Middleware : La hausse du SaaS rebattra les cartes en France d'ici 2021

Inexorablement, l’adoption des logiciels en mode SaaS se poursuit, y compris sur le middleware : logiciels B-to-B (comme Swift), intégration d’applications (Axway), solutions « event driven » ou transfert de fichiers. Sur ce marché en progression de 6% jusqu’en 2021, le SaaS affichera une croissance annuelle de 22,3%.

Les logiciels en mode SaaS représenteront 43% du marché du middleware en France en 2021. (crédit : IDC)

L’avancée du SaaS dans les entreprises concerne aussi les outils de middleware. En France, selon le cabinet d’études IDC, ce marché de 344 millions d’euros en 2017 va augmenter de 6% en moyenne par an jusqu’en 2021 pour atteindre 435 millions d’euros. Mais au sein de cet ensemble, la croissance annuelle moyenne des solutions middleware en mode SaaS atteindra 22,3% sur la période, tandis que celles des outils sur site reculera de 2,5% en moyenne chaque année. Actuellement, les trois premières places du podium sont occupées par IBM, Axway et Swift.

En 2017, ce sont en effet les logiciels middleware B-to-B qui s’octroient encore la plus grande part, 36%, sur le marché français, contre 31% pour les logiciels d’intégration d’applications. Le middleware « event driven » représente 18% et les logiciels de transfert de fichiers, 15%. Ces deux dernières catégories devraient conserver une part équivalente en 2021. En revanche, celle du middleware B-to-B va reculer au profit des outils d’intégration d’applications qui pourraient monter à 37%, selon IDC. Avec l’avancée du SaaS dans les entreprises, les actuels tenants du secteur devraient être remplacés par OpenText, AWS et Microsoft.

Dans une autre étude portant sur le marché des applications de collaboration, le cabinet IDC a également mis en évidence la poursuite de la pénétration du mode SaaS entre 2017 et 2021 (croissance annuelle moyenne de 12,9%), sur une catégorie de logiciels qui, par ailleurs, présente la caractéristique d’être déjà largement utilisée en ligne.

 

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Le rachat de Zenly par Snap relance la polémique sur la localisation

La start-up française Zenly, qui a développé une app de partage de localisation, a été acquise par Snap fin mai pour un montant évalué entre 250 et 350 M$. La précision de localisation permise par la fonctionnalité Snap Map ajoutée à la messagerie instantanée Snapchat relance la polémique sur la confidentialité.

La fonctionnalité Snap Map ajoutée par Snap à sa messagerie permet de localiser précisément ses amis en temps réel. (crédit : D.R.)

A peine arrivée sur la messagerie instantanée Snapchat, la fonctionnalité de partage de localisation entre amis Snap Map issue du rachat de la start-up française Zenly fait déjà polémique. L’acquisition de la société française aurait été réalisée fin mai, selon nos confrères de TechCrunch qui ont évalué le montant de l’opération entre 250 et 350 M$ (225 à 300 M€ environ), principalement en numéraire. L’éditeur français devrait néanmoins continuer à évoluer de façon indépendante.

La technologie de Zenly permet de partager sa position en temps réel et de localiser très précisément ses amis autour de soi, ou bien de suivre leurs déplacements à l’autre bout du monde. Mais avec l’arrivée de Snap Map, certaines voix se sont élevées, notamment outre-Manche, pour mettre en garde les parents contre une localisation trop précise de leurs enfants. Et la fonctionnalité est aussi pointée du doigt par d’autres utilisateurs qui veulent protéger leur vie privée et cherchent à la désactiver. L’app de Zenly, disponible pour iOS et Android, donne aussi le choix de se déplacer incognito.

Zenly a levé 30 M€ en deux tours de table en 2016

Avec Zenly, les fondateurs de la start-up française, Alexis Bonillo et Antoine Martin, ont développé un algorithme qui permet de réduire la consommation des ressources utilisées par le GPS pour ménager l’autonomie du smartphone et c’est aussi l’un des atouts de l’app. Début 2016, les entrepreneurs français ont réalisé une première levée de fond de 10 M€ auprès d’ID Invest, Xavier Niel et Solomon Hykes, le CEO de Docker, auxquels s’étaient joints plusieurs investisseurs privés américains. Quelques mois plus tard, en septembre, Zenly a finalisé un 2ème tour de table en doublant la mise, à 20 M€ et en faisant cette fois entrer au capital des investisseurs comme Jerry Murdock (Insight Venture Partners), Peter Fenton (qui siégea au conseil d’administration de Twitter) et Benchmark Capital, l’un des investisseurs d’Uber, de Citymapper et de … Snapchat. A l’époque, Peter Fenton avait expliqué que Zenly était en train de conquérir un marché « extrêmement sensible sur lequel les géants du web ont vainement tenté de se positionner, à commencer par Facebook, Google et Apple ». Il soulignait alors que Zenly avait réussi à combiner une grande précision sur les positions avec une ergonomie ludique, un respect de la confidentialité et une technologie permettant de préserver l’autonomie des smartphones.

Or, la semaine dernière, Snap a annoncé l’arrivée dans son app de messagerie de Snap Map pour visualiser la position de ses amis en temps réel sur des cartes. Une fonctionnalité ressemblant en tous points à ce que proposait Zenly. A juste titre…

 

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Sharp sort 2 multifonctions pour gros volumes d'impression

Avec des vitesses d’impression de 65 et 75 pages par minutes, les derniers MFP A3 MX6580NEU et MX7580NE de Sharp s’adressent directement aux salles de photocopieuses ou aux centres de reprographie.

Le MFP A3 Sharp MX6580NEU imprime à la vitesse de 65 PPM et scan à celle de 200 images par minutes.

Sharp renforce sa gamme de MFP A3 avec les modèles MX6580NEU et MX7580NEU. Offrant respectivement des vitesses d’impression de 65 et 75 pages par minutes (PPM), ils affichent en outre des vitesses de numérisation de 200 images par minutes. Le fabricant japonais de solution pour la gestion documentaire les dédit ainsi directement aux centres de reprographie ou aux salles de photocopieuses d’entreprises.

Les deux MFP embarquent par ailleurs de nombreuses fonctionnalités annexes, notamment l’OCR (reconnaissance optique de caractère) ou du scan mobile grâce à l’application Sharpdesk Mobile. Ils intègrent en outre le framework OSA du fabricant qui facilite la connexion des imprimantes aux divers environnements métiers, aux solutions de GED et aux services de cloud comme One Drive de Microsoft et Google Drive. Les MX6580NEU et MX7580NEU sont d’ores et déjà disponibles à la vente chez les grossistes de Sharp que sont CUC Exertis, MCA Technology et Tech Data.

 

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Dassault Aviation plonge dans la réalité mixte avec HoloLens

Pour la maintenance de ses avions Rafale et Falcon, Dassault Aviation va aborder la réalité mixte à travers les lunettes HoloLens de Microsoft. Les mécaniciens équipés pourront visualiser la maquette numérique de l’appareil sur lequel ils interviennent. A découvrir au salon du Bourget, du 15 au 25 juin 2017.

Chez Dassault Aviation, les équipes de maintenance des Falcon vont expérimenter la réalité mixte avec les lunettes HoloLens. (Crédit : Centre de maintenance de Mérignac/Dassault Aviation/V.Guilly)

Au Bourget, du 15 au 25 juin, les visiteurs du salon international de l’aéronautique et de l’espace vont découvrir ce que la réalité mixte peut apporter aux opérations de maintenance des avions. Equipés des lunettes HoloLens de Microsoft, les mécaniciens de Dassault Aviation intervenant sur les avions Rafale et Falcon vont pouvoir superposer à la vision physique des appareils une vision numérique enrichie des données techniques de l’application de PLM (gestion du cycle de vie des produits) du constructeur aéronautique. Ils vont en particulier pouvoir visualiser la maquette numérique de l’appareil sur lequel ils interviennent.

Il y a quelques semaines, lors d’une visite sur le campus de Microsoft d’Issy-les-Moulineaux, la rédaction du Monde Informatique avait pu tester les lunettes Hololens et s’immerger dans le travail sur site d’un technicien de maintenance de Total. On ne pénètre pas dans un monde immersif mais dans le monde réel avec des éléments holographiques que l’on peut manipuler, déplacer et faire interagir dans l’espace, sans avoir d’effet de nausée (voir à ce sujet notre dossier de juin « Les entreprises dans le bain de la réalité virtuelle et augmentée »).

La conception à explorer aussi en réalité mixte

Chez Dassault Aviation, le directeur de la transformation numérique (Chief digital officer), Jean Sass, estime que l’utilisation d’HoloLens ouvre de nouvelles perspectives tout à la fois en termes de conception, de fabrication et de maintenance. La réalité mixte va « contribuer à accélérer la transformation de nos process de travail » en privilégiant « deux éléments clés que sont le facteur humain et la continuité numérique », explique-t-il dans un communiqué. De son côté, Bruno Chevallier, directeur général du soutien militaire chez Dassault Aviation, insiste sur l’engagement de disponibilité des avions auprès des clients, qui est lié à la performance du SI de maintenance, MIMS. Ce dernier « combine les informations produites par les avions avec les données techniques et logistiques pour l’avion lui-même et les différents systèmes développés par nos partenaires », explique-t-il. Le dispositif de réalité mixte deployé avec HoloLens est l’une des déclinaisons de MIMS. Parmi les partenaires, l’innovation est intégrée par Theoris.

En dehors de la maintenance, Dassault Aviation va donc explorer d’autres champs avec les HoloLens. Sur les processus de fabrication, l’accès aux données de référence sur les avions en réalité mixte depuis l’environnement de travail des collaborateurs leur permettra d’accéder aux informations dont ils ont besoin « en conservant la liberté de mouvement ». Sur les étapes de conception, des scénarios de création collaborative multi-métiers pourront être mis en place à partir de maquettes numériques. Au Salon International du Bourget, Microsoft présente différents scénarios appliqués au secteur aérien sur son Pavillon (Chalet A110).

Au 1er trimestre 2017, les ventes de dispositifs de réalité augmentée comme les HoloLens ont augmenté de 77,4% dans le monde, selon IDC.

 

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Collaboration: +12,9% sur les outils SaaS en France sur 5 ans

Le marché français des applications de collaboration bascule inexorablement sur le SaaS. En 2021, les logiciels cloud pèseront 82% de l’ensemble des solutions vendues dans ce domaine, sur un chiffre d’affaires total de 624 millions d’euros, selon les prévisions d’IDC.

Les outils de partage et de synchronisation de fichiers tirent le marché des logiciels de collaboration en France, selon IDC. (crédit : D.R.)

En 2017, en France, le marché des applications de collaboration est évalué par IDC à 508 millions d’euros. Ce chiffre d’affaires englobe les solutions installées sur site et celles utilisées en mode SaaS, répartis entre 5 catégories : les messageries qui pèsent 36% du tout, les outils de partage et de synchronisation de fichiers (20%) qui tirent la croissance, les applications de réunion en ligne (17%), les réseaux sociaux d’entreprise (17%) et les solutions de travail collaboratif (10%). Trois fournisseurs se dégagent. Microsoft arrive en tête suivi de Google, IBM se situant en 3ème position avec des produits comme Verse, Notes/Domino et Connections.  

Ce marché devrait croître de 5,3% en moyenne par an jusqu’en 2021 pour générer alors 624 millions d’euros. Mais il est en pleine mutation puisque le mode SaaS prend – sans surprise – le pas sur les outils on-premise. Le cloud convient en effet plutôt bien aux applications de collaboration. En France, dans ce domaine, ces solutions en ligne vont ainsi connaître une croissance annuelle moyenne de 12,9% sur les 5 prochaines années, selon les prévisions d’IDC. En 2021, elles pèseront alors 82% du marché total au détriment des solutions d’échange et de partage sur site qui vont, entre 2017 et 2021, reculer de 12,5% en moyenne chaque année. Du côté des fournisseurs SaaS, on retrouve en tête les deux premiers de ce marché, Microsoft et Google. Mais c’est Dropbox qui se hisse cette fois en 3ème position.

En 2021, la répartition du chiffre d’affaires aura évolué entre les différentes catégories de logiciels. Les outils de partage et de synchronisation de fichiers se tailleront un quart du marché selon les prévisions d’IDC. Derrière, les messageries représenteront 31%, suivies des réseaux sociaux d’entreprise (19%) des applications de réunion en ligne (16%) et des solutions de travail collaboratif (10%).

 

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