Apple force le téléchargement de macOS Sierra

Apple a décidé de forcer le téléchargement de macOS Sierra sur ses machines animées par OSX 10.11.4. Crédit: D.R.

Depuis lundi dernier, macOS Sierra, la plus récente mouture du système d’exploitation d’Apple, se télécharge automatiquement sur les machines équipées d’une ancienne version. Toutefois, la firme a pris quelques précautions car son installation nécessite l’accord explicite des utilisateurs.

Apple se serait-il inspiré des pratiques de Microsoft avec Windows  10 ? En tout état de cause, selon The Loop, depuis hier, le téléchargement de macOS Sierra (10.12 ) s’effectue automatiquement en tâche de fond sur les machines disposant toujours d’une ancienne version (à partir de OSX 10.11.4). Toutefois, ce processus ne fera que télécharger la mise à jour en arrière-plan, et alertera sur sa mise à disposition. Les utilisateurs peuvent en effet choisir d’installer ou d’ignorer l’update. Ils peuvent simplement supprimer le programme d’installation ou désactiver les téléchargements automatiques de l’App Store pour l’éviter. En plus de cela, le programme d’installation macOS Sierra sera automatiquement supprimé  pour les Mac à faible capacité de stockage. L’installateur du dernier OS pèse en effet 4,8 Go. 

Un  porte-parole d’Apple a expliqué que jusqu’à présent le téléchargement automatique était été activé pour tous les autres logiciels à l’exception des versions majeures comme celle-ci. Rappelons que la version finale de macOS Sierra sera disponible gratuitement sur le Mac App Store, sur la plupart des ordinateurs Mac tournant sur El Capitan, mais pas tous. Seront compatibles les MacBook et and iMac (datant de fin 2009 ou plus récents), les MacBook Pro, Mac Mini et Mac Pro (mi-2010 ou plus récents) ainsi que les MacBook Air (fin 2010 ou plus récents

 

OS

Les administrateurs inquiets des mises à jour groupées de Windows

Les mises à jour de sécurité de Windows 10 sont regroupées dans un bundle unique qui agace bon nombre d’administrateurs. (crédit : D.R.)

En transposant de Windows 10 à Windows 7 et 8.1 son modèle de mises à jour forcées et cumulatives ne permettant plus de sélectionner de façon individuelle les patchs de sécurité à installer, Microsoft soulève de vives inquiétudes parmi les administrateurs.

La décision de Microsoft d’imposer le modèle de correctifs et de maintenance de Windows 10 pour les clients faisant tourner l’ancien mais encore très populaire Windows 7 rend les experts nerveux. « Tout le monde retient sa respiration en espérant le meilleur mais en redoutant le pire », a indiqué Susan Bradley, experte reconnue dans le domaine des processus de patchs Microsoft et à l’origine de la newsletter Windows Secrets. Elle modère aussi PatchManagement.org s’adressant aux administrateurs IT. L’anxiété de Susan Bradley est liée à l’annonce le mois dernier de Microsoft de proposer à compter d’octobre les mises à jour de sécurité cumulatives pour Windows 7 et 8.1, mettant un terme aux pratiques historiques laissant le choix aux clients d’appliquer le patch de leur choix.

« Les correctifs individuels ne seront plus disponibles », avait confirmé dans un billet de blog Nathan Mercer, responsable produit marketing senior de Microsoft. A la place, la firme de Redmond a choisi de transposer le modèle de maintenance Windows 10 vers Windows 7 et 8.1, à savoir qu’utilisateurs et/ou administrateurs recevront des mises à jour qu’il ne pourront plus découper. « Tout le monde est inquiet », a glissé Chris Goettl, responsable produit du fournisseur de gestionnaire de patchs Shavlik, faisant référence aux clients avec lesquels il a discuté. « Cela sera extrêmement douloureux pour certains. »

Perte de contrôle

Alors que de nombreux utilisateurs grand public et petites entreprises – ceux qui reposaient sur le service Windows Update pour patcher leurs PC Windows 7 et Windows 8.1 – pourraient ne pas remarquer le changement, cela ne sera pas le cas pour les plus grandes entreprises qui ont testé les mises à jour avant de les déployer en masse. Lorsque les administrateurs informatiques ne seront plus capables d’appliquer des patchs de façon sélective, ils ne sauront plus identifier le correctif à l’origine de dysfonctionnements matériels, logiciels ou de workflows.

