EasyRecrue lève 6 M€ pour doper sa R&D et sa croissance à l'international

Pour renforcer son implantation européenne et les fonctionnalités de sa plateforme d’entretiens vidéo pour les directions RH, EasyRecrue vient de lever 6 M€ et d’obtenir un emprunt de 2 M€.

Mickaël Cabrol a fondé EasyRecrue en 2013 pour proposer des outils d’entretien vidéo permettant d’optimiser la présélection de candidats lors des recrutements. (crédit : D.R.)

Disponible en mode SaaS, la solution d’entretien vidéo développée par la start-up française EasyRecrue permet à une entreprise d’effectuer des pré-sélections de candidats dans le cadre de ses procédures de recrutement. Elle s’adresse aux grandes entreprises comme aux PME et a déjà été utilisée par 350 clients – dont Air Liquide, SNCF, Société Générale ou Voyage Privé – pour réaliser plus de 150 000 entretiens (en différé ou en direct), en France et en Europe.

Pour renforcer sa R&D, étendre ses compétences et accélérer son développement à l’international, EasyRecrue vient de boucler un nouveau tour de table de 6 M€ mené par Entrepreneur Venture auxquels se sont joints ses investisseurs historiques Elaia Partners et le fonds Ambition numérique géré par Bpifrance. Ces derniers sont entrés au capital il y a deux ans à hauteur de 2,5 M€. Un premier tour d’amorçage de 500 000 euros avait été réalisée en 2014.

EasyRecrue réunit aujourd’hui une cinquantaine de collaborateurs. (crédit : D.R.)

Financer la croissance externe

La start-up fondée en 2013 par Mickaël Cabrol, actuel CEO, complète cette fois son financement par un emprunt de 2 M€, ce qui lui apporte un total de 8 M€. Une partie de ces fonds pourra être investie dans des opérations de croissance externe, notamment pour compléter l’offre couvrant les tests de présélection, précise l’éditeur dans un communiqué. L’an dernier, la société a déjà racheté son concurrent Visio4People et récupéré ainsi des références telles que Carrefour, Monoprix, Club Med ou Sanofi. Déjà présente au Benelux, en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni, EasyRecrue va notamment renforcer son implantation européenne.

En janvier dernier, la société a annoncé la mise à disposition de sa solution d’entretien vidéo différé sur Oracle Cloud Marketplace pour les utilisateurs du service cloud Taleo Recruiting.

 

PME

Accès indirects : SAP propose une facturation au volume de données manipulées

Sur la conférence Sapphire Now à Orlando, Bill McDermott, CEO de SAP, a annoncé la mise en place d’une tarification pour les accès indirects. Celle-ci sera basée sur le volume de commandes pour les scénarios Procure-to-Pay et Order-to-Cash dans les ERP de l’éditeur. Les accès aux données en lecture seule à partir d’un logiciel tiers ne seront pas facturés

Sur Sapphire Now 2017, hier à Orlando, le CEO de SAP Bill McDermott a reconnu que la question des accès indirects aux logiciels de l’éditeur allemand générait une certaine anxiété chez les clients. (crédit : SAP)

SAP établit des règles simplifiées sur la façon dont il va prendre en compte les accès indirects aux données gérées dans ses logiciels. L’éditeur allemand, figure emblématique du marché de l’ERP, a écorné son image après avoir intenté des actions contre deux de ses clients, en demandant des coûts de licence supplémentaires pour pouvoir accéder de façon indirecte à leurs données. Au Royaume-Uni, le fournisseur de boissons alcoolisées Diageo s’est vu réclamer 55 M£ (64 M€) pour utiliser les données des applications SAP à partir d’autres logiciels. De la même façon, aux Etats-Unis, c’est à un autre fournisseur de boissons, AB InBev, que SAP réclame cette fois plus de 600 M$ (542 M€), pour les mêmes raisons, ce qui représente plus de 4 fois ce que ce client a dépensé au total en logiciel en 2016.

Avant l’ouverture de Sapphire Now à Orlando le 16 mai, Hala Zeine, vice-présidente senior de la stratégie de commercialisation chez SAP, a expliqué à Computer Sweden, que l’éditeur d’ERP simplifiait son mode de licence. « Tout ceux à qui l’on en parle sont d’accord pour dire que nous devons faire payer pour l’utilisation de nos logiciels. Mais nous devons clarifier certains cas d’usage pour les rendre plus prévisibles et à cet effet, nous avons procédé à quelques changements », a-t-elle indiqué. Ainsi, jusqu’à présent, pour accéder aux données des applications SAP depuis l’extérieur de l’entreprise, les droits de licence à payer étaient calculés en fonction du nombre d’utilisateurs. A partir de maintenant, ils seront calculés sur la base du volume de données manipulées, par exemple sur le nombre de commandes. Lors de son keynote, en ouverture de Sapphire Now, Bill McDermott, CEO de SAP, a reconnu que la question des accès indirects générait une certaine anxiété chez les clients et confirmé la mise en place d’une tarification. Celle-ci sera basée sur les commandes pour les scénarios Procure-to-Pay et Order-to-Cash dans les ERP, qu’il s’agisse de la version ECC du progiciel intégré ou de S/4HANA. Quant aux accès statiques, en lecture seule, effectués à partir d’un logiciel tiers, ils ne seront pas facturés, a-t-il poursuivi en ajoutant que les concurrents faisaient payer pour lire les données dans les systèmes tiers et que SAP ne le ferait pas. 

