ExoMars : nouvelle photo du site du crash de Schiaparelli, en couleurs

Schiaparelli s’est écrasé sur Mars, c’est désormais une certitude. Alors que l’enquête suit son cours afin de trouver les causes exactes, l’ESA a publié une nouvelle photo du site, en couleur et avec une définition bien meilleure.

Le 19 octobre, l’agence spatiale européenne (ESA) retenait son souffle : sa mission ExoMars 2016 arrivait sur la planète rouge pour réaliser une double opération : le vaisseau TGO devait se placer en orbite martienne, tandis que le module Schiaparelli devait se poser sur le sol de Mars. Si pour le premier tout s’est déroulé comme prévu, le second n’a pas eu la même chance.

Un crash, deux photos du site

En effet, le jour même, l’état de santé de Schiaparelli inquiétait les scientifiques. Il ne donnait plus de nouvelles après une brusque coupure des transmissions, peu avant l’heure prévue d’atterrissage. Quelques jours plus tard, le couperet est tombé : le module se serait crashé à plus de 300 km/h sur la planète rouge. La NASA publiait alors une photo du site (voir notre actualité). 

En fin de semaine dernière, l’ESA est revenue à la charge, avec des couleurs reconstituées et une bien meilleure définition. Cette fois encore, c’est l’orbiteur Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) qui a capturé le cliché lors d’un nouveau passage, le 1er novembre.

Du changement au niveau du parachute

Les scientifiques ont également remarqué que « le contour du parachute a changé ». « L’explication la plus logique est qu’il a été déplacé avec le vent » avance l’ESA, rappelant que ce phénomène avait déjà été observé sur celui du rover Curiosity de la NASA.

Schiaparelli

Quoi qu’il en soit, de nouvelles images seront capturées dans deux semaines, l’occasion de vérifier si d’autres changements auront eu lieu. Dans tous les cas, ces images permettent de mieux comprendre ce qui est arrivé à Schiaparelli lors de sa descente explique l’ESA.

L’enquête n’est pas terminée

L’enquête est par contre toujours en cours et aucune annonce officielle n’a été faite sur les causes de l’accident. Selon « l’intuition » d’Andrea Accomazzo (directeur des opérations spatiales à l’agence spatiale européenne), il pourrait s’agir d’un bug informatique. Il explique sa théorie dans le magazine Nature.

 

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Lian Li dévoile un boitier mini-ITX avec panneau en verre trempé le PC-Q37

Lian Li décline son concept de boitier à double compartiments de la gamme PC-O avec une version mini-ITX, le PC-Q37. Un compartiment est prévu pour la carte mère, la carte graphique et le refroidissement. L’autre pour le stockage et l’alimentation.

Côté design le PC-Q37 de Lian Li conserve le format cubique de ses ainés, avec en plus de l’aluminium pour le châssis, un panneau latéral et la moitié de la façade avant en verre trempé. Le design reste donc sobre.

Pour ce qui est de l’intégration, la marque a fait le choix d’un emplacement pour une alimentation de type SFX de 22 cm maximum, plus compact que l’ATX mais moins courant, votre choix d’alimentation sera pour le coup assez restreint. Le format de carte mère se limitera au micro-ITX. Toutefois, il sera possible d’intégrer des cartes graphiques d’une longueur maximale de 32 cm, sur deux emplacements, les très grosses cartes graphiques en occupant trois sont donc à proscrire.

L’installation d’un ventirad classique pour refroidir votre processeur se limitera à 13 cm de haut au maximum. La ventilation du PC-Q37 est de base absente puisque rien n’est fourni par Lian Li. Cependant quatre emplacements 120 mm sont disponibles : deux en partie basse (remplaçables par un 140 mm) et deux en partie haute ; ainsi que deux emplacements de 80 mm sur la partie arrière. Il est également possible d’intégrer un radiateur de watercooling sur la partie haute du boitier si celui-ci n’excède pas 30 cm de long, 120 mm de large et 8 cm d’épaisseur.

lian li pc-Q37

Les disques durs et SSD trouveront leur place dans une cage prévue à cet effet. Elle est munie de deux emplacements 3,5 pouces équipés d’absorbeur de vibration et d’un emplacement de 2,5 pouces. Un second de 2,5 pouces se situe au niveau des ventilateurs de 80 mm, chose relativement étrange. La connectique se limite au strict minimum : deux ports USB 3.0 et une prise jack.

