajouter un / en fin d’URL, ça ne pose aucun souci.

URL multiples

Si une page est accessible à deux URL (ou plus), il y a un risque de contenu dupliqué (duplicate content). Si un même contenu est accessible à plusieurs endroits, les moteurs de recherche tentent de déterminer ce qu’on appelle l’URL canonique, c’est-à-dire l’URL de la page la plus légitime (par exemple celle qui reçoit le plus de liens). Ils n’indexent alors que cette URL canonique, et n’indexent pas les autres (par exemple, Google a amélioré son algorithme à ce sujet à l’époque de la mise en place de BigDaddy). Le problème est qu’il est difficile de prévoir quelle URL va être retenue par les moteurs.

Par ailleurs, avoir une page accessible à plusieurs URL est mauvais également en terme de stratégies de liens, puisque l’optimisation s’éparpille sur plusieurs URL plutôt que de se concentrer sur une seule. Voilà pourquoi il faut faire attention de ne pas avoir d’URL multiples pour une page donnée.

A ce propos, comme l’indique SuperPJ dans les commentaires, si on utilise l’URL Rewriting, il ne faut pas oublier de désindexer les pages dynamiques ayant l’ancien format d’URL. Pour cela, le mieux est de rediriger de façon permanente (code HTTP 301) chaque ancienne URL vers la nouvelle équivalente. Si ce n’est pas possible, utilisez la balise URL canonique ou le fichier robots.txt. Dans le cas contraire, une même page sera accessible sur 2 URL ce qui posera des problèmes de duplicate content.

Accents, lettres diacritiques et autres caractères spéciaux

Même si des moteurs comme Google gèrent généralement bien les caractères spéciaux dans les URL, je vous déconseille d’en utiliser. Remplacez-les par leur équivalent non accentué, ça vous évitera bien des soucis.

Ceci concerne les parenthèses, accolades, apostrophe, guillemets, etc. ainsi que l’espace et les lettres diacritiques (accents).

Majuscules

Certains utilisent des majuscules dans les URL (souvent avec des technos Microsoft, je ne sais pas pourquoi). Là encore, à quoi bon utiliser des majuscules ? Que se passe-t-il si quelqu’un cherche à accéder à l’URL sans la majuscule que vous aviez prévue ? Parfois ça génère une erreur, parfois ça renvoie le même contenu que l’URL avec la majuscule (mais cela ne génère-t-il pas des contenus dupliqués ?), parfois il faut prévoir une redirection 301 vers la version avec majuscule.

Les majuscules dans les URL n’apportent rien, à part des ennuis ! Evitez-les…Click to Tweet

Bref, faites au plus simple, n’utilisez que des minuscules dans vos URL. C’est surtout pour être consistant, pour utiliser toujours le même format d’URL.

Petit bonus pour AdSense

Si l’URL contient les mots-clés associés à la page, AdSense pourra s’en servir pour mieux cibler les publicités, mais c’est surtout pour les tout premiers affichages quand la page vient d’être publiée.

Cela étant, c’est évidemment mineur par rapport au contenu de la page…

Autres conseils

Ce type de conseil d’optimisation du référencement fait partie des points abordés au cours des journées d’étude sur le référencement que j’organise régulièrement au sein de Ranking Metrics. Dans ce cas précis, c’est dans le 1er module (« A1 ») que j’explique comment optimiser les URL pour le référencement.

Si j’ai oublié des éléments à prendre en compte pour bien optimiser ses URL pour le référencement, ou si certains points ne sont pas ou plus exacts, n’hésitez pas à me les indiquer en commentaires, j’essaierai de mettre à jour cet article. Merci à tous ceux qui ont joué le jeu et grâce à qui j’ai déjà complété mon article.

On en parle dans le forum : optimisation des URL pour le référencement

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Les offres d'emploi de Google for Jobs affichées directement dans les résultats

Par , le 20 juin 2017

Comme annoncé à la conférence I/O 2017, Google a lancé Google for Jobs, une initiative pour lister des annonces d’emploi directement dans les SERP. Elles ont une énorme visibilité dans les pages de résultats !

Voici comment ça s’affiche dans les SERP :

Comment s’affichent les annonces d’offres d’emploi trouvées par Google, directement dans les pages de résultats de recherche

Je me demande comment vont réagir les sites qui vivent de ça et qui n’auront plus de visibilité ?

