Cisco met le cap sur l'intent-based networking

Chuck Robbins, CEO de Cisco, a détaillé la mise en route du programme intent-based networking. (Crédit Cisco)

Cette semaine, à l’occasion de CiscoLive 2017 à Las Vegas, Cisco a plongé la tête la première dans le marché de l’intent-based networking. Selon l’équipementier, cette technologie qui s’appuie sur l’apprentissage machine et sur l’automatisation avancée pour contrôler les réseaux pourrait changer radicalement la manière de gérer les réseaux. Mais qu’entend-on exactement par intent-based networking. Selon le vice-président de la recherche de Gartner, Andrew Lerner, les systèmes intent-based networking ou IBNS (à ne pas confondre avec Identity Based Networking Services) ne sont pas nouveaux et le principe existe depuis des années. C’est un logiciel réseau qui aide à planifier, concevoir et mettre en œuvre et/ou exploiter des réseaux plus agiles.

Mais c’est grâce aux progrès accomplis dans les algorithmes d’apprentissage machine que les intent-based networking sont en train de devenir réalité. Essentiellement, l’idée de l’IBNS est de permettre à l’administrateur réseau de définir un état idéal de son réseau, à charge pour le logiciel d’orchestration de réseau d’automatiser et d’implémenter les politiques. « Par rapport à ce que l’on connaît aujourd’hui, l’IBNS transforme totalement la manière dont sont gérés les réseaux d’entreprise », a expliqué Andrew Lerner dans une note de recherche sur les réseaux basés sur l’intention. « Actuellement, tout le processus est manuel et ne comporte pas de validation algorithmique… Les systèmes intent-based networking peuvent surveiller, comprendre, réagir en temps réel aux conditions changeantes du réseau ».

4 points essentiels 

Selon le vice-président de la recherche de Gartner, les réseaux ISBN ont quatre caractéristiques :

1- Traduction et validation : l’une des caractéristiques essentielles de l’IBNS est sa capacité à traduire les commandes des administrateurs réseaux en actions qui seront réalisées par le logiciel. Dans le principe, les administrateurs réseaux définissent un niveau de politique le plus exigeant possible pour leur réseau. L’IBNS vérifie si l’application de cette politique est réalisable. 

2- Mise en œuvre automatisée : quand l’administrateur réseaux a défini l’état idéal de son réseau, le logiciel IBNS adapte les ressources du réseau pour créer l’état souhaité et appliquer les stratégies.

3 – État réel du réseau : Un autre élément clé de l’IBNS concerne la collecte des données pour surveiller et connaître précisément et en temps réel l’état du réseau.

4- Optimisation et réparation dynamique : l’IBNS garantit que l’état souhaité du réseau est maintenu à tout moment. Il utilise l’apprentissage machine pour choisir la meilleure façon de mettre en œuvre l’état désiré et peut prendre des mesures correctives automatisées pour maintenir cet état.

Des solutions pas encore disponibles 

En bref, avec l’IBNS, les administrateurs réseaux ont la possibilité de définir ce qu’ils attendent de leur réseau. L’IBNS leur offre une plate-forme automatisée de gestion du réseau pour obtenir l’état souhaité et appliquer les règles.

Bien que Cisco, et quelques startups, ont déjà dévoilé des feuilles de route pour développer des plates-formes IBNS, Andrew Lerner affirme qu’aucune d’entre elles n’a encore mis sur le marché un produit réseau 100 % IBNS. Normalement, les intent-based networking sont indépendants du hardware, mais certains fournisseurs, comme Cisco, pourraient proposer des solutions intégrées à leur propre matériel. Le vice-président de Gartner estime pour sa part que, compte tenu de la jeunesse de la technologie, l’IBNS ne s’imposera pas avant les années 2020. D’ici là, Andrew Lerner pense que les réseaux IBNS seront surtout déployés à titre de projets pilotes et de preuve de concept. « L’adoption se fera sur une base pragmatique, en fonction de nouvelles constructions et/ou au moment du renouvellement des réseaux », a-t-il déclaré. « Les premiers déploiements concerneront vraisemblablement des cas d’usage bien définis et spécifiques, par exemple les datacenters ayant des topologies Leaf/Spine ou les infrastructures WAN Edge ».

 

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Très haut débit : Emmanuel Macron préconise la 4G comme alternative fibre

D’ici 2 ans, la fibre optique ne peut pas être installée partout dans l’Hexagone pour apporter le très haut débit. Dans les zones concernées, le président de la République évoque la solution « pragmatique » de la 4G fixe. La Firip invite le gouvernement à préciser les modalités et le financement de cette alternative qu’elle défend.

