Les collectivités doivent revoir leurs appels d'offres pour mieux inclure les PME

La table ronde « Marchés Publics : y a-t-il encore une place pour les PME » organisé lors des rencontres EBEN a donné lieux à des échanges soutenus

Sur un marché public de plus en plus concurrentiel, les PME de l’IT peinent à exister face aux grands acteurs. Lors des rencontres EBEN, c’est notamment le manque de connaissance des acheteurs qui a été mis en cause.

La question de la visibilité des PME de l’IT sur les marchés publics était l’un des principaux sujets développés lors des rencontres de la fédérations patronales EBEN (Entreprise du Bureau Et tu Numérique) qui se déroulaient le 26 octobre à Paris. Au regard des échanges parfois houleux qui ont ponctué la table ronde « Marchés Publics : y a-t-il encore une place pour les PME », il semble que de nombreux points soient à débattre et à améliorer. Et c’est surtout aux acheteurs de fournir des efforts. « Les collectivités ne connaissent pas la réalité des marchés. Il est aujourd’hui impératif de mieux réaliser le sourcing avant même de commencer à rédiger les appels d’offres », expose Laurent Delplanque, acheteur de la ville de Niort. Il est rejoins sur ce point par Patrick Badard, responsable du bureau des achats informatiques, de télécommunication et d’impression à la direction des achats de l’État. « Les critères des appels d’offres doivent correspondre aux réalités techniques du marché », explique-t-il.

Afin de mieux répondre à cette problématique, Laurent Delplanque incite les PME à accentuer leur présence commerciale auprès des collectivités. « Vous devez envoyer les commerciaux au charbon pour qu’ils éduquent les acheteurs », déclare le dirigeant. Conscient de cette nécessité, Marc Gilles, PDG du groupe COM6, une SSII lyonnaise, se demande toutefois si les acheteurs public ne privilégient pas les grosses structures internationales. « Nous sommes des acteurs de l’économie locale et avons une réelle connaissance du marché », argue-t-il. C’est Marc Thiercelin, directeur des politique publiques de l’UGAP qui lui répond, arguant que 58% de ses fournisseurs sont des TPE et PME. Il reconnaît toutefois que dans l’IT, cette part est sûrement moindre. Il met en outre en exergue la taille critique de certains marchés qui nécessitent souvent des ressources conséquentes que des PME peuvent parfois peiner à garantir. « Vous ne devez pas hésiter à vous rassembler pour répondre à des appels d’offres volumineux », ajoute Laurent Delplanque.

S’unir pour mieux répondre

C’est exactement ce qu’à fait Resadia, le groupement de 32 PME dirigé par Pascal Chavernac. « Nous avons du nous adapter. Nous avons gardé notre âme de petite entreprise mais avons la capacité d’un grand groupe », explique ce dernier qui annonce que le groupement est toujours prêt à accueillir de nouveaux membres. Mais malgré cela, certains pointent directement des lacunes au coeur des appels d’offres. « Il y a une clause de plus en plus répandue dans les cahiers des charges qui stipule que les contrats peuvent être révoqués au bout d’un an. Cette clause nous exclue de fait puisque seul des grands groupes peuvent se permettre d’investir des fonds propres pour mener un projets qui risque de ne pas aboutir », lance une personne dans la salle. Pour Laurent Delplanque, ce genre de clause est l’apanage de mauvais acheteurs. En outre, il fait remarquer que ce système va à l’encontre du principe de libre accès de la commande publique. « Il faut attaquer ces clauses », déclare l’acheteur de la ville de Niort.

Du coté de la direction des achats de l’état et de l’UGAP, ces pratiques sont également dénoncées. « C’est surtout au niveau des collectivités qu’il va falloir faire avancer les choses », déclare Patrick Badard. Et la question risque d’être encore plus compliquée avec la mise en place des nouvelles régions. « On éloigne les centre de décision. Par exemple, les achats réalisés au niveau régional en Nouvelle Aquitaine profiteront surtout aux entreprises proches des centres économiques que sont Bordeaux et Poitiers. Il sera plus difficile à des entreprises de Niort d’accéder à ces marchés », explique Laurent Delplanque. La encore, il y a un gros travail d’éducation à faire. 

 

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Microsoft pousse Azure Analysis Services et Cognitive Toolkit

Le PASS Summit 2016 consacré à SQL Server 2016 et aux solutions analytiques de Microsoft s’est tenu à Seattle du 25 au 28 octobre 2016. (crédit : D.R.)

Sur sa conférence PASS Summit 2016, la semaine dernière à Seattle, Microsoft a annoncé l’arrivée de sa plateforme de modélisation BI Analysis Services sur son PaaS Azure. Il a par ailleurs mis à jour la boîte à outils Cognitive Tools pour accélérer le test d’algorithmes de deep learning. Celui-ci permet maintenant aux développeurs d’utiliser les langages Python, C++ et BrainScript. Les outils de migration de SQL Servers 2016 ont également été complétés.