Le Lian Li PC-Q37 mesure 237 x 345 x 346 mm soit près de 28 L, à titre de comparaison un Cooler Master Elite 130 fait 18 L et un BitFenix Prodigy 36 L, soit un encombrement relativement conséquent pour trouver sa place sur votre bureau.

Le Lian Li PC-Q37 devrait être disponible sous peu pour un prix conseillé de 239,90 euros.

 

Matériel

Accélérateur de particules : Spiral2 en piste afin de « repousser les limites de la connaissance »

À Caen, le grand accélérateur d’ions dispose d’un nouvel accélérateur de particules Spiral2. Il permettra aux scientifiques de partir à la recherche de nouveaux atomes exotiques, mais aussi de faire des avancées dans le monde de la santé, des matériaux, de l’électronique, etc.

Hier, le CNRS (centre national de la recherche scientifique) et le CEA (commissariat à l’énergie atomique) inauguraient leur nouvel accélérateur de particules : nom de code Spiral2. Ce projet prend place dans le centre de recherche Ganil (grand accélérateur national d’ions lourds) de Caen.

Projet Spiral2 du Ganil : premier chevron enclenché !

Un budget de 138 millions d’euros a été nécessaire pour mettre ce projet sur pieds. Un montant qui exclut la main d’œuvre fournie par le CNRS et le CEA, évaluée à 60 millions d’euros. Ce projet permettra à la France de « doubler ses capacités expérimentales en physique nucléaire » expliquent les deux protagonistes. Plus en détail, Spiral2 produira des faisceaux de particules « d’une intensité inégalée » ce qui permettra, en théorie, de « repousser les limites de la connaissance ». 

Le démarrage des expériences se fera en plusieurs étapes, à partir de l’année prochaine et jusqu’en 2019. L’étape d’aujourd’hui concerne la mise en place d’un nouvel accélérateur linéaire Linac, de deux sources d’ions et de l’injecteur. « Les intensités des faisceaux d’ions lourds générés par cette source seront 10 à 100 fois plus importantes que celles disponibles aujourd’hui au Ganil » explique le chercheur du CNRS Jean-Charles Thomas.

Désormais, le centre national de recherche revendique être « l’un des quatre plus grands laboratoires au monde pour la recherche avec des faisceaux d’ions ». 

Une puissance plus importante pour créer de nouveaux atomes

Pour rappel, le principe de fonctionnement de cet ensemble est de créer des ions (des atomes auxquels on arrache des électrons afin de les charger électriquement), de les accélérer via des champs magnétiques (en se rapprochant du tiers de la vitesse de la lumière) puis de les faire entrer en collision avec des atomes. « Ces collisions à très haute énergie permettent d’induire des réactions nucléaires donnant naissance à de nouveaux noyaux dont la proportion neutron-proton, la structure ou encore la forme sont inhabituelles » explique le CNRS. 

Le but est donc de créer des noyaux « exotiques », c’est-à-dire qui n’existent pas à l’état naturel sur Terre. Cela n’est pas nouveau puisque plus d’une centaine ont déjà été découverts, synthétisés et étudiés indique le CNRS. De son côté, le Ganil se concentrera sur les noyaux « super lourds » : ceux dont le numéro atomique, c’est-à-dire le nombre de protons, est supérieur à 110. Actuellement, le plus lourd est l’Oganesson (numéro atomique 118 dans le tableau périodique des éléments).

