Valeo et Cisco collaborent sur le parking connecté

L’équipementier automobile français Valeo s’est associé à Cisco pour développer une technologie de conduite automatique dans les parkings.

Se garer dans des parkings souterrains pourrait ne plus être bientôt une corvée. (crédit : Pixabay/Hans Braxmeier)

Bientôt, il suffira de conduire sa voiture jusqu’à l’entrée du parking et de lui dire d’aller se garer, avec son smartphone, et l’automobile justifiera pleinement son nom en allant se garer seule. De même, on pourra appeler sa voiture qui viendra nous rejoindre à l’entrée du parking. Cette promesse, c’est celle de l’équipementier automobile français Valeo et de sa technologie Park4U Auto. La capacité à donner des ordres au véhicule grâce au smartphone repose sur la clé virtuelle sécurisée Valeo InBlue.

L’équipementier a signé sur l’événement Viva Technology Paris un accord de coopération avec Cisco pour faire fonctionner ensemble Park4U Auto, de Valeo, et Parking Controller, de Cisco. En effet, le véhicule se dirige bien sûr grâce à ses propres capteurs (notamment pour éviter des piétons) mais aussi grâce à sa connexion avec les bornes WiFi, les capteurs vidéo et les technologies d’intelligence artificielle du parking lui-même équipé de Parking Controller.

Indigo lit les plaques d’immatriculation

Un troisième partenaire s’est associé aux deux précédents : le gestionnaire de parkings Indigo qui utilise l’application OpnGo pour lire les plaques d’immatriculation et facturer automatiquement les usages des parkings. L’ensemble des services sont liés dans un « Cyber Valet Services » visant à améliorer l’expérience client. A terme, le service devrait aussi intégrer des possibilités comme aller au lavage ou se mettre en charge en conduite automatique.

Indigo propose une démonstration dans son parking Camille Desmoulins à Issy-Les-Moulineaux. Parmi les bénéficiaires attendus, les partenaires pensent aux gestionnaires de parcs de véhicules loués pour accélérer la prise et la redépose des automobiles par leurs propres clients. Valeo a indiqué que Park4U Auto est déjà installé sur douze millions de véhicules dans le monde.

 

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Roaming en Europe : l'Arcep autorise 11 opérateurs à facturer des frais supplémentaires

Dans une salve de décisions, l’Arcep autorise plusieurs opérateurs à « facturer des frais d’itinérance supplémentaires au détail » à leurs clients. Alors que l’Union européenne a mis fin aux frais de roaming, cette tarification est rendue possible sous certaines conditions.

Depuis le 15 juin 2017, la fin des frais de roaming est une réalité dans les pays de l’Union européenne. Une avancée obtenue après des années de bataille entre les différentes institutions, pour finalement arriver sur un modèle qui met en avant de l’itinérance « comme à la maison ».

De l’itinérance sans frais… sauf exception

En France, les quatre opérateurs nationaux appliquent des politiques différentes, certains comme Orange et SFR permettent généralement d’utiliser leurs forfaits dans l’Union européenne de la même manière qu’en France. De leur côté, Bouygues Telecom et Free Mobile imposent un quota en data qui est parfois inférieur à celui inclus au niveau national. 

Depuis quelques jours, nous parcourons les sites des opérateurs virtuels (MVNO) afin de voir comment se met en place la fin des frais de roaming dans leur cas. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation se complique alors dangereusement. Certains ont d’ailleurs demandé, et obtenu, des dérogations auprès de l’Arcep.

Afone, Budget Telecom, Euro-Information Telecom… les exceptions sont nombreuses

 

Mobilité

Services pour voitures connectées : Un marché de 50 Md$ en 2022

Les services pour les voitures connectées devraient représenter 49,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires d’ici 2022, soit une croissance annuelle moyenne de 21,6%. D’après Juniper Research, qui publie ces chiffres, les connexions « Vehicle-to-everything » (V2X) seront le principal support de cette croissance.