Les données du client lui appartiennent

Les clients de SAP pourront convertir leurs anciennes licences vers ce nouveau modèle. Cela signifie que SAP ne pourra pas demander de coûts de licence rétroactivement. De cette façon, les clients de SAP éviteront de se voir réclamer des sommes supplémentaires comme cela s’est produit pour AB InBev et Diageo. Si un client a déjà des licences pour utiliser une application SAP qui génère des données, est-ce que le client peut se voir facturer des coûts supplémentaires si ces données sont utilisées avec d’autres applications ? Non, a indiqué Hala Zeine. Et si une autre application accède à ces données sans passer par un logiciel SAP, est-ce que le client paiera un coût supplémentaire ? « Il s’agit en fin de compte des données du client », admet Hala Zeine. Interrogé sur ce nouveau modèle de tarification, l’USF a réservé ses commentaires en attendant d’étudier plus profondément cette proposition.

 

PME

Microsoft intègre Linkedin avec Dynamics 365 sur le CRM et les RH

Les premières intégrations entre Linkedin et l’application SaaS Dynamics 365 de Microsoft arrivent. Elles se font d’une part entre les outils de gestion des relations clients destinés aux commerciaux et d’autre part entre les fonctions de suivi du recrutement.

Dynamics 365 for Sales a été livré en novembre en disponibilité générale. Il peut maintenant afficher les contacts gérés avec Linkedin Sales Navigator.

Le moment redouté par le fondateur de Salesforce.com arrive. Microsoft réalise les premières intégrations entre son offre Dynamics et le réseau social Linkedin qu’il a racheté il y a un an pour 26,2 milliards de dollars. On se souvient que Marc Benioff avait cherché à empêcher cette acquisition qui s’est finalement réalisée. Lancée à l’automne 2016, l’application SaaS Dynamics 365 regroupe les fonctions de gestion d’entreprise d’un ERP, incluant les RH, et de suivi de la relation client (CRM). Désormais, les données des tableaux de bord de Dynamics 365 for Sales pourront afficher les informations gérées avec l’outil Linkedin Sales Navigator conçu pour aider les équipes commerciales à suivre leurs relations, à récupérer automatiquement des recommandations sur les leads et à adresser des messages promotionnels. Les données seront synchronisées quotidiennement entre Dynamics 365 for Sales et Sales Navigator.

Faciliter la recherche de talents à travers Linkedin

Tandis que du côté gestion des ressources humaines, Microsoft livre de nouveaux outils, Dynamics 365 for Talent, qui s’intègrent d’emblée avec les fonctions d’aide au recrutement apportées par le logiciel Recruiter de Linkedin. Ce dernier fournit des fonctions de recherche assistée avec des filtres de recrutement avancés pour contacter des membres du réseau social qui compte désormais 500 millions d’abonnés. Il y a quelques semaines, Linkedin faisait un zoom sur les métiers les plus chassés en 2017 sur son site.

La solution SaaS de Microsoft s’enrichit également de Dynamics 365 for Retail destiné au secteur de la distribution en boutique. Ce service cloud doit apporter une visibilité de bout en bout sur la gestion des boutiques et des stocks, en incluant le suivi des clients et des employés.

 

PME

Avec Call Analytics Dashboard, Skype for Business se dote d'un outil de diagnostic

Grâce à Call Analytics Dashboard, les administrateurs qui gèrent des groupes d’utilisateurs Skype for Business pourront diagnostiquer et résoudre plus facilement les problèmes. De nouvelles fonctions permettent également aux centres d’appels de mettre en oeuvre le service de communications de Microsoft.

Skype for Business permet le partage de bureau.

Microsoft a dévoilé hier la version bêta d’un tableau de bord appelé Call Analytics Dashboard. Celui-ci doit permettre aux administrateurs de diagnostiquer les défauts de fonctionnement que peuvent rencontrer les utilisateurs pendant un appel. Différents problèmes peuvent se poser et impacter la qualité d’un appel, d’où l’intérêt de ce genre d’analyse. Par exemple, il est difficile de comprendre pourquoi un appel fonctionne par intermittence et déterminer si le problème vient de la connexion réseau, du casque, de l’infrastructure de Microsoft, ou d’autre chose. Ce tableau de bord pourrait aussi inciter les entreprises à migrer leur infrastructure de communication existante vers Skype for Business, dans la mesure où elles pourront identifier les problèmes auxquelles elles pourraient être confrontées si elles changent de solution.