Sur l’image ci-dessous, le CNRS présente les noyaux qui existent à l’état naturel (les cases blanches) et tous ceux qui ont été synthétisés dans des laboratoires (les cases orange et grises). Entre les courbes des limites d’existences se trouvent « les noyaux prédits par la théorie comme existant dans l’Univers » : autant dire qu’il reste encore du chemin à parcourir…

SPIRAL2 CNRS
En blanc : les noyaux à l’état naturel sur Terre. En orange et gris : les 2 800 noyaux synthétisés en laboratoire

Des débouchés dans de nombreux domaines, dont la santé et le traitement du cancer

Les expériences menées auront également des débouchés dans le monde de la recherche appliquée, et ce, dans des domaines variés. Nous pouvons par exemple citer les matériaux pour la microfiltration (membranes pour l’agroalimentaire et la santé), l’électronique, l’aérospatiale, le traitement des déchets radioactifs, mais aussi dans le monde de la santé : radiothérapie (pour le traitement des cancers), diagnostic et recherche biomédicale, etc.

Quoi qu’il en soit, les premières expériences débuteront en 2017 et la mise en place de l’ensemble du projet se fera progressivement jusqu’en 2019. Deux nouvelles salles sont ainsi prévues : NFS (Neutrons For Science) et S3(super séparateur spectromètre).

La première permettra « d’étudier les réactions induites par les neutrons rapides dans les réacteurs nucléaires de nouvelle génération, mais aussi les effets des irradiations par neutron dans les domaines de la santé et des matériaux », tandis que la seconde (qui ouvrira en 2019) « utilisera les faisceaux d’ions lourds pour produire et étudier les noyaux exotiques produits dans des réactions de fusion nucléaire ».

Ganil Spiral2

 

Matériel

SilverStone présente deux boîtiers : CS380 pour le stockage, KL07 pour le silence

SilverStone vient d’annoncer deux nouveaux boîtiers qui visent des marchés bien différents. D’un côté il est question du CS380 avec huit emplacements de 3,5″ et deux de 5,25″, de l’autre du Kublai KL07 qui mise sur le silence et qui dispose d’un port USB Type-C.

SilverStone vient de dévoiler un nouveau boîtier spécialement pensé pour les amateurs de stockage : le CS380. Les amateurs de la marque l’auront certainement remarqué, il s’agit d’une variante du DS380 lancé début 2014.

CS380 : un boîtier ATX avec huit baies de 3,5″ et deux de 5,25″ en façade

On retrouve en effet les huit emplacements « hot swap » de 3,5 pouces (compatibles 2,5 pouces) pour des HDD/SSD S-ATA ou SAS, mais ils sont cette fois-ci accompagnés par deux emplacements supplémentaires de 5,25 pouces. La connectique est réduite à son minimum : deux ports USB 3.0 (Type-A) ainsi que deux jacks de 3,5 mm. L’ensemble est « caché » derrière une porte avant en plastique, équipée d’une serrure pour être fermée à clé si besoin. La finition est donc un cran en dessous de celle du DS380 qui dispose d’une porte en aluminium.

Le système de refroidissement du CS380 comprend trois ventilateurs de 120 mm (1200 tpm) : deux sur le côté gauche et un à l’arrière, tous avec un filtre anti poussière. Pour le reste, c’est du classique avec des emplacements ATX pour la carte mère et l’alimentation, ainsi que 146 mm de hauteur pour le ventirad du CPU. Il faudra par contre être attentif à la carte graphique qui ne devra pas dépasser 24,13 cm de longueur. 

Les mensurations du CS380 sont de 215,3 x 426,5 x 487,5 mm, contre 211 x 285 x 360 mm pour le DS380. Ce dernier est donc plus compact, et certainement plus adapté à en faire un NAS maison. Il demande par contre des composants plus spécifiques (alimentation SFX et carte mère mini-ITX), ce qui n’est pas le cas du CS380.