Lors d’une intervention à Limoges le 9 juin 2017, Emmanuel Macron a annoncé le recours à la 4G fixe pour achever la couverture en très haut débit du territoire français. (crédit : Elysee.fr)

Interrogé sur le désenclavement des territoires en France lors d’une visite à Limoges le 9 juin, le Président de la République Emmanuel Macron a évoqué le recours à des solutions 4G fixe. Car pour atteindre une accessibilité numérique complète sous 2 ans comme il s’est engagé, « il va falloir (…) revoir les plans », a-t-il reconnu. « La fibre, on ne la mettra pas partout jusqu’au dernier kilomètre dans le dernier hameau, en tant que ministre naguère, j’ai porté ce plan ». Mais le coût marginal du kilomètre ou du mètre final est tel qu’il faudra des années ou des décennies pour le faire, avec toujours le même problème de commercialisation avec certains opérateurs, a souligné le Président en ajoutant qu’il ne fallait pas mentir aux gens.

« Par contre, avoir une solution mixte où on marie la fibre, les innovations technologiques qui permettent d’avoir la 4G à bon niveau partout, ça, on sait le faire. Et c’est ça la solution », a-t-il annoncé en expliquant que cette solution « pragmatique » supposait « de repenser les plans, d’être très volontariste et de contraindre davantage qu’on ne l’a fait les opérateurs pour qu’ils s’alignent sur ce plan de bataille », afin que l’on ait enfin l’accessibilité pour les territoires. Le président Emmanuel Macron est attendu ce jeudi après-midi sur la manifestation Viva Technology Paris 2017 consacrée aux start-ups technologiques, qui se tient à la Porte de Versailles jusqu’au 17 juin.

La FIRIP souhaite des détails sur le financement de la 4G fixe

Reprenant au bond la déclaration du président de la République sur le recours à la 4G fixe pour les zones où la fibre optique ne peut pas être installée à court terme, la Firip (Fédération des industriels des réseaux d’initiative publique) vient d’indiquer dans un communiqué qu’elle défendait depuis plus de 18 mois la 4G fixe – également appelée LTE fixe ou RttH – comme alternative fiable et économique, notamment à travers des expérimentations. « Différente de la 4G mobile des opérateurs nationaux, elle permet d’accéder au très haut débit de manière pérenne pour les territoires enclavés, avec des délais de déploiement de 12 mois en moyenne », précise la fédération qui consacre un colloque à cet enjeu le 4 juillet à Paris.

Sous l’intitulé « 4G fixe et satellite : des solutions pour le THD en milieu rural », ce colloque doit réunir plus de 200 industriels du secteur. Une étude sur les solutions alternatives en très haut débit, réalisée par l’Idate et le CNES, y sera présentée. Dans cette perspective, la Firip invite un représentant du Gouvernement à venir le conclure afin de communiquer des éléments sur « les modalités concrètes, et notamment le financement, qu’il souhaite accorder à la 4G fixe dans ce cadre », indique Etienne Dugas, président de la fédération.

 

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Rubrik s'ouvre aux environnements virtualisés Hyper-V et AHV

La dernière version de la solution Rubrik permet d’étendre ses fonctionnalités de sauvegarde en mode scale-out aux applications hébergées sur les environnements virtualisés de Microsoft (Hyper-V) et Nutanix (AHV). La fonctionalité CloudOn va en outre faciliter la mobilité applicative au sein des infrastructures hybrides.

« Avec Alta 4.0, Rubrik devient la plateforme unique pour assurer la disponibilité de toutes les applications où qu’elles se trouvent », se targue Arvind Nithrakashyap, le CTO de Rubrik. (crédit : LMI)

Avec la version 4.0 de sa solution de sauvegarde en mode scale out, Rubrik passe à la vitesse supérieure en étendant considérablement son champ d’action. En effet, la licorne californienne supporte maintenant directement les environnements virtuels Hyper-V (Microsoft) et AHV (Nutanix) ainsi que les environnements physiques Windows et Linux. « Avec le support de ces environnements dans Alta, nous répondons directement aux besoins des entreprises. Elle devient la plateforme unique pour assurer la disponibilité de toutes les applications où qu’elles se trouvent », se targue Arvind Nithrakashyap, le CTO de Rubrik. En avril dernier, la société avait déjà annoncé le support des environnements AWS et Azure.