Chris Goettl avait expliqué le problème au août dernier sur le blog de Shavlik. « Le plus grand challenge avec les mises à jour cumulatives est que chaque changement important d’environnement signifie que l’on doit choisir entre un bundle cumulatif – qui peut inclure certain correctifs de sécurité – ou bien casser une application métier critique si deux entrent en conflit », a indiqué M. Goettl. « Sur les systèmes pré-Windows 10, un seul correctif conflictuel pourrait signifier de faire une exception pour un patch plutôt que pour l’ensemble du bundle mensuel de correctifs. » La possibilité d’utiliser le « patch unique » dont a parlé Chris Goettl prend fin avec la décision de Microsoft de commencer à servir une nouvelle génération d’updates à compter du 11 octobre. Cela constitue le plus gros problème du virage vers le modèle Windows 10. « Il y a une véritable inquiétude car nous devons garder notre business sur les rails et nous ne serons pas capables d’installer la mise à jour qui va arriver », a expliqué Susan Bradley. « Le résultat est de nous laisser exposer à un risque d’attaque. »

Microsoft ne laisse donc que peu de choix à ses clients : accepter le bundle de mises à jour et le ou les problèmes engendrés à cause de lui, ou bien refuser toute la collection de correctifs avec les risques de sécurité que cela engendre. « Les entreprises vont perdre le contrôle qu’elles avaient et ne seront plus jamais en mesure de faire des exceptions. »

Pourquoi ce changement ?

En greffant le processus de mise à jour de Windows 10 à Windows 7 et 8.1, Microsoft avait indiqué apporter une série d’améliorations aux OS plus anciens, en mettant en avant une simplification en termes d’administration, jouant la carte également de la fragmentation : « Historiquement, nous avons publié des correctifs individuels pour Windows 7 et 8.1 qui vous ont permis d’être sélectifs avec les mises à jour déployées », a expliqué Nathan Mercer. « Cela a abouti à une fragmentation avec différents PC pouvant avoir différents sets de mises à jour installés débouchant sur de multiples problèmes. »

« Etre capable de sélectionner et choisir quelles mises à jour pousser sur les systèmes, spécialement dans le cas où quelque chose ne fonctionne plus, a retenu de nombreuses entreprises à aller vers Windows 10 », a soutenu M. Goettl. Il n’empêche que le pari de Microsoft de pousser les clients à aller vers Windows 10 en écartant la flexibilité des patchs de Windows 7 et 8.1 pourrait bien se retourner contre la société.  « La réponse que je vois des entreprises est que cela prend du temps de tester et déployer Windows 10 », a indiqué Susan Bradley, signifiant que les coûts qui auraient pu être alloués à une migration vers le dernier OS de Microsoft seraient alors affectés à la remise à plat et au déploiement du programme de correctif Windows 7…

 

OS

MacOS Sierra disponible en téléchargement gratuit

Pas d’OS X 11 chez Apple mais un macOS Sierra qui annonce un renforcement des liens avec iOS. (crédit :D.R.)

Avec macOS Sierra Apple revient à l’appellation historique de son système d’exploitation qui emprunte désormais nombre de fonctionnalités à iOS.

Quelques mois après sa présentation à la WWDC, macOS Sierra, la dernière mouture du système d’exploitation d’Apple pour ses Mac, est disponible en téléchargement gratuit sur l’App Store. Selon les recommandations de la firme, tous les Mac fabriqués après 2009 et déjà équipés d’OS X 10.7 peuvent installer cette itération qui reprend le nom historique du système d’exploitation de la marque à la pomme.

Principal changement dans macOS Sierra : une meilleure intégration avec iOS et les terminaux associés. Sierra ne se contente pas d’ajouter des fonctionnalités empruntées à iOS, il fait aussi fonctionner les Mac et iOS ensemble. On note aussi l’arrivée de Siri, du presse papier universel (Universal Clipboard) et d’Apple Pay pour payer en ligne. Et pour écarter Dropbox, Apple propose iCloud Desktop pour faciliter le stockage de document en ligne. Microsoft tente de faire de même avec OneDrive imposé par défaut à tous les utilisateurs de Windows 8 et 10. Apple propose 5 Go de stockage gratuit et ensuite 1$ par mois pour 50 Go, 3$ pour 200 Go, 10$ pour 1To et 20$ pour 2 To. Rappelons qu’Amazon Cloud Drive pousse une offre de stockage illimitée pour 70€ par an. Une solution certes moins intégrée qu’iCloud mais l’important ne reste-t-il pas la capacité, la résilience et l’accessibilité.