OK, je lis que Google indique que les annonces publiées sur certaines plateformes se retrouveront aussi dans Google Jobs. Cool, mais à quoi serviront-elles désormais ? J’ai dû rater un détail. La liste des plateformes d’emploi concernées : LinkedIn, Monster, WayUp, DirectEmployers, CareerBuilder, Glassdoor et Facebook.

Si vous avez des annonces d’emploi et que vous souhaitez les faire connaître à Google, lisez les explications fournies sur leur blog.

Google annonce que nous aurons prochainement dans Search Console des stats sur ces affichages, ce qui devrait être très intéressant.

Google appelle ça les « résultats de recherche enrichis » et les décrit ici dans la doc.

Quelque chose me dit que ce n’est pas le dernier élément « enrichi » que Google nous réserve. Ca existe déjà aussi pour les recettes et les événements. Au final, l’internaute aura tout sous la main dans les SERP, pourquoi irait-il voir d’autres sites ?

Vidéo de promo :

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Articles qui devraient vous intéresser

A propos de l’auteur : Olivier Duffez Olivier Duffez sur Google+ Olivier Duffez sur Twitter Olivier Duffez sur Facebook Olivier Duffez sur Pinterest Olivier Duffez sur LinkedIn

Consultant en référencement, Olivier Duffez a travaillé pour les plus grands sites (Doctissimo, FNAC,…). Il édite le site WebRankInfo qu’il a créé en 2002, devenu la + grande communauté francophone sur le SEO (+300.000 membres, 1,5 million de posts). Il est aussi cofondateur de Ranking Metrics, leader des formations webmarketing en France (SEO, AdWords, Analytics, réseaux sociaux) et éditrice de la plateforme MyRankingMetrics (crawler et audit SEO en ligne).

Article (Les offres d’emploi de Google for Jobs dans les résultats) publié par WebRankInfo dans la rubrique Google Search. Si vous souhaitez publier un extrait de cet article sur votre site, assurez-vous de respecter les conditions générales d’utilisation de WebRankInfo.

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3 principes psychologiques qui vont augmenter vos taux de conversion

De nombreux principes psychologiques ou physiologiques ont un impact substantiel sur les taux de conversion. On verra dans cette illustration comment certains principes simples de design ont permis de gagner +87.55% de conversion et le type de tests que vous pouvez mener sur vos propres sites.

Tout l’enjeu du travail de référencement et de développement du traffic sur le site Internet d’une entreprise consiste en un objectif : convertir ! Que ce soit directement en ventes, ou indirectement, comme le fait de récupérer l’email d’un visiteur (en général pour le convertir en vente par la suite…).

Or, dans ce processus, certains principes psychologiques et même physiologiques essentiels vont intervenir :

Pour ce second point, Amazon a mesuré que l’augmentation du temps de chargement de leurs pages de chaque tranche de 0.1s entrainait 1% de perte de chiffre d’affaire. De quoi vous inviter sérieusement à prendre ces éléments (pour le coup physiologiques) en compte.

Si tant est que l’on s’accorde que certains principes psychologiques puissent avoir une influence sur la conversion, comment s’en assurer vraiment ? La réponse est simple : par des tests ! De manière classique on fait une hypothèse d’amélioration, que l’on place ensuite dans un process d’A/B testing.

Voici donc une série de principes psychologiques et physiologiques intéressants qui devraient vous donner de l’inspiration pour mener vos propres tests.

Principes psychologiques et taux de conversion

1. Le principe de contraste

Le système visuel humain est naturellement sensible au contraste (voir sur le sujet, les articles de Wikipedia qui sont très complets à ce sujet, sur le fonctionnement de l’oeil). Naturellement l’oeil est attiré par les éléments visuels qui offrent un certain contraste avec l’entourage environnant :

principe de contraste

principe de contraste

A proprement parler le contraste est la « différence de luminosité entre des parties claires et sombres d’une image » (Wikipedia). Logiquement, ça attire l’oeil, et tout ce qui attire l’oeil nous intéresse quand on s’attaque à la question de la conversion sur le web, puisque pour qu’une personne puisse réaliser une action spécifique (convertir), elle doit d’abord percevoir l’élément vers lequel on souhaite l’attirer.