Alta 4.0 étend également son support aux bases de données Oracle et renforce celui de Microsoft SQL. Pour les premières, Rubrik s’intègre directement aux outils RMAN (Recovery MANager) et ASM (Automatic Storage Management) du fabricant américain pour assurer une sauvegarde de la base de données via sa plateforme. Pour Microsoft SQL, qui été déjà pris en charge par la firme, Alta 4.0 est maintenant en mesure d’automatiser la gestion des sets de données et simplifie ainsi l’administration de ces derniers en cas de désastre. En outre, Alta 4.0 intègre des fonctionnalités supplémentaires pour la mobilité applicative à travers son outil CloudOn. Ce dernier permet d’automatiser la gestion des instances de stockage entre le clouds (pour l’instant que AWS) et les datacenters. Il est donc possible de basculer ses workloads d’un environnement à l’autre tout en garantissant la continuité des services.

Déjà une dizaine de client en France

Pour rappel, la plateforme de Rubrik travaille avec deux points de contrôle, l’appliance et un cloud privé du type Cleversafe, Scality ou Cloudian ou bien public chez AWS S3, MS Azure ou encore IBM selon les besoins des utilisateurs. Maintenant valorisé à plus de 1 milliards de dollars, la société fondée il y a trois ans compte 350 collaborateurs dont 5 en France. Elle compte d’ailleurs une dizaine de clients dans l’Hexagone.

 

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Intel et Qualcomm s'affrontent sur l'émulation x86 pour Windows 10 ARM

Intel s’inquiète du projet d’émulation de Windows 10 sous ARM annoncé par Microsoft-Qualcomm. Cette plate-forme offrira une nouvelle option aux travailleurs nomades des entreprises.

L’application Windows historique  7 Zip est installée sur un terminal Windows 10 ARM lors d’une démonstration à Computex à Taipei le 31 mai 2017.

Intel est particulièrement remonté contre Microsoft et le fabricant de puces Qualcomm depuis l’annonce du lancement, plus tard cette année, d’une version complète de Windows 10 pour les processeurs ARM avec une technologie d’émulation d’applications x86. Les puces Snapdragon 835 de Qualcomm seront ainsi les premiers processeurs ARM capables de faire tourner une version complète de Windows 10 sur des ordinateurs mobiles et de bureau peu gourmand en énergie.

Au mois de décembre, Microsoft et Qualcomm ont officialisé leur collaboration pour développer une gamme de PC sous Windows 10 basée sur des puces Qualcomm Snapdragon 835 capables de faire tourner des applications x86 Win32 et Windows universelles, y compris Adobe Photoshop, Microsoft Office et des jeux Windows populaires. « Le système Windows 10 exécuté par les processeurs Snapdragon proposera les mêmes applications et les mêmes fonctionnalités que le système Windows 10 qui tourne sur tablettes, notebooks, PC portables, et ordinateurs de bureau. Les périphériques exécuteront la plateforme Universal Windows Platform (UWP) et Win32 sous forme émulée », avait déclaré Qualcomm dans un blog.

Le sujet a également été abordé le mois dernier par Microsoft lors de la Build Conference en même temps que la nouvelle catégorie de PC Always Connected. Et, la semaine dernière, lors du salon Computex 2017, des fabricants partenaires de Microsoft ont présenté quelques-unes des fonctionnalités sous la plate-forme Snapdragon de Qualcomm. Selon un rapport, Microsoft a annoncé que ASUS, HP et Lenovo seraient les premiers fabricants à lancer des machines Windows 10 Always Connected utilisant la plate-forme PC portable Snapdragon 835. « Ces nouveaux appareils seront équipés de Windows, dotés d’une connectivité 4G/LTE permanente et offriront une très grande autonomie », a déclaré Microsoft lors du salon Computex.

Mais, apparemment, pour Intel, la ligne rouge a été franchie. Jeudi dernier, dans un message posté sur le blog de l’entreprise, l’avocat principal d’Intel, Stephen Rodgers, et le directeur des Labs, Richard A. Uhlig, ont tiré à boulets rouges sur Microsoft et Qualcomm sans les nommer. « Plusieurs sources indiquent que certaines entreprises pourraient tenter d’émuler l’ISA x86 propriétaire d’Intel sans l’autorisation d’Intel », ont-ils déclaré dans leur message. « Nous n’acceptons pas cette violation illégale de nos brevets et nous demandons à ce que les autres entreprises continuent à respecter les droits de propriété intellectuelle d’Intel. Intel veille étroitement à protéger ses innovations x86. Elles ne sont pas disponibles sous licence et nous n’autorisons personne à les utiliser ». Les deux dirigeants d’Intel font également remarquer que l’émulation n’est pas une nouvelle technologie, et que la dernière entreprise qui a prétendu avoir développé un processeur compatible x86 basé sur l’émulation – le très peu performant Transmeta – s’est retrouvée devant le tribunal. « En tout état de cause, Transmeta a échoué commercialement et elle a abandonné son activité de microprocesseurs il y a 10 ans », a précisé Intel. « Seul le temps dira si de nouvelles tentatives pour émuler l’ISA x86 d’Intel subiront un sort différent ».

