Microsoft mettra fin au support d'Office 2007 en octobre

Il ne reste désormais plus que trois mois avant que la fin définitive du support pour la suite Office 2007, laquelle avait bénéficié d’un sursis inhabituel. Les utilisateurs pourront continuer à utiliser certaines applications de la suite à leurs risques et périls, sauf Outlook 2007, dont l’accès aux boîtes mails sera bloqué

Les entreprises qui continuent à utiliser Office 2007 ont encore un peu plus de trois mois pour laisser de côté les applications de la suite de Microsoft et passer à une version plus récente, Office 2016 par exemple. En effet, la fin du support d’Office 2007 a été fixée au 10 octobre prochain. Après cette date, l’éditeur ne livrera plus de patches pour les vulnérabilités de sécurité, ni de correctifs pour les bugs. La firme n’offrira plus, non plus, de support technique gratuit ou payant, notamment son service d’assistance téléphonique, pour répondre à toute question relative aux dysfonctionnements de sa suite.

Normalement, la fin du support de la suite de productivité 2007 devait avoir lieu en avril, en même temps que la mise à la retraite de Windows Vista. Mais en 2012, Microsoft a prolongé ce support de six mois. Une prolongation très inhabituelle dans la politique de support de l’entreprise, laquelle garantit au moins deux ans de soutien « général » après le lancement de la nouvelle version d’un produit (Office 2010, dans le cas présent).

Outlook 2007 bloqué sur Office 365 

À quelques exceptions près, toutes les applications d’Office 2007 continueront à fonctionner après la fin du support, mais les entreprises ne seront plus à l’abri d’une attaque de malwares qui exploiteraient des failles encore inconnues pour s’introduire dans leurs systèmes. Pour recevoir les mises à jour, de sécurité ou non, après le 10 octobre, les administrateurs IT doivent déployer Office 2010 ou les versions ultérieures. Sans surprise, Microsoft recommande aux entreprises de choisir une de ses formules par abonnement pour utiliser Office 365 et les applications Office 2016.

Néanmoins, si celles-ci décident de continuer à utiliser la suite Office 2007 après la date butoir, elles doivent savoir que dans certains cas, les applications Office 2007 ne fonctionneront pas correctement. C’est le cas en particulier d’Outlook 2007. « Au 31 octobre 2017, Outlook 2007 ne pourra plus se connecter aux boîtes de messagerie d’Office 365, ce qui signifie que les clients Outlook 2007 qui utilisent Office 365 ne pourront pas recevoir et envoyer de messages électroniques », prévient ainsi Microsoft.

Il existe trois solutions pour remplacer Office 2007, mais Office 2016 est le seul à offrir encore cinq trimestres de support. (Crédit : Gregg Keizer/IDG)

Microsoft a créé une page web dédiée à la fin du support d’Office 2007 avec des liens renvoyant aux mises à niveau, des instructions détaillées sur la migration et plus encore. Il est également possible de trouver sur cette page la liste de tous les composants Office 2007 dont Microsoft n’assurera plus le support après le 10 octobre prochain.

 

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Derniers correctifs avant l'arrivée de Java 9 le 21 septembre

Trois mois avant la date de sortie désormais fixée pour Java 9 Standard Edition, la communauté procède aux dernières corrections. Oracle propose de se concentrer sur les bugs de priorité 1 et de laisser ceux de priorité 2 à 5 pour de prochaines versions.

Avec la publication de la build release candidate de Java 9, Oracle propose de ne corriger maintenant que les bugs extraordinaires avant la sortie prévue le 21 septembre 2017. (crédit : Pixabay/ariesa66)

Les développeurs attendent d’importants bénéfices de Java 9 Standard Edition, lorsqu’il arrivera enfin, ce qui est maintenant prévu pour le 21 septembre. La mise à jour de ce langage de développement très utilisé dans les entreprises a notamment été retardée par les désaccords autour du système de modules (Projet Jigsaw). Cette version doit par ailleurs apporter un mode de compilation anticipée (ahead-of-time compilation), ainsi que l’interface REPL (read, evaluate, print and loop) qui permet d’interagir avec le langage de programmation et facilite son apprentissage.