Donc étape 1 : attirer l’oeil !

Le système visuel humain est naturellement sensible au contraste, il faut en tenir compte sur un site web !Click to Tweet

J’ai mené un test intéressant qui m’a permis de gagner +87.55% de conversion (j’ai donc quasiment doublé mon taux initial). Pour cela, j’ai fait un test qui rétrospectivement apparaît une bonne application de ce principe. Je vous laisse observer le test gagnant (et la version initiale qui performait moins bien, ci-dessous) :

test taux de conversion

test taux de conversion

On voit ici un très fort contraste entre l’article original (relatif aux clauses abusives) et la boite de collecte email. En fait le test consistait à déterminer si l’augmentation du contraste aurait un impact en termes de conversion (mon hypothèse initiale). La version initiale de cette boite contre laquelle le test était réalisé était la suivante :

avant test taux de conversion

avant test taux de conversion

Vous noterez que dans les deux cas, il y a un contraste entre l’article et la boite de dialogue, mais dans le second, ce contraste se perd à la moitié de la boite (la boite n’est pas totalement encadrée dans le second exemple alors qu’elle l’est dans le premier). En conséquence, il est probable que les utilisateurs perçoivent moins bien le bouton d’inscription.

Ce n’est clairement pas le seul principe qui entre en ligne de compte, et il y a beaucoup à dire sur les stratégies permettant d’augmenter taux de conversion. En tout état de cause, cela a été suffisant pour inviter à un test A/B. Et, au final, trouver que le fait d’encadrer en intégralité la boite a presque doublé le taux de conversion !

2. Le principe de fluidité (et de minimalisme)

Indiscutablement le meilleur exemple en matière de sites web lorsque l’on parle de fluidité est Apple :

design site apple

design site apple

Une des forces de leur design est de permettre à l’utilisateur de saisir immédiatement l’objet de la page sur laquelle est le visiteur. En fait, on voit que tout ce qui n’est pas strictement nécessaire a été évacué et que seules les informations qui sont indispensables sont présentes (informations produit, achat).

Lorsque je visite un site web, je me livre souvent à un exercice intéressant (que je vous invite à mener) : essayer de se rendre compte de combien de « cycles » de cerveau il faut pour comprendre où on est, à quoi sert le site, et quels sont les services que l’on trouve derrière. J’essaye de mesurer les associations d’idées qui sont demandées et que je dois faire pour comprendre le fonctionnement du site. Pour cela, vous remarquerez que le site d’Apple est magique : cet effort est minimal.

Pour se rendre compte du travail effectué par Apple, on peut effectuer un comparatif avec un site dont le design est correct mais la fluidité moins travaillée. En d’autres termes, un site qui va nécessiter plus d’efforts intellectuels pour comprendre l’objet du site, et où est quoi exactement (en particulier les posts au centre et la barre de droite) :

design blog enfants

design blog enfants

Ici en l’occurence, le design du site impose un certains nombre d’efforts intellectuels pour distinguer la partie gauche de barre de droite. En fait, il y a une légère confusion visuelle entre ces deux parties qui ne ressortent pas clairement l’une de l’autre. Vu que l’objectif du site est (entre autres) de capturer des emails de ses visiteurs, il serait donc intéressant de mettre en place plusieurs tests pour tenter d’augmenter la fluidité visuelle de l’architecture.

Voici 3 points à tester ici :

  1. donner beaucoup plus d’espace entre la partie droite et les posts ;
  2. restructurer les posts dans une structure horizontale classique de blog afin de mettre en valeur la barre de droite qui doit attirer l’attention (et changer la couleur de fond de la boite de capture en une couleur plus vive) ;
  3. donner une meilleure unité à la barre de droite

Cette boite de capture d’email doit générer entre 0,01% et 0,15% de conversion. Je pense qu’on devrait pouvoir la faire monter entre 0,4% et 1,0% (donc 3x-10x en termes de performance) en réalisant de tels tests, par l’application des deux principes précités. Rien de complexe, juste une attention spécifique à ces éléments.

Pour autant l’impact de ce taux de conversion sur le chiffre d’affaire peut être considérable.

Pour vous en convaincre, faisons un calcul simple :

  • pour un trafic de 1000 personnes par jour un taux de conversion de 1% de capture d’emails vous permet d’augmenter votre liste email de 3650 personnes par an.
  • Un taux de 8% de conversion (un site relativement bien optimisé) augmentera votre mailing list de 29.200 personnes par an.
  • Si vous comptez que l’on peut générer en gros de 2€ à 10€ par prospect par an (selon le marché, les besoins, etc.), c’est au final une différence de CA qui se situe dans le cas 1 (1% de conversion) dans la fourchette de 7300€-36.500€ et dans le cas 2 (8% de conversion) de 58.400€-292.000€.
  • Evidemment ces chiffres sont à prendre avec beaucoup de nuance car tous les business ne se prêtent pas à une mesure aussi simple, mais cela donne une idée générale de l’impact sur certains business models.

En tout état de cause, autant de raisons de travailler sérieusement sur ses taux de conversion et mener des tests régulièrement.

3. La loi de Pragnanz

Au-delà du fait que cette loi dérive de la psychologie de la forme (Gestalt), du point de vue physiologique, ce principe de design signifie que l’oeil humain a une forte préférence pour les formes simples, reconnaissables immédiatement et facilement.

En fait, jugez par vous-même :

loi de Pragnanz

loi de Pragnanz

Si vous observez la forme de gauche vous constaterez qu’elle est plus difficile à percevoir que la forme de droite, en couleurs. En fait, la forme de gauche nécessite un travail intellectuel de représentation des lignes de chaque sous-forme qui doit être imaginé par le cerveau.

Or, ce travail est coûteux, il en résulte que la forme est appréhendée comme une structure unitaire par le cerveau – ce qui est un travail plus simple à mener. Il est plus simple de voir la forme noire comme un bloc unique, plutôt que de tenter de cerner unitairement les 3 blocs qui la composent. Instinctivement, le cerveau va au plus simple et au plus facile. Et ce principe de simplicité a un impact direct sur les taux de conversions.

On le retrouve notamment dans les nombreuses études qui ont démontré l’intérêt de limiter le nombre de champs d’un formulaire et l’impact que cela avait sur le taux de conversion. On sait depuis longtemps que plus vous demandez d’informations à vos visiteurs dans un formulaire, moins de personnes le rempliront (car il faudra plus d’efforts – et le cerveau tente toujours d’aller au plus simple).

Plus vous demandez d’informations à vos visiteurs dans un formulaire, moins de personnes le remplirontClick to Tweet

En fait, il faudra à vos visiteurs plus de motivation pour aller jusqu’au bout du processus ce qui va générer des abandons de panier.

A contrario, c’est également un outil utilisé pour mieux qualifier ses prospects : il n’est pas rare en B2B de demander 5 à 10 champs pour s’assurer que la personne qui les remplit est vraiment motivée à passer à l’action et ne vous fait pas simplement perdre votre temps.

Mais il faut trouver un juste milieu ! Le site MarketingExperiments a réalisé une expérimentation montrant l’impact de la réduction du nombre de champs sur le taux de conversion, et le coût par lead :

nombre de champs et taux de conversion

nombre de champs et taux de conversion

Lors de ce test, réduire de 9 champs à 5 champs a permis de gagner +13% de conversion et de faire passer le coût par lead de $41.90 à $31.24. Cette statistique est intéressante mais devrait également être analysée avec un peu de prudence (est-ce que les personnes qui entrent seulement 5 champs achètent autant que les personnes qui entrent les 9 champs ?).

En tout état de cause, une réflexion relative à la simplification de son infrastructure web n’est pas inutile et peut permettre de dégager des hypothèses de test !

Evidemment, il existe une tonne d’éléments qui vont jouer dans une landing page et qui vont avoir un impact sur les taux de conversions, et qui vont de l’offre à votre marque en passant par le design dont nous avons pu voir une application ici.

Un seul mot : à vos tests !

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Article (3 principes psychologiques qui vont augmenter vos taux de conversion) publié par WebRankInfo dans la rubrique e-marketing. Si vous souhaitez publier un extrait de cet article sur votre site, assurez-vous de respecter les conditions générales d’utilisation de WebRankInfo.