Juniper Research estime qu’au moins 50% des véhicules roulant dans le monde en 2022 seront connectés, d’une façon ou d’une autre. (crédit : D.R.)

Pour Juniper Research, les services pour les voitures connectées s’annoncent comme un nouvel eldorado. D’après le cabinet d’étude, les revenus générés dans le monde par ces derniers devraient passer de 18,4 milliards de dollars en 2017 à 49,2 milliards en 2022. Ce marché connaîtrait alors un taux de croissance annuel moyen de 21,6% sur cette période. Pour supporter un tel marché, Juniper Research estime, par ailleurs, qu’au moins 50% des véhicules seront équipé d’au moins un type de connectivité (télémétrique, communications V2X, commerce connectés).

Les connectivités V2X (Vehicle-to-everything) seront d’ailleurs la principale source de croissance. Les fabricants automobiles et leurs partenaires travaillent d’ores et déjà sur des usages appliqués à ces technologies, comme le parking intelligent ou le paiement automatique de l’essence. Le succès des partenariats publics-privés pour développer la connectivité aux infrastructures devraient toutefois conditionner le développement commercial de ces solutions.

Les services de commerce connectés aussi en plein boom

Le potentiel des services de commerce connectés ne doit pas non plus être négligé. D’après Juniper Research, les automobilistes vont dépenser près de 100 milliards de dollars en 2022 à travers ce type de services qui représenteront donc un enjeu conséquent, d’autant que les systèmes embarqués comme Android Auto et Apple Play Car permettent déjà l’installation de nombreuses applications. Reste à voir comment les acteurs publics comptent légiférer autour de ces services connectés qui ne devront évidemment pas mettre en péril la sécurité des automobilistes.

 

Mobilité

iFixit découpe le Surface Laptop et l'estime non réparable

Le Surface Laptop n’a pas été conçu pour être ouvert ni réparé, conclut iFixit après avoir décortiqué le PC hybride que Microsoft vient de lancer.

iFixit n’a pas ouvert le Surface Laptop de Microsoft en le dévissant, mais au moyen d’un cutter qui ne l’a guère arrangé. (crédit : iFixit)

Proposé sur la boutique de Microsoft, le tout dernier PC hybride Surface Laptop sous Windows 10 S est accessible à partir de 1 149 euros TTC pour un modèle de base équipé d’un processeur Core i5 d’Intel, de 4 Go de mémoire et de 128 Go de stockage. Mais ce modèle au clavier recouvert d’Alcantara et doté d’un affichage IPS PixelSense de 13,5 pouces présente quelques inconvénients pour ceux qui aiment découvrir ce que leur machine a dans le ventre et, le cas échéant, la faire évoluer. Selon son habitude, le site iFixit s’est empressé de le démonter comme il procède régulièrement avec les nouveaux modèles lancés. Et son verdict est sans détour : le Surface Laptop n’est pas fait pour être démonté ni réparé. Il n’est pas possible d’y pénétrer sans lui infliger divers dommages, a-t-il constaté lors de son exploration.

Impossible d’ouvrir le Surface Laptop sans endommager le clavier, montre iFixit. (crédit : iFixit)

Les fixations clippées ne sont pas réutilisables. (crédit : iFixit)

Première déconvenue après avoir soulevé les patins en gomme fixés au dos de la machine, ceux-ci ne dissimulait pas de vis mais des fixations métalliques. En face avant, pour soulever le cache clavier en Alcantara, collé et fixé au moyen de picots en plastique, iFixit a dû recourir à un cutter. A l’ouverture du portable, il s’est aperçu par ailleurs que le CPU, la mémoire vive et le stockage associé sont soudés sur la carte mère, ce qui ne permet pas de faire évoluer la machine.

Accès à la carte mère. (agrandir l’image) (crédit : iFixit)

Quant à la batterie, iFixit considère qu’elle est difficile à remplacer et qu’il serait dangereux de le faire. Au moment d’attribuer la note finale sur le niveau de réparabilité de la machine, le Surface Laptop a donc récolté un zéro pointé sur 10.

Le Surface Laptop est une monstruosité pleine de colle, assène iFixit. Rien ne peut être upgradé et on ne peut pas l’ouvrir sans le détruire. (agrandir l’image)

1/10 pour le MacBook Pro 13″

En novembre dernier, le MacBook Pro 13 pouces d’Apple avec Touch Bar n’avait guère fait mieux avec une note de 1/10 attribuée par iFixit sur les critères de réparabilité. Le même mois, le Surface Studio de Microsoft avait été jugé beaucoup plus facile à démonter et à réparer. Passé de la même façon passé entre les mains de iFixit, il s’était vu attribué cette fois la note de 5/10.

Outre le Core i5, le Surface Laptop peut être livré avec un core i7 de 7e génération, être équipé de 4, 8 ou 16 Go de mémoire vive et de 128, 256 ou 512 Go sur SSD. Avec le Core i5, il dispose d’une carte graphique Intel HD 620 et avec le i7, d’une carte Iris Plus Graphics 640. Avec 8 Go de RAM et 256 Go sur SSD, le modèle à Core i5 coûte 1 449 euros TTC. Le Surface Laptop à Core i7 ne sera disponible que le 8 août 2017. Le modèle le mieux équipé (16 Go de RAM, 512 Go de SSD, couleur platine) sera vendu 2 499,00 € TTC.

 

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⚡ Bouygues Telecom et SFR peuvent réutiliser les 2,1 GHz en 4G afin d'améliorer les débits

L’Arcep autorise officiellement Bouygues Telecom et SFR à réutiliser la bande des 2 100 MHz pour de la 4G (en plus de la 3G), le but étant d’améliorer les débits via de l’agrégation de porteuses. Free Mobile et Orange peuvent faire une demande s’ils le souhaitent.

Au début du mois, l’ANFR publiait son observatoire du déploiement de la 4G par les opérateurs. Comme nous l’avions alors remarqué, une nouvelle fréquence faisait son apparition : les 2 100 MHz. Bouygues Telecom était alors le seul à disposer d’autorisations (pas d’activations) pour déployer des antennes 4G dans cette bande.

Bouygues Telecom et SFR peuvent réutiliser les 2 100 MHz en 4G

Bouygues Telecom nous expliquait qu’il ne s’agissait que d’une expérimentation « purement technique » pour le moment, tandis que l’Arcep nous confirmait que ce dernier avait déposé une demande à ses services. Il n’avait pas encore donné son feu vert, mais ajoutait que Bouygues Telecom avait décidé d’amorcer ses démarches pour « gagner du temps ».

Ce week-end, le gendarme des télécoms a annoncé officiellement qu’il autorisait Bouygues Telecom utiliser la bande des 2,1 GHz en 4G, mais aussi SFR.

Des débits toujours plus importants

L’autorisation accordée est en fait un peu plus large puisqu’il s’agit de mettre en place « le principe de neutralité technologique prévu par le cadre réglementaire ». Une manière d’ouvrir à la 4G et de laisser ensuite la place à la 5G si besoin. Le régulateur ajoute que « cela leur permettra d’améliorer les débits de la 4G ».

Lors de notre rencontre avec les équipes de SFR au mois de mai, la marque au carré rouge nous expliquait justement qu’elle comptait réutiliser la bande des 2,1 GHz afin d’atteindre de la 4G jusqu’à 1 Gb/s en 2019 (via l’agrégation de plusieurs bandes de fréquences).

Une possibilité ouverte à Free Mobile et Orange

Il faudra maintenant attendre de voir à quelle vitesse la 4G sur les 2 100 MHz va se mettre en place chez les uns et les autres. Si Bouygues Telecom et SFR sont déjà en piste, la porte reste ouverte aux deux autres opérateurs qui disposent d’une licence : « Free Mobile et Orange ont la faculté, s’ils le souhaitent, d’adresser une demande similaire » affirme l’Arcep dans son communiqué.

 

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