Avec la publication de la build release candidate, Oracle a proposé qu’à partir de maintenant, seuls des bugs extraordinaires seraient corrigés pour la version de production. Cette proposition faite la semaine dernière constitue un resserrement supplémentaire sur les objectifs de correction de bugs pour la RDP (Rampdown Phase) 2 de la mise à jour Java. Il est prévu de se concentrer sur ceux de priorité 1 (P1) pour assurer le succès du JDK 9. Parallèlement, les développeurs travaillant sur la build devraient repousser la prise en charge des bugs qui ne sont pas nouveaux dans le JDK 9 et qui ne sont pas critiques à sa livraison (ou qui ne peuvent pas, pour une raison particulière, être corrigés dans cette mise à jour). La correction des bugs P2 à P5 sera laissée à de prochaines versions, que ce soit dans le code du produit, les tests ou la documentation. Cette modification ne devrait pas être aussi importante qu’elle apparaît de prime abord si l’on se réfère à la liste de ces bugs.

L’évolution vers un système modulaire en question

La mise à jour de Java 9, déjà plusieurs fois reportée – elle était à un moment donnée fixée à septembre 2016 – devrait donc se faire dans un peu moins de trois mois. Elle s’est embourbée dans les désaccords intervenus entre Oracle – qui coordonne les développements – et plusieurs contributeurs majeurs de Java, dont Red Hat et IBM, sur la direction que prenait le projet Jigsaw qui devait conduire vers un système modulaire. Cette évolution est supposée doper les capacités d’évolutivité de Java, de même que la sécurité. Mais des alertes ont mis en garde sur la nécessité d’envisager deux voies, l’une vers un système modulaire, l’autre non. Le remodelage que cela implique est tellement compliqué que cette évolution avait déjà été repoussée à Java 9 après avoir été abandonnée sur Java 8 en mars 2014.

Avec un système modulaire, des parties du JDK peuvent être compilées lors du runtime de différentes façons. Mais pour l’écriture de code, cela pourrait en fait ne pas changer grand-chose. « Je ne pense pas que cela va beaucoup changer les pratiques de coding ou la productivité », estime par exemple Gil Tene, CTO d’Azul Systems, fournisseur spécialisé dans les technologies Java. A l’inverse, Mark Reinhold, architecte en chef de la plateforme Java chez Oracle, décrit depuis presque deux ans Jigsaw comme un « profond changement ». Qu’au final les développeurs l’estiment utile ou pas, on ne sait pas s’il arrivera ou non avec Java 9. Oracle exprime son optimisme de se rabibocher avec le reste de la communauté Java sur ces questions pour, enfin, livrer ce système modulaire dans cette version.

Compilation anticipée, REPL, connexion JVM unifiée

Concernant les autres évolutions, la compilation anticipée, quoique encore au stade expérimental, tout au moins pour le moment, devrait aider sur les temps de démarrage des applications. Quant à REPL, il fournit via jShell un outil en ligne de commande pour évaluer les déclarations de variables, de même qu’une API pour que les autres applications puissent utiliser cette capacité. L’API cliente http/2 pour Java 9 devrait aider à la mise en œuvre vers http et WebSocket et pourrait remplacer HttpURLConnection. L’API actuelle présente beaucoup d’inconvénients, en particulier celui d’être difficile à utiliser et à maintenir.

Une connexion JVM unifiée apportera un système commun pour les composants de JVM, avec des options en ligne de commande pour se connecter et trouver les raisons des plantages ou ce qui cause des problèmes sur les performances.

Si Oracle parvient à livrer à la date désormais prévue, il se sera écoulé 3 ans et demi entre Java 8 et Java 9. A l’avenir, le fournisseur prévoit une cadence plus rapide, avec des mises à jