10 prévisions du Gartner qui vont marquer l'IT en 2020

A l’occasion de son Symposium/ITxpo du 16 au 20 octobre à Orlando, le cabinet d’études Gartner a annoncé ses prévisions IT pour 2020. De la réalité augmentée en passant par les robots ou encore blockchain,

Il faut se préparer à une adoption rapide de la réalité augmentée, au déclin des applications mobiles, et à une multiplication des échanges par la voix, au détriment de la navigation Web. Tel est le message adressé par Gartner pendant le Symposium/ITxpo qui se tenait du 16 au 20 octobre à Orlando. Toujours selon le consultant, de nombreux utilisateurs attendent que les entreprises, les universités et les administrations mettent en œuvre ces changements.

Voilà les 10 prévisions à court terme annoncées par Gartner pendant sa conférence annuelle :

1 – En 2020, 100 millions de consommateurs feront leurs achats dans des environnements de réalité augmentée

La réalité augmentée « va recouvrir les données », a ainsi déclaré l’analyste de Gartner, Daryl Plummer. Par exemple, quand on entrera dans un supermarché, « les informations sur les différents produits flotteront dans l’air en face de chacun d’eux », a-t-il prédit. Finies, aussi, les encombrantes lunettes de réalité augmentée qui seront remplacées par des lunettes plus seyantes et plus faciles à porter. L’AR sera également utilisée dans les achats en ligne. Gartner prévoit qu’en 2017, une grande enseigne mondiale sur cinq utilisera la réalité augmentée. Aujourd’hui, les téléspectateurs peuvent déjà voir des applications de l’AR dans les matchs de football retransmis à la télévision, avec de nouveaux indicateurs affichés sur l’écran pendant les matchs.

2 – En 2020, « Nous parlerons davantage avec les robots qu’avec nos conjoints »

Plus concrètement, pour les responsables informatiques, ce basculement des interactions vers l’échange vocal signifie que dans quatre ans, 30 % des sessions de navigation sur le Web se feront sans écran. C’est ce que font déjà les utilisateurs du service vocal Alexa d’Amazon, avec l’appareil Echo. « Ce besoin croissant de communications vocales pour interagir avec l’internet pose beaucoup de questions », a déclaré, après la présentation de Gartner, Aren Cambre, qui dirige une équipe de recherche sur les technologies Internet à la Southern Methodist University. « Jusqu’à présent, toutes les représentations de données ont été pensées pour un affichage visuel », a-t-il ajouté, mais on ne sait pas encore comment fonctionnera cette interaction non visuelle pour utiliser les services. « Par exemple, comment fera un étudiant pour « voir » ses notes avec Alexa ? Ou encore, comment va-t-il s’authentifier ? Voilà quelques-unes des questions importantes auxquelles il faut apporter des réponses ».

3 – En 2019, 20 % des marques abandonneront leurs applications mobiles

« Les applications ne serviront plus de support marketing de premier ordre pour les grandes marques », a déclaré Daryl Plummer. « Déjà, les apps n’ont pas été à la hauteur des attentes des entreprises », a-t-il ajouté. « Par ailleurs, les boutiques d’applications regorgent d’apps, et il est très difficile de trouver une app vraiment exceptionnelle ou indispensable ». Enfin, le coût reste encore plus élevé que le bénéfice. « Les entreprises vont se tourner davantage vers le Web mobile ou feront appel à des « Progressive Web Apps », à l’image de ce que fait Google. « Quand l’utilisateur se connecte à un site Web à partir d’un dispositif mobile, le client mobile télécharge un framework, et la prochaine fois qu’il se connectera, l’app fonctionnera instantanément », a expliqué Daryl Plummer. Les mises à jour seront automatiques. Les Apps ne vont pas disparaître, mais « nous entrons en quelque sorte dans une ère post-app », a-t-il ajouté.

4 – Les entreprises utiliseront des algorithmes qui auront pour objectif « d’apporter une aide constructive aux milliards de salariés dans le monde »

Ces systèmes fonctionneront comme un assistant virtuel, mais utiliseront les connaissances comportementales et psychologiques pour aider les salariés à prendre les décisions appropriées.

5 – En 2022, la valeur d’une entreprise de services blockchain dépassera les 10 milliards de dollars

Blockchain, un registre public des transactions financières, permettra d’améliorer et de favoriser le développement de « grandes opérations d’échange communautaires ». Parce qu’elle contribue à accroître la transparence et la confiance dans les transactions, la technologie blockchain va favoriser le développement de grands « écosystèmes ». Elle sera aussi utilisée par des réseaux d’entreprises.

6 – En 2021, 20 % de toutes les activités individuelles impliqueront au moins un des sept premiers géants de l’IT

Les entreprises en question sont Google, Apple, Facebook, Amazon, pour les États-Unis, et Baidu, Alibaba et Tencent, pour la Chine. Cela signifie que les consommateurs dépendront, plus que jamais, des services de grandes entreprises IT. Elles seront aussi essentielles que les entreprises de services publics.

7 – Les investissements dans l’innovation coûteront cher

Gartner estime que pour chaque dollar affecté à l’innovation, il faudra 7 dollars pour sa mise en œuvre. Notamment parce que les datacenters n’ont pas été modernisés, et qu’il faudra peut-être recourir à des technologies nouvelles et inconnues, comme l’apprentissage machine. « Cela signifie aussi qu’il faudra développer d’autres compétences pour utiliser ces nouvelles technologies », a déclaré Daryl Plummer.

8 – Les données IoT provoqueront une légère augmentation de la demande de stockage

L’internet des objets va produire beaucoup de données, mais d’ici 2018, la demande de stockage supplémentaire augmentera de moins de 3 %. En effet, la plupart des données IoT ne seront pas conservées, et les algorithmes permettront de savoir quelles données doivent être sauvegardées.

9 – D’ici 2022, l’IoT fera économiser 1 milliard de dollars par an aux consommateurs et aux entreprises

Par exemple, grâce à des capteurs, il sera possible de prédire à quel moment il est nécessaire de faire réviser son matériel.

10 – L’usage de trackers de fitness va s’étendre

D’ici 2020, Gartner estime que 40 % des salariés pourront réduire leurs dépenses de santé en portant un tracker de fitness.

 

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Google remanie son stockage cloud et baisse les prix

La responsable de Google Cloud, Diane Greene, lors d’une intervention sur la conférence Horizon organisée par le fournisseur à San Francisco le 29 Septembre 2016. (crédit : Blair Hanley Frank)

Les services de stockage de la Google Cloud Platform (GCP) se répartissent maintenant en quatre offres dont deux destinées au stockage des données froides auxquelles on n’accède que rarement. Pour les applications informatiques classiques ou exigeant une haute disponibilité, Google propose ses services Regional et Multi-Regional, ce dernier offrant une redondance sur plusieurs zones géographiques pour un coût de 2,6 cents par Go/mois.

Google remanie les services de stockage de sa plateforme cloud, GCP. Il lance de nouvelles catégories de stockage, des outils de gestion du cycle de vie des données et améliore sa disponibilité tout en révisant ses tarifs à la baisse. Le fournisseur estime apporter maintenant une réponse aux différents types de besoin de ses clients, qu’il s’agisse de diffuser des flux multimédias vers des utilisateurs, de stocker les données des applications recourant à l’analyse ou au machine learning ou de restaurer des archives sensibles « sans attendre plusieurs heures ou plusieurs jours », expose-t-il. Google étend aussi son écosystème avec des partenaires qui recourent à ses capacités pour du stockage hybride, de l’archivage, du backup ou dans le cadre de reprise d’activité après sinistre.

L’offre Cloud Storage se répartit désormais en quatre catégories, complétées d’une API utilisable pour l’ensemble de ces services. Parmi ceux-ci, Coldline est une nouvelle offre conçue pour l’archivage à long terme de données volumineuses auxquelles on n’accède moins d’une fois par an, par exemple plusieurs années de contenus multimédias et de big data. Elle est également adaptée à la reprise après sinistre.

L’offre Coldline est cohérente avec les autres catégories de stockage, ce qui signifie que les utilisateurs pourront y accéder sans modifier leurs applications, précise Google. Elle est facturée à 0,007 $ par Go par mois, tarif auquel s’ajoute un cout d’accès de 0,05 $ par Go récupéré. Coldline peut aussi s’utiliser en conjonction avec l’autre service de stockage de données froides, Nearline, conçu pour stocker des données auxquelles on accède plusieurs fois dans l’année, mais moins d’une fois par mois. Ce dernier est facturé 0,01 $ par Go par mois pour les données stockées, prix auquel s’ajoute 0,01 $ par Go récupéré. Pour ces deux services qui, selon Google, offre des accès aux données de l’ordre de la milliseconde sur toutes les régions où la Cloud Platform est disponible. Il est possible de les tester gratuitement. Le niveau de SLA annoncé est de 99%.

Le service Multi-Regional réplique les données sur plusieurs régions

Les deux autres services, destinés aux utilisations classiques et exigeantes, proposent respectivement de stocker les données sur une seule région, au prix de 0,02 $ par Go par mois avec un SLA de 99,9%, ou bien de disposer d’une redondance sur plusieurs régions, au prix de 0,026 $ par Go par mois, en incluant le stockage de tous les réplicas, la réplication au sein du réseau et le reroutage, le tout avec un SLA de 99,95%. Ce service Multi-Regional est disponible dans trois zones géographiques : les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. Il se présente comme un service à haute disponibilité pour les applications vidéos, multimédias ou exigeant une continuité d’activité. Tandis que l’autre service, dénommé Regional, conviendra aux applications informatiques et analytiques classiques pour des entreprises qui stockent et exploitent sur une seule région des données auxquelles elles accèdent fréquemment.

Par ailleurs, Google supprime son niveau Durable Reduced Availability qui offrait un coût réduit pour stocker des données auxquelles les entreprises n’accédaient que peu fréquemment. L’offre coûte en effet le même prix que le service Regional, soit 2 centimes par Go. Les clients existants de DRA pourront néanmoins continuer à l’utiliser. Concernant l’extension de l’écosystème de partenaires autour de sa plateforme cloud, Google indique travailler avec l’opérateur CDN (réseau de diffusion de contenus) Fastly qui aidera les entreprises à configurer sa plateforme cloud comme point d’origine. On trouve aussi, notamment, Veritas et Cloudberry Lab pour le support de l’offre Coldline, ou encore Cloudian dont la solution de stockage objet HyperStore s’intègre à GCP.

 

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22 000 policiers anglais équipés de caméras en 2017

Plus de 22 000 policiers londoniens vont être équipés de caméras de surveillance en 2017. (crédit : D.R.)

Après plusieurs années de test et d’expérimentation, la Grande-Bretagne franchit un cap dans la surveillance de la population en équipant plus de 22 000 policiers anglais londoniens de caméras. L’enregistrement vidéo sera conservé 31 jours pour servir d’élément de preuve.

La Grande-Bretagne renforce l’arsenal de ses policiers. Pas question cependant de leur mettre entre les mains de nouvelles armes à feu mais plutôt de les équiper en caméras afin d’effectuer des enregistrements, audio et/ou vidéo de situations d’urgence ou délictueuses. Objectif pour la police : capter des éléments de preuve pouvant aider à accélérer les procédures judiciaires. «  L’utilisation de caméras montre que les personnes sont plus amenées à plaider coupable lorsque l’incident a été enregistré », a indiqué Sir Bernad Hogan-Howe, commissaire de la police métropolitaine anglaise.

Caméra police anglaise

Cette caméra va équiper plus de 22 000 policiers londoniens à compter de 2017. (crédit : D.R.)

L’équipement en caméras de ces dizaines de milliers de policiers londoniens d’ici 2017 fait suite à une série de test et d’expérimentation menés depuis 2015 dans la capitale anglaise. Fournies par Axon, les caméras s’utilisent de façon assez simple. Un bouton placé sur la tranche permet de mettre la caméra sur on, et deux pressions sur la face avant de l’appareil permet de déclencher l’enregistrement, une pression longue pour l’arrêter. A noter que l’enregistrement est ensuite téléchargé sur un serveur sécurisé du commissariat de police et conservé 31 jours avant d’être effacé. Cet enregistrement peut servir à constituer un élément de preuve dans les enquêtes judiciaires. 

Obligation d’indiquer le début et la fin de l’enregistrement

A noter que les policiers ont pour ordre d’indiquer « dès que possible » à la personne dans le collimateur de la caméra qu’elle est filmée, mais aussi lorsqu’elle ne l’est plus. « Si le public souhaite visualiser l’enregistrement qui a été pris, ils peuvent effectuer une requête écrite conformément aux lois de protection sur les données », peut-on lire dans un communiqué. 