Des fonctions pour les centres d’appel

Mis à part ce tableau de bord, Microsoft a annoncé hier d’autres fonctionnalités pour Skype for Business lors de la conférence Entreprise Connect qui se tient du 27 au 30 mars à Orlando, Floride. Par exemple, l’outil de communication unifié s’enrichit de deux fonctions pour les centres d’appels, Auto Attendant et Call Queues. Avec Auto Attendant, les entreprises peuvent ajouter un système de menus dans lequel les appelants peuvent naviguer à l’aide du clavier du téléphone. Par exemple : « Pour des réclamations, appuyez sur 1 ». La fonction Call Queues est destinée quant à elle aux hotlines des services à la clientèle : elle permet à des groupes d’utilisateurs de Skype for Business de répondre au même appel entrant. Les appelants sont placés dans une file d’attente en fonction de l’heure d’appel et ils sont automatiquement dirigés vers le prochain agent disponible.

Ces deux fonctionnalités ne sont accessibles qu’aux entreprises qui utilisent la fonction Cloud PBX de Skype for Business, incluse dans l’abonnement premium Office 365 E5 de Microsoft.

 

PME

Google, Facebook et Twitter sommés de se conformer aux lois européennes

A la suite d’une réunion la semaine dernière avec Google+, Facebook et Twitter, les autorités européennes chargées de la consommation ont adressé aux trois réseaux sociaux une lettre les sommant d’une part de mettre leurs conditions d’utilisation en conformité avec la loi européenne et d’autre part de prendre des mesures contre l’escroquerie en ligne.

Les régulateurs de l’Union européenne veulent que Facebook, Twitter et Google modifient les conditions d’utilisation de leurs réseaux sociaux pour que les consommateurs puissent porter leurs griefs devant des tribunaux européens. (crédit : Peter Sayer/IDGNS)

A compter du 17 mars dernier, Facebook, Twitter et Google ont un mois pour procéder à des modifications dans les conditions d’utilisation de leurs services dans l’Union européenne sous peine de devoir faire face à des mesures coercitives, ont indiqué vendredi dernier la commission européenne et les autorités de l’UE chargées de la consommation. En d’autres termes, ces réseaux sociaux s’exposent à des amendes s’ils ne bougent pas ou si les changements qu’ils effectuent ne sont pas suffisants. En novembre déjà, les instances de Bruxelles les avaient avertis que les conditions d’usage de leurs services ne se conformaient pas à la législation européenne. Elles leur avaient demandé de les modifier et en particulier de s’occuper du scam (arnaque, en anglais), ces emails par lesquels transitent les tentatives d’escroquerie.

Pour discuter des modifications à apporter, une rencontre a eu lieu la semaine dernière entre les instances européennes et les réseaux sociaux qui se sont vus donner un mois pour faire leurs propositions définitives, a indiqué la Commission européenne. Věra Jourová, commissaire à la Justice et à la Consommation, a déclaré vendredi qu’il était inacceptable que les utilisateurs européens soient obligés de porter leurs différends avec ces fournisseurs devant une cour de justice californienne et qu’ils ne puissent pas faire valoir les droits de rétractation que leur accorde la loi européenne sur leurs achats en ligne. Elle a également demandé aux opérateurs de réseaux sociaux de prendre leurs responsabilités dans le traitement du scam et de la fraude perpétrée à travers leurs plateformes.

Des abonnements pièges sous prétexte d’essai gratuit

Pour que les termes d’utilisation de ces services se conforment aux lois européennes, les régulateurs ont indiqué qu’ils devaient autoriser les consommateurs à porter leurs griefs devant les tribunaux de leur pays de résidence et de ne pas les forcer à devoir abandonner leurs droits impératifs. Ces derniers comportent la possibilité de se dédire de ses achats en ligne. Les entreprises ne devraient pas s’octroyer le droit de supprimer des contenus ou de modifier les termes des contrats sans avertissement.

Les régulateurs ont identifié un certain nombre de pratiques frauduleuses qui exploitent les réseaux sociaux, dont des escroqueries par mail soutirant de l’argent aux consommateurs, leur vendant des produits contrefaits, ou encore des abonnements pièges dans lesquels les consommateurs croient s’enregistrer pour un essai gratuit et se retrouvent à donner leur accord pour des paiements réguliers.

Les instances européennes veulent que les opérateurs de réseaux sociaux luttent contre ces malversations et les suppriment de leurs sites en ligne et qu’ils fournissent aux autorités nationales de défense des consommateurs un point de contact unique pour mettre en évidence de type de contenus illégaux et d’agir pour y mettre un terme.

 

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