Le rapport d'expérience publicitaire dans Google Search Console

Affichez-vous trop de pub sur votre site ? Ou des pubs dégradant l’expérience utilisateur ? Depuis juin 2017, un rapport vous l’indique dans votre compte Search Console. Sachant que ces pubs seront bloquées en 2018, préparez-vous ! Décryptage…

Adblockers

Le rapport d’expérience publicitaire dans Google Search Console

A quoi sert ce rapport « Ad Experience » ?

A partir du 1er janvier 2018, certaines publicités seront automatiquement bloquées dans Google Chrome, sans que l’internaute ait quoi que ce soit à installer (source). En d’autres termes, Chrome va inclure un bloqueur de publicités !

Ce rapport va vous aider à identifier vos pages qui affichent des publicités qui risquent d’être bloquées par Chrome. Si votre site est concerné, vous pourrez voir des captures d’écran et même des vidéos des publicités qui posent problème.

Ca vaut le coup d’y jeter un oeil, n’est-ce pas ?

Où trouver le rapport d’expérience publicitaire ?

Rendez-vous sur https://www.google.com/webmasters/tools/ad-experience puis choisissez la propriété à tester. Le menu déroulant est en haut à droite sur ordinateur fixe, il liste les propriétés auxquelles vous avez accès.

Vous pouvez aussi cliquer sur « Web Tools » dans la marge de gauche, une fois connecté à votre compte Search Console, pour le site de votre choix.

Ensuite, il faut cliquer sur « Ordinateur » ou « Mobile » pour accéder aux résultats.

Voici ce que ça donne en image :

Rapport d'expérience publicitaire

Emplacement du rapport d’expérience publicitaire dans Google Search Console

Remarque : il est possible que votre site n’ait pas encore été analysé, dans ce cas vous n’aurez que le message « État : non examiné ». Il faudra donc attendre et consulter le rapport un autre jour…

Définition de l’expérience publicitaire

L’expérience publicitaire est définie par plusieurs éléments :

  • la présentation du site
  • le comportement du site
  • les contenus et les annonces auxquels vos utilisateurs sont exposés

Elle peut être le résultat direct du trafficking (mise en place et affichage) de créations sur vos pages (lecture automatique d’annonces vidéo avec le son, par exemple).

Elle peut également dépendre de la façon dont les annonces sont intégrées à votre site (densité d’annonces élevée sur les appareils mobiles, par exemple).

Etat des lieux de l’expérience publicitaire sur votre site

Google procède à des examens pour vérifier si des expériences publicitaires sont de nature à gêner vos utilisateurs.

S’il en trouve à plusieurs reprises, elles seront répertoriées dans ce rapport.

Les rapports sont regroupés par domaine racine, incluant tous les sous-domaines et répertoires. Si votre domaine racine est example.com, le rapport contient les expériences publicitaires de www.example.com, actualites.example.com, example.com/finances, etc.

Pour examiner les expériences publicitaires sur votre site, Google tient compte de votre région principale de diffusion. Cette région correspond à la zone géographique dont sont issus la majorité de vos visiteurs. Les internautes de chaque pays peuvent avoir leurs propres préférences en matière d’expérience publicitaire. Toutefois, les données suggèrent qu’il existe des groupes de pays présentant des préférences similaires. Chaque région principale de diffusion comporte un ou plusieurs pays supposés avoir des préférences similaires en matière d’expérience publicitaire. Pour l’instant il existe 2 régions :

  • Région A : États-Unis et Canada
  • Région B : Europe

Comment savoir si mes publicités seront bloquées par Chrome ?

Regardez l’état de filtrage des annonces sur votre site, il peut correspondre aux valeurs suivantes :

  • Désactivé : Chrome ne filtre pas les annonces sur votre site.
  • Activé : quelle que soit la région dans laquelle ils se trouvent, les internautes qui consultent vos pages avec le navigateur Chrome ne voient pas les annonces qui y sont diffusées. Vous devez résoudre les problèmes de non-conformité et soumettre votre site pour examen.
  • Mis en veille : le filtrage des annonces dans Chrome est mis en veille pendant l’examen de votre site.
  • En attente : l’état de votre site correspond à « Échec ». Le filtrage des annonces aura donc lieu à l’avenir. Nous enverrons un e-mail aux utilisateurs et aux propriétaires de sites enregistrés au moins 30 jours calendaires avant le début du filtrage des annonces. Pour éviter ce filtrage, résolvez les problèmes de non-conformité et soumettez votre site pour examen.

Google prévient-il avant de bloquer des pubs ?

Oui, heureusement !

  1. Au départ, aucune pub n’est bloquée.
  2. En cas d’identification de mauvaise expérience publicitaire sur votre site, Google vous envoie un avertissement.  Les annonces ne sont pas encore bloquées.
  3. Si 30 jours après la notification votre site n’est pas corrigé, Google considère qu’il s’agit d’un échec et Chrome va se mettre à bloquer vos publicités.

Comment demander un réexamen de son site ?

Si vous pensez avoir corrigé le problème, consultez cette page du support de Google.

Quelles pubs sont jugées immédiatement nuisibles ?

Les expériences publicitaires nuisibles sont particulièrement trompeuses ou abusives.

Définition : une expérience publicitaire est considérée comme nuisible si elle remplit l’une des conditions suivantes (source) :

  • Elle fait appel à des logiciels malveillants ou indésirables qui peuvent être installés sur l’ordinateur de l’internaute.
  • Elle conduit à une tentative d’hameçonnage.
  • Elle vise à tromper l’internaute pour l’inciter à télécharger un logiciel (malveillant ou non), ou à installer un logiciel malveillant ou indésirable.
  • Elle entraîne une redirection automatique sans intervention de l’internaute.
  • Elle fait intervenir des composants qui prêtent à confusion (tels qu’un bouton de fermeture qui ne ferme pas l’annonce, mais effectue un clic sur cette dernière ou renvoie vers un autre contenu).
  • Elle présente un contenu trompeur destiné à piéger l’internaute. Par exemple, l’annonce peut sembler correspondre à un message système tel qu’un bouton de mise à jour.

Conseils pour une bonne expérience publicitaire

Vous trouverez les infos officielles sur le site Coalition for Better Ads (betterads.org) mais comme je suis sympa je vous ai décortiqué ce qu’il faut retenir 😉

Coalition for Better Ads

Coalition for Better Ads

Quelles pubs ennuient le plus les internautes ?

D’après l’étude de la Coalition for Better Ads, les sondés ont indiqué les 3 types de pub suivants :

  1. Les publicités qui interrompent : En arrivant sur un article de presse, une annonce vous oblige à attendre dix secondes avant de pouvoir le lire. Les publicités qui perturbent le flux d’informations – en particulier sur les appareils mobiles – sont généralement considérées comme les plus ennuyeuses par les consommateurs. L’étude montre que 74% des utilisateurs mobiles trouvent que les publicités qui interrompent l’accès au contenu (comme les pop-ups) sont extrêmement ou très ennuyantes.
  2. Les publicités qui distraient : Il ne faut que quelques secondes pour que les gens décident si votre site vaut leur temps. Les animations clignotantes et les publicités qui jouent automatiquement un son distraient les personnes au cours de ces premières secondes pourtant critiques. Au final, ces pubs pourraient les amener à abandonner votre site. Ces expériences sont extrêmement perturbatrices aussi bien sur ordinateur fixe que sur mobile.
  3. Les publicités qui dérangent : Lorsqu’une page est encombrée avec des publicités, cela prend plus de temps à charger, ce qui rend plus difficile pour les gens de trouver ce qu’ils recherchent. Sur mobile, un écran à haute densité de pub ralentit fortement, ce qui dégrade l’expérience utilisateur.

Les pubs à éviter sur mobile

La navigation mobile est une question de rapidité et de commodité. Pour éviter de gêner ou même d’irriter les mobinautes, évitez tout ce qui peut entraver ou déconcentrer la consultation du contenu. Surtout que l’écran n’est pas si grand que ça !