Consacrée aux formations autour de SQL Server et des outils analytiques de Microsoft, la conférence PASS Summit 2016 (du 25 au 28 octobre à Seattle) a donné lieu à plusieurs annonces autour de ces produits. Cinq mois mois après la disponibilité générale de SQL Server 2016, l’éditeur de Redmond en complète les outils de migration et l’offre de services. Il ouvre par ailleurs sur son PaaS Azure la préversion publique d’Analysis Services, plateforme de modélisation BI et moteur OLAP. Celle-ci permettra de créer des modèles BI sémantiques à partir des données venant de différentes sources, situées dans le cloud ou sur site (SQL Server, Azure SQL DB et DW, ou encore Oracle ou Teradata), et de les exploiter à partir de différents outils, en particulier Power BI et Excel en bénéficiant de la puissance de traitement du cloud. 

Parmi les offres complétant SQL Server 2016, des solutions préconfigurées ont été validées avec différents partenaires, fournisseurs de matériels et de logiciels, pour accompagner la place d’un datawarehouse. Des architectures de référence Data Warehouse Fast Track (DWFT) certifient qu’une instance SQL Server 2016 SMP peut supporter des jeux de données actifs allant jusqu’à 145 To et un volume maximum de 1,2 Po de données SQL dans un système tout flash, indique Microsoft dans un billet. La version 2.0 de l’assistant de migration de données, DMA, apporte des scénarios pour migrer d’une précédente édition de SQL Server vers 2016. Ils permettent de détecter des problèmes de compatibilité qui pourraient avoir un impact sur les fonctionnalités de la base de données après la mise à jour. DMA recommande certaines améliorations pour l’environnement cible et assiste aussi les migrations vers des VM Azure. Par ailleurs, Microsoft propose maintenant aux entreprises de tester gratuitement Azure SQL Data Warehouse sur son cloud pendant un mois et d’y réaliser des Proofs of concept avec leurs données. Ce service, qui permet d’exploiter la base de données relationnelles SQL Server avec les capacités du cloud, s’appuie sur l’architecture de traitement massivement parallèle de Microsoft. 

Deep learning : tester plus vite les algorithmes avec Cognitive Toolkit

Parmi les autres annonces du PASS Summit 2016, Microsoft a présenté une version bêta de Cognitive Toolkit, projet de deep learning accessible sur GitHub. La mise à jour de cette solution open source doit permettre aux développeurs et data scientists de tester plus rapidement des algorithmes de deep learning (précédemment dénommée CNTK) sur des jeux de données volumineux sur des configurations incluant plusieurs processeurs, CPU, GPU et FPGA, et plusieurs machines, explique Microsoft. Les améliorations apportent davantage de flexibilité à la programmation, ainsi que des méthodes d’apprentissage avancées et la possibilité d’utiliser les langages Python, C++ et BrainScript. Cognitive Toolkit est destiné au développement de logiciels pour la solution de communication Skype, ou pour l’assistant personnel Cortana, pour le moteur de recherche Bing. Microsoft propose de le tester gratuitement. Ce toolkit a notamment été utilisé par Microsoft dans le développement de ses technologies de reconnaissance vocale sur lesquelles il a récemment annoncé des avancées importantes en atteignant des performances équivalentes à celle d’un interlocuteur humain dans la retranscription d’un texte.

 

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EDF lance son concours Pulse pour les start-ups occitanes de l'énergie

Le prix EDF Pulse va récompenser trois innovations technologiques en Occitanie dans le domaine de l’énergie. Crédit: D.R.

En lançant son concours « EDF Pulse Occitanie », la délégation régionale du fournisseur d’énergie en Occitanie / Pyrénées-Méditerranée entend valoriser l’innovation dans le domaine de l’électricité et accompagner le développement de start-ups dans ce territoire. A la clef, 100 00 euros de dotation pour les lauréats.

En lançant  son concours  « EDF Pulse Occitanie », la délégation régionale du fournisseur d’énergie en Occitanie / Pyrénées-Méditerranée entend valoriser l’innovation dans le domaine  de l’électricité et accompagner le développement de start-ups dans ce  territoire. Cette année, EDF Pulse a institué trois prix dans les catégories suivantes. La discipline « Service innovant » récompensera une solution ou un service en développement  censé améliorer des domaines tels que la  relation client, les services énergétiques, l’éco-efficacité, ou les télé-services.  La catégorie « Performance industrielle», consacrera un projet innovant dans le domaine de la mécanique, des matériaux, des procédés industriels et des technologies numériques au service de la performance industrielle (réduction des coûts de mise en service/d’exploitation des installations de production ou de transport d’électricité, de gaz ou de chaleur).

Enfin, Territoire durable»  rétribuera un produit ou un service innovant en développement, contribuant à l’efficacité énergétique d’un territoire, urbain ou rural, tout en réduisant son impact environnemental.  Les  dossiers de candidature  devront être déposés avant le 15 décembre 2016  à cette adresse.

Les  finalistes bénéficieront d’un accompagnement d’ EDF pour développer et expérimenter leur solution ou technologie. Fin janvier 2017, 3 lauréats (un par catégorie) recevront 10 000 euros chacun par EDF qui souhaite encourager leurs travaux de recherche dans le domaine du stockage de l’énergie. Ceux qui souhaitent  en savoir plus sur le déroulement du concours EDF Pulse Occitanie pourront rencontrer les équipes métiers du groupe le 9 novembre prochain à 18H30 dans les locaux de Digital Place, à Toulouse.

 

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Getplus lève 2 M€ pour exporter son reciblage B2B

Constatant que 50% des leads du marketing ne sont pas traités par manque de qualification, Hervé Gonay (ci-dessus), CEO de Getplus, a lancé le développement de GetQuanty avec Xavier Paulik et Bruno Barandas.

Pour permettre aux équipes commerciales de mieux exploiter les leads, la plateforme SaaS GetQuanty de Getplus permet aux entreprises d’analyser les données récoltées sur les prospects pour ajuster leurs campagnes marketing. La société vient de lever 2 M€ pour soutenir sa croissance.

Avec sa solution de reciblage BtoB, l’éditeur français Getplus propose aux entreprises de transformer en prospects qualifiés les visiteurs professionnels de leurs sites web. La société vient de lever 2 M€ auprès de l’investisseur M Capital Partners pour soutenir le développement de ses outils de génération de leads et aborder l’international. Cet apport financier va en particulier servir au lancement de GetQuanty, la solution prédictive mise au point par Getplus pour analyser en temps réel le niveau d’intérêt des prospects et ajuster les campagnes de marketing digital.

Résultant de 3 ans de R&D et de l’expérience acquise par l’accompagnement des clients, cette plateforme est proposée en mode SaaS. Ses algorithmes s’appuient sur l’apprentissage machine. GetQuanty permet notamment de suivre sur un tableau de bord les entreprises identifiées sur les campagnes et de comparer les performances des actions menées.

A travers GetQuanty, l’entreprise peut découvrir en temps réel l’origine et le parcours des visiteurs BtoB de son site web. Ces informations sont ensuite reliées aux actions marketing engagées (mailing, par exemple).

Getplus est piloté par trois entrepreneurs. Hervé Gonay, son CEO, a fondé la structure il y a 11 ans. Bruno Barandas et Xavier Paulik, directeurs associés, ont co-fondé avec lui l’activité GetQuanty. La société compte déjà plus de 300 clients dont Jabra, Toshiba ou Business France. Elle compte pour l’instant 10 salariés et vise un chiffre d’affaires de 3 M€ en 2017.

 

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Wipro acquiert Appirio et son expertise SaaS pour 500 M$

Après le rachat de sa société par Wipro, Chris Barbin, CEO d’Appirio, dirigera l’entité réunissant ses 1250 collaborateurs et les spécialistes Wipro de Salesforce et Workday. (crédit : Appirio)

Le poids lourd indien du service IT Wipro (plus de 170 000 salariés) vient de racheter avec Appirio un spécialiste des applications SaaS. La société américaine accompagne les entreprises depuis 2006 dans la mise en oeuvre des logiciels Salesforce, Workday, Google Apps et ServiceMax.

Wipro a jeté son dévolu sur Appirio pour rester dans la course à la transformation numérique et à l’intégration dans le cloud. La société de services informatiques de Bangalore, qui compte plus de 170 000 employés dans le monde, vient de racheter pour 500 M$ l’éditeur américain, basé à Indianapolis. Ce dernier réunit 1 250 collaborateurs accompagnant les entreprises dans l’utilisation d’applications SaaS comme celles de Salesforce, Google, Workday et ServiceMax. Créé en 2006, Appirio a été dès 2008 l’un des deux premiers partenaires à travailler sur l’intégration entre Google Apps et Salesforce. En s’appuyant sur une importante communauté de crowdsourcing, avec sa plateforme Topcoder qui regroupe un millions de membres – designers, developers et data scientists – la société américaine aide ses clients à mettre en œuvre, de façon itérative, l’intégration des outils cloud et mobiles, en incluant l’utilisation des technologies de médias sociaux.

Appirio dispose de bureaux à San Francisco, ainsi qu’en Europe (Dublin, Londres) et en Asie (Tokyo et Jaipur). Il travaille avec des groupes comme Coca-Cola, Home Depot, Johnson Controls ou Robert Half. A la suite de cette acquisition, Wipro prévoit de créer « l’une des plus importantes » équipes qui, au niveau mondial, se consacrera à la transformation dans le cloud. Le groupe de services informatiques indien va réunir ses équipes spécialisées dans les applications Salesforce et Workday sous la marque et la structure d’Appirio. Chris Barbin, CEO de la société américaine, dirigera l’ensemble.  

« Dans un monde de plus en plus numérisé, dans lequel les comportements des consommateurs et les attentes continuent à se modifier au fil des expériences, les entreprises doivent transformer la façon dont elles interagissent avec leurs clients et leurs collaborateurs dans le cloud. Appirio et Wipro vont les aider à créer de nouveaux modèles économiques », pointe Abidali Z. Neemuchwala, CEO et directeur exécutif de Wipro, dans un communiqué. Le groupe de services indien a réalisé un chiffre d’affaires de 7,7 milliards de dollars sur son exercice clos le 31 mars dernier.

 

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