De plus, le nouveau venu à l’avantage d’être moins cher puisque le fabricant annonce un tarif de 145,20 euros, contre environ de 175 euros pour le DS380. Toutes les caractéristiques techniques du CS380 sont disponibles par ici.

KL07 : un boîtier qui se veut silencieux, avec un port USB Type-C

Dans un registre un peu différent, SilverStone a aussi annoncé récemment un nouveau boîtier ATX dans sa série Kublai : le KL07. Le design est sobre avec une porte qui recouvre intégralement la face avant. La connectique se trouve sur le dessus avec deux prises jack de 3,5 mm, deux ports USB 3.0 et un USB Type-C. 

À l’intérieur, le constructeur a placé de la « mousse avec motifs spéciaux incluse pour la réduction du bruit perçu ». Trois emplacements de 3,5 pouces sont de la partie, ainsi que trois autres de 2,5 pouces uniquement. Deux ventilateurs de 140 mm sont inclus par défaut et pas moins de six emplacements de 140 mm (compatibles avec des ventilateurs de 120 mm) sont disponibles dans le boîtier. Tous les détails techniques du KL07 se trouvent par là.

Le tarif conseillé par le fabricant est cette fois-ci de 102,60 euros.

KL07 SilverStone

 

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James Webb Space Telescope : la construction est terminée, décollage prévu en octobre 2018

La construction du James Webb Space Telescope est terminée. Pour rappel, il s’agit du plus grand télescope spatial qui sera lancé d’ici deux ans. Il dépassera Hubble dans plusieurs domaines et devrait permettre de mieux comprendre l’Univers.

Cela fait maintenant plus de 26 ans que Hubble est dans l’espace (voir votre actualité sur les 25 ans du télescope spatial). Après un début de vie assez chaotique, la routine s’est installée et Hubble nous propose régulièrement de superbes clichés de l’Univers. Alors que la mission devait prendre fin en juillet 2016, elle a été de nouveau repoussée de cinq ans, jusqu’au 30 juin 2020. Pendant ce temps, la relève se prépare avec le James Webb Space Telescope.

La construction du miroir primaire de celui-ci est désormais terminée. Il est composé de 18 miroirs hexagonaux assemblés dans une salle blanche du centre spatial Goddard de la NASA. Pour rappel, ce projet est issu d’une collaboration internationale entre les agences spatiales américaine (NASA), européenne (ESA) et canadienne (CSA).

Nos confrères de Space.com indiquent que John Mather, astrophysicien et responsable du projet scientifique explique que, « aujourd’hui, nous célébrons le fait que notre télescope est terminé, et nous sommes sur le point de prouver qu’il fonctionne ». Il ajoute que le télescope James Webb Space Telescope surpasse Hubble sur deux points importants : il s’agit du plus grand télescope spatial et il est spécialement pensé pour analyser les infrarouges, ce qui n’est pas le cas de son petit frère.

Les ambitions portées par le James Webb Space Telescop sont nombreuses et les informations qu’il récoltera devraient aider les scientifiques à « mieux comprendre notre système solaire, et au-delà » explique la NASA. Grâce à ses miroirs et sa vision infrarouge, il pourra regarder « à plus 13,5 milliards d’années pour voir les premières étoiles et galaxies se former dans l’obscurité de l’univers primitif ». Il permettra aussi d’obtenir de nouvelles informations sur la composition des atmosphères des planètes en dehors de notre système solaire « et peut-être même trouver des signes des éléments constitutifs de la vie ailleurs dans l’univers ».

Quoi qu’il en soit, le lancement du James Webb Space Telescope est toujours prévu pour octobre 2018, à bord d’une fusée Ariane 5. Il prendra place au point de Lagrange L2, opposé au Soleil par rapport à la Terre et à environ 1,5 million de km de nous. D’ici là, il passera une batterie de tests afin de vérifier sa solidité et sa capacité à résister à un lancement dans une fusée.

 

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