 

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Windows Pro 10 livré avec 38% des nouveaux PC en France

En août 2016, Windows 10 Pro a connu son plus gros succès en France.

La dernière version de l’OS de Microsoft équipait 24% des ordinateurs professionnels vendus par les grossistes en août contre 18% un mois avant.

Treize mois après son lancement, Windows 10 Pro s’impose progressivement dans les usages des entreprises. Selon Context, les ventes de PC embarquant l’OS réalisées par les grossistes d’Europe de l’Ouest ont crû de 14% en août par rapport au mois de juillet précédent. 24% des ordinateurs professionnels sous Windows commercialisés étaient ainsi équipés de cette version du système d’exploitation de Microsoft. Cette proportion atteignait 18% en juillet et 16% en juin.

En France, Windows 10 Pro connaît un succès particulièrement important. En août, Il était installé sur 38% de tous les PC professionnels vendus par les distributeurs. A la même période, son taux de pénétration atteignait 20% en Allemagne, 15% au Royaume-Uni, 16% en Italie et 28% en Espagne.

Comparé à Windows 7 Pro au même moment après son lancement, Windows 10 Pro réalise pour l’heure des résultats de vente moins bons. Treize mois après sa mise en circulation, le premier disposait de 98% de parts de marché (version permettant de revenir à une version antérieure comprise) contre 88% pour le second (même périmètre). Les choses pourraient néanmoins s’équilibrer à l’avenir puisque la différence entre les deux versions de l’OS tend à s’amenuiser au fil des mois.

 

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Arch Linux s'invite sur Windows 10

Apr§s Ubuntu, Arch Linux arrive sur Windows Subsystem for Linux.

Toujours à un stade très précoce, Arch Linux pour Windows Subsystem for Linux (AL WSL), permet de monter des images qui pourront tourner dans le sous-système expérimental Linux de Windows 10.

« Expérimental », c’est le moins que l’on puisse dire du sous-système Linux de Windows 10. Microsoft compte sur Windows Subsystem for Linux (WSL) pour attirer des développeurs Linux vers Windows. Mais le sous-système sert aussi de laboratoire aux cracks du codage qui veulent voir jusqu’où ils peuvent pousser WSL. Leur dernier défi : faire tourner une distribution Linux de tierce partie, en l’occurrence Arch Linux et son excellent gestionnaire de paquets, dans Windows Subsystem for Linux.

Actuellement, le projet ALWSL est uniquement disponible dans une version preview très instable. Essentiellement, il s’agit d’un fichier batch qui supprime la configuration du WSL existant, télécharge une copie de Arch Linux, vérifie sa validité, le configure, et l’autorise à être monté par WSL. Par défaut, WSL utilise Ubuntu comme base pour son noyau et son environnement utilisateur, mais, en théorie, le sous-système sous-jacent n’est pas dépendant d’une distribution exclusive. Il se contente de traduire les requêtes du système Linux en requêtes compréhensibles par Windows ou fait une émulation quand il ne peut pas trouver d’équivalent. Par conséquent, ALWSL a très peu de choses à faire lui-même pour que Arch Linux fonctionne.

Une plate-forme ouverte 

Pour l’instant, le projet est vraiment à l’état brut, et il ne dispose même pas de documentation digne de ce nom. « Si vous ne voulez pas détruire quoi que ce soit, mieux vaut attendre la première version. Elle n’aura rien à voir [bien sûr] avec le fichier batch », indique le document README du projet. Peu importe, des possibilités intéressantes ont déjà émergé du projet tel qu’il est. Un effet inattendu d’ALWSL c’est qu’il apporte un utilitaire pratique pour la sauvegarde et la restauration de l’état du sous-système de WSL. On peut donc s’attendre à des bricolages divers avec WSL.

Certains sont déjà en route, même si ALWSL n’est pas encore prêt pour les feux de la rampe. Le mainteneur d’un autre projet d’OS tout aussi peu conformiste, Node OS, a déjà commencé à développer une image système qui pourra être utilisé avec WSL par le biais d’Arch Linux pour Windows Subsystem for Linux.

 

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