Voici un classement des 5 types de pubs sur mobile, selon leur acceptation par les internautes mobiles :

Bonnes et mauvaises pub sur mobile

Bonnes et mauvaises pub sur mobile

Niveau d’acceptation (de la mieux tolérée à la plus détestée) :

  • Niveau 5 : sticky ad on top : publicité qui reste fixe en haut de l’écran
  • Niveau 5 : sticky ad on bottom : publicité qui reste fixe en bas de l’écran
  • Niveau 4 : static inline : publicité statique
  • Niveau 3,5 : postitial ad without countdown : publicité postitielle qui s’affiche  sans compte à rebours après l’accès au contenu
  • Niveau 2 : prestitial ad with countdown : publicité prestitielle qui s’affiche avec un compte à rebours avant l’accès au contenu
  • Niveau 1 : pop up ad with countdown : publicité qui s’affiche en pop-up avec un compte à rebours

Quelques définitions :

  • annonce prestitielle : elle apparait avant que le contenu de la page ne soit chargé. De taille variable, elle peut s’afficher en plein écran ou sur une partie de ce dernier, empêchant ainsi les internautes d’accéder au contenu principal.
  • annonce postitielle : elle apparait après que l’internaute a cliqué sur un lien et l’oblige à patienter quelques secondes. Passé ce délai, l’annonce peut être ignorée, se ferme ou redirige l’internaute vers une autre page.

Pour en savoir plus, lisez les détails dans les pages d’aide de Google.

Les pubs à éviter sur ordinateur fixe

Sur les ordinateurs de bureau, les utilisateurs aiment contrôler leur expérience, de sorte que les obstacles qui empêchent de contrôler le flux d’informations à leur rythme sont inacceptables.

Voici un classement des 5 types de pubs sur ordinateur fixe, selon leur acceptation par les internautes :

Better Ads desktop

Better Ads desktop

Niveau d’acceptation (de la mieux tolérée à la plus détestée) :

  • Niveau 4 : takeover ad : publicité qui habille l’ensemble de la page, à l’extérieur du contenu
  • Niveau 3,5 : prestitial ad without countdown : publicité qui s’affiche sans compte à rebours avant l’accès au contenu
  • Niveau 3,2 : full screen inline : publicité plein écran
  • Niveau 2,2 : prestitial ad with countdown : publicité qui s’affiche avec compte à rebours avant l’accès au contenu
  • Niveau 1,8 : pop up ad without countdown : publicité qui s’affiche en pop-up sans compte à rebours
  • Niveau 1 : pop up ad with countdown : publicité qui s’affiche en pop-up avec un compte à rebours
  • Niveau -0,5 : large sticky ads on bottom : publicité fixe en bas d’écran, de grande largeur

3 règles d’or de la pub pour une bonne expérience utilisateur

Voici les 3 conseils de Google pour la pub :

  1. Soyez immédiat : les gens sont plus susceptibles de s’engager lorsque les annonces sont rapides et ne ralentissent pas le contenu. Par exemple, en utilisant le système AMP, les publicités AMP offrent un moyen plus efficace de construire, de servir et de mesurer des annonces adaptable (responsive). Avec des annonces chargées 6 fois plus rapidement, Time Inc a mesurée une visibilité de 13% plus grande et une augmentation des eCPM et des CTR.
  2. Soyez immersif : les expériences publicitaires qui se fondent parfaitement avec l’expérience de contenu d’un utilisateur sont moins susceptibles de les gêner. La publicité native offre la possibilité de diffuser des publicités qui correspondent à la forme et à la fonction du contenu de votre site. Les annonces natives adaptables (responsive) peuvent même d’adapter à tous les types d’appareils et d’écrans. Le New York Times a mesuré un CTR multiplié par 6 et des impressions visibles multipliées par 4 avec des annonces natives par rapport à des bannières standard comparables.
  3. Soyez pertinent : la technologie programmatique permet aux annonceurs et aux éditeurs de publier des publicités plus pertinentes en fonction des intérêts des consommateurs, ce qui les aide à rester plus engagés sur votre site.

Et vous, en tant que consommateur ou bien éditeur de site avec de la pub, qu’en pensez-vous ?

Source de l’image d’illustration : Flickr, Joe The Goat Farmer

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Référencement : les 13 + grosses erreurs sur l'URL canonique

Par , le 31 mai 2017

L’URL canonique sert à indiquer aux moteurs quelle est l’URL officielle d’une page ; c’est utile dans certains cas pour résoudre les problèmes de contenus dupliqués. Mais attention : mal utilisée, l’URL canonique peut nuire à votre SEO !