Le rappel par Intel du procès intenté contre Transmeta en 2007 paraît assez étrange. En effet, initialement, c’est Transmeta qui avait déposé plainte contre Intel en l’accusant d’usurpation de brevet. Et, Intel avait contre-attaqué en déposant une autre plainte. Finalement, le fondeur a été condamné à verser 250 millions de dollars de dédommagements et a licencié la technologie de Transmeta. « Je ne comprends pas pourquoi Intel fait référence à une affaire qui s’est soldée par le versement d’une indemnité à l’autre partie », a déclaré Mark Hung, vice-président de la recherche pour l’IoT et les technologies sans fil chez Gartner. « Mais, il ne fait aucun doute que le message posté sur le blog répond à l’annonce de Microsoft-Qualcomm ». Depuis longtemps, Intel a dû défendre sa plate-forme x86 que plusieurs entreprises ont régulièrement tenté d’émuler, notamment dans les années 1980 et 1990. Mais Intel se sent menacé par cette annonce particulière, car un gros poids lourd du secteur mobile – Qualcomm – est désormais « en train de tirer parti de son investissement sur ce marché et vient narguer Intel sur le terrain du PC et des ordinateurs portables », a expliqué Mark Hung.

En 2012, quand Microsoft a lancé sa tablette Surface basée sur les processeurs ARM de Qualcomm, le périphérique était seulement capable de faire tourner un système Windows RT, très limité sur le plan des applications. Contrairement à la tablette Surface Pro haut de gamme basée sur les processeurs Core i d’Intel, qui pouvait exécuter toutes les applications Windows. « La tablette Surface sous Windows RT n’a jamais convaincu parce que l’offre d’applications Windows pouvant fonctionner sur la tablette était très réduite », a encore déclaré Mark Hung. Ce n’est pas le cas de cette récente collaboration entre Microsoft et Qualcomm, qui permettra aux utilisateurs professionnels de faire tourner toutes les applications Windows sur des processeurs ARM. « Pour les entreprises, cela signifie que, si elles doivent utiliser Windows, elles ne sont plus exclusivement liées à Intel et, dans une moindre mesure, à AMD : elles ont une troisième option avec Qualcomm et en auront peut-être de nouvelles avec d’autres fabricants de processeurs ARM », a déclaré le vice-président de la recherche de Gartner.

Dans un monde où le mobile est prioritaire, la question pour Microsoft est de savoir comment soutenir le marché du PC. Mais pour Qualcomm, la question est plutôt de savoir comment se diversifier sur de nouveaux marchés. Ensemble, Microsoft et Qualcomm veulent capter une partie du marché des entreprises. Et pour conquérir ce marché, il est essentiel de proposer des périphériques capables d’exploiter la connectivité LAN et WAN, d’offrir une autonomie importante et une version complète de Windows 10 avec toutes ses applications. « Aujourd’hui, une quantité importante de la charge de travail s’est déplacée vers le cloud, et la puissance de calcul nécessaire côté client a été ajustée en conséquence », a déclaré Mark Hung. « Donc, la plate-forme Qualcomm-Microsoft ne sera pas nécessairement la plate-forme portable la plus puissante, mais au regard de tous les besoins des utilisateurs d’entreprise, elle pourrait tout à fait séduire les utilisateurs nomades, toujours mobiles, mais pas forcément toujours connectés ».

 

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Avec sa plate-forme Edgeline, HPE passe en mode Software-Defined IoT

Lors de la Discover Conference 2017 qui s’est tenue du 6 au 8 juin à Las Vegas, Hewlett Packard Enterprise (HPE) a dévoilé sa plate-forme de services Edgeline et ses applications connexes.

Après ses gateways Edgeline, HPE pousse la plateforme de services associés.

Avant l’avènement des capteurs dans les voitures, les téléphones, les thermostats, les réfrigérateurs et les usines, les technologies de l’information (IT) et les technologies opérationnelles (OT) appartenaient à deux mondes distincts. Mais l’Internet des objets les a rapprochés. Aujourd’hui, alors que les masses de données circulent partout, entre périphériques de toute sorte, il est devenu de plus en plus nécessaire de fusionner l’IT et l’OT afin de collecter, stocker et analyser l’information de la manière la plus efficace possible, de préférence en temps réel. Et, à mesure que ces mondes se rejoignent, l’action se situe de plus en plus à la limite du réseau.