En France, on est encore loin d’un déluge de caméras arborées par les policiers dans les rues pour filmer délits et autres altercations. Moins de 2 000 caméras piétons seraient ainsi en service sur tout le territoire contre plus de 22 000 rien qu’à Londres d’ici l’année prochaine. Il faut dire que chez nous la Cnil se montre toute puissante, voyant d’un mauvais oeil la multiplication de cette nouvelle génération de mouchards risquant davantage de porter atteinte aux libertés individuelles plutôt que de servir de facilitateur judiciaire. Pour autant, ce ne sont pas les exemples qui manquent sur le territoire avec des expérimentations depuis 2013 à Nîmes (Gard), Poissy (Yvelines) ou encore à Mulhouse (Haut-Rhin) avec 235 caméras piétons portées par des policiers et gendarmes. 

 

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Nimble Storage nomme Mark Stevens vice-président EMEA

Mark Stevens a exercé des responsabilités chez Isilon Systems et NetApp avant de rejoindre Nimble Storage. (crédit : D.R.)

Le fournisseur d’appliances de stockage flash Nimble Storage a annoncé la nomination de Mark Stevens au poste de vice-président pour la zone Europe Moyen-Orient Afrique.

La direction des activités de NetApp en EMEA est désormais placée sous la responsabilité de Mark Stevens. Nommé vice-président du fabricant de systèmes de stockage flash dans la région, il remplace, à notre connaissance, Clare Loveridge. Sa mission va consister à renforcer la présence de l’entreprise américaine en misant sur un développement de son réseau de partenaires.

Mark Stevens est un fin connaisseur du marché du stockage. Avant de rallier Nimble Storage, il fut pendant sept ans le vice-président et directeur général EMEA d’Isilon Systems. Il avait passé les quatre années précédentes à la tête des activités de NetApp au Royaume-Uni.

 

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Seagate sort un disque dur 2,5 pouces de 5 To

Seagate vient d’étendre la capacité de son BarraCuda ST5000 de 4 à 5 To. (crédit : D.R.)

Alors que les performances des SSD ne cessent de s’améliorer avec des coûts qui se réduisent, les disques durs ont toujours leur mot à dire, tant en matière de capacités que de prix. Seagate le prouve en battant un record dans la catégorie des disques 2,5 pouces avec son modèle Barracuda ST5000 de 5 To.

Si les SSD donnent bien souvent un coup de vieux aux disques durs, ces derniers ont toujours le dernier mot sur l’argument de la capacité. Seagate en fournit un nouvel exemple avec son dernier modèle 2,5 pouces BarraCuda ST5000 qui bat un record de capacité en offrant 5 To pour un prix avoisinant les 85 dollars HT. Le constructeur indique que le disque utilise le design 1 To par plateau qu’il a présenté au début de l’année sur le CES de Las Vegas. Des versions 3 et 4 To du ST5000 sont également disponibles.

Ces trois modèles tournent à 5 400 tpm (rpm), avec une consommation de 2,1 watts en fonctionnement et 1,1 watt à l’arrêt. Ils disposent de 128 Mo de cache et s’accompagnent de 2 ans de garantie. Leur épaisseur de 15 mm les destinent en premier lieu aux ordinateurs tout-en-un ultra-minces qui ne peuvent pas recevoir de disques 3,5 pouces. 

Un disque de 7 mm offrant 2 To pour 55 $ HT

Seagate a également annoncé un modèle BarraCuda ST2000LM015 à 5 400 tours par minute, plus mince, qui présente le format de 7 mm utilisé dans de nombreux laptops. Mais sa capacité se limite cette fois à 2 To. Par rapport aux fabricants de disques durs, les fournisseurs de SSD n’ont pas les mêmes contraintes mécaniques. Ce qui donne, chez Samsung, le SSD SATA de 4 To 850 Evo qui loge dans un emplacement de 7 mm. Mais, bien sûr, dès que l’on en arrive aux prix, on ne se pose plus de questions : le SSD de To de Samsung coûte 1 400 dollars HT, alors que le BarraCuda 2 To de 7 mm coûte 55 dollars HT chez Seagate.

 

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