Article mis à jour le 31/05/2017 (erreur n°13), publié initialement le 09/12/2014

Les erreurs sur l’URL canonique ne sont pas si rares et pénalisent le référencement : identifiez-les et corrigez-les au plus vite !

Pourquoi il faut surveiller l’URL canonique…

Depuis le temps que je fais des audits (2003 !), j’ai rencontré plein de sortes d’erreurs avec l’URL canonique. Je vais vous les résumer ici, ce qui vous évitera de les faire vous aussi…

Peut-être que vous ne vous rendez pas compte du nombre important de cas où un site contient des erreurs au niveau de l’URL canonique (qui n’est pas forcément indiquée via une URL, soit dit en passant).

Rappelez-vous qu’avec RM Tech (produit de la plateforme SEO de Ranking Metrics dont je suis le cofondateur), vous pouvez vérifier si tout est OK à ce niveau sur votre site.

Un rapport d’audit gratuit en ligne vous indiquera si vous avez ou pas des problèmes de pages non indexables (ce qui peut venir de l’URL canonique mais pas seulement). Le rapport payant vous donnera tous les détails pour résoudre tous ces problèmes SEO.

Les erreurs à éviter avec l’URL canonique

Les 6 erreurs les plus fréquentes sur l’URL canonique selon Glenn Gabe :

  • une même URL est indiquée comme canonique pour un très grand nombre de pages sur le site (pourtant ayant des contenus différents)
  • plusieurs URL canoniques sont indiquées en chaine (A indique B, qui indique C, etc.)
  • A indique B comme canonique, mais B redirige vers A
  • aucune URL canonique n’est indiquée pour une page qui est appelée avec différents paramètres d’URL (par exemple utm_source et utm_medium, ou « tri », « orderby », etc.)
  • aucune URL canonique n’est indiquée sur un site mobile non responsive design (par exemple avec m.example.com)
  • A indique B comme URL canonique, mais B est en erreur 404 ou interdit le crawl (disallow dans le robots.txt) ou l’indexation (meta robots noindex)

Pour ma part, j’ajoute les 7 erreurs suivantes :

  • L’URL réelle et l’URL canonique indiquée diffèrent par un slash à la fin (présent ou absent)
  • L’URL canonique est indiquée en relatif et non pas en absolu (commence par http), ce qui n’est pas un problème en soi, mais parfois l’URL reconstituée se révèle différente ou erronée
  • L’URL réelle utilise une ou des majuscules mais pas l’URL canonique (ou l’inverse)
  • L’URL réelle utilise la réécriture d’URL mais pas l’URL canonique (ou l’inverse)
  • L’URL canonique correspond systématiquement à l’URL consultée, sans vérification, quel que soit ce qu’on ajoute dans l’URL
  • A indique B comme canonique, et B indique A comme canonique
  • En cas de pagination, sur chaque URL (page 2, page 3, page 4…) on trouve comme URL canonique celle de la page 1

Ca n’a l’air de rien, mais à force ça peut vraiment nuire à votre référencement naturel, pas seulement sur Google d’ailleurs.
Autant le vérifier et le corriger si besoin !

Et vous, connaissez-vous d’autres erreurs avec l’URL canonique ?

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A propos de l’auteur : Olivier Duffez Olivier Duffez sur Google+ Olivier Duffez sur Twitter Olivier Duffez sur Facebook Olivier Duffez sur Pinterest Olivier Duffez sur LinkedIn

Consultant en référencement, Olivier Duffez a travaillé pour les plus grands sites (Doctissimo, FNAC,…). Il édite le site WebRankInfo qu’il a créé en 2002, devenu la + grande communauté francophone sur le SEO (+300.000 membres, 1,5 million de posts). Il est aussi cofondateur de Ranking Metrics, leader des formations webmarketing en France (SEO, AdWords, Analytics, réseaux sociaux) et éditrice de la plateforme MyRankingMetrics (crawler et audit SEO en ligne).

Article (Les 13 + grosses erreurs sur l’URL canonique) publié par WebRankInfo dans la rubrique Techniques de référencement. Si vous souhaitez publier un extrait de cet article sur votre site, assurez-vous de respecter les conditions générales d’utilisation de WebRankInfo.

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