Aujourd’hui, les entreprises ont besoin d’une informatique de pointe pour créer des bâtiments et des villes « intelligentes », des usines plus efficaces et offrir aux consommateurs des expériences d’achat uniques. Ce rapprochement représente une grande opportunité pour des vendeurs comme IBM, Cisco, GE et HPE. « Nous sommes aux premières loges pour délivrer de l’intelligence aux entreprises, autant dans les espaces de travail ultra connectés que pour la surveillance opérationnelle, jusqu’aux expériences uniques offertes à vos clients », a déclaré la CEO de HPE, Meg Whitman, dans le discours d’ouverture de la conférence Discover 2017 organisée la semaine dernière à Las Vegas par l’entreprise. « Nous traitons de plus en plus de données sur le fil, car les données ne doivent pas faire de va-et-vient vers le datacenter ou le cloud. En effet, souvent, les données doivent être capturées et analysées à la limite du réseau, afin de réduire la latence », a encore déclaré la CEO d’HPE.

Acquérir les données issues de sources multiples 

L’an dernier, lors de la conférence Discover 2016, HPE avait présenté ce qu’il avait appelé les premiers systèmes convergents pour l’IoT. Basés sur des processeurs Xeon d’Intel, les systèmes Edgeline EL1000 et EL4000 offrent des fonctions intégrées de calcul, de stockage et de capture de données. Essentiellement, ces matériels, qui peuvent être installés un peu partout – des usines, des wagons ou même des moulins à vent – apportent en quelque sorte la puissance du datacenter à la limite du réseau. Cette année, HPE a lancé une plate-forme de services Edgeline (ESP) qui fournit à l’entreprise et à ses partenaires une couche logicielle pour créer et connecter des applications destinées à l’acquisition et à la gestion de données provenant de sources différentes. L’idée étant que, avec de l’analyse – et, le cas échéant, avec des services cloud – les entreprises peuvent mieux comprendre et prendre de meilleures décisions pour améliorer l’expérience de leurs clients, mais aussi accroître leur rentabilité.

La plateforme de services Edgeline (ESP) est une plate-forme ouverte : elle peut fonctionner sur les puces Xeon d’Intel, sous Linux ou sous Windows, elle intègre la norme PXI des systèmes de mesure et d’automatisation industriels et HPE en a publié les spécifications. « Nous adoptons l’OT », a déclaré Tom Bradicich, directeur général de HPE pour les serveurs, les systèmes convergés et IoT. « Quand on se place à la limite du datacenter, on découvre un monde nouveau très populaire et très important, mais différent de l’IT », a encore déclaré Tom Bradicich. « Nos clients veulent que nous réunissions ces mondes. On trouve différentes choses à la limite du datacenter, mais celle qui a le plus gagné en popularité, c’est l’IoT ». HPE a également associé à cette nouvelle plate-forme une nouvelle catégorie de produit que le constructeur appelle l’OT défini par logiciel. Les systèmes Edgeline intègrent le firmware iLO de HPE, lequel permet de contrôler ces produits depuis un datacenter ou des périphériques distants tournant avec le logiciel de gestion de HPE. Par ailleurs, en même temps que la plate-forme de services Edgeline, HPE a présenté cette année Edgeline Data Aggregation App. Cette application se connecte à la plate-forme et peut utiliser les données des contrôleurs logiques programmables LCP, essentiellement des périphériques OT.

Un gateway unique rerouter le trafic

HPE a également annoncé Edgeline Address Translation App. Cette application permet de faire converger les tâches en effectuant de la redirection d’adresses NAT d’un réseau plus large – par exemple, l’unité de fabrication d’une usine – vers des sous-réseaux, comme des lignes de production spécifiques. Essentiellement, HPE permet aux entreprises de se passer de routeurs et de commutateurs propriétaires distincts, et de remplacer ces périphériques par un hardware et des logiciels intégrés à la plate-forme Edgeline. Pour Tom Bradicich, le système est un peu à l’image des smartphones actuels utilisés aussi bien comme caméra, lampe de poche ou lecteur de musique. « Toutes les fonctions de la plateforme ont été intégrées dans un seul device, soit via une technologie processeur soit par logiciel », a-t-il fait remarquer. La plateforme disponible dès maintenant offre plusieurs options tarifaires : soit une tarification séparée (sur demande du client), soit une tarification en association avec une appliance Edgeline, soit un accord de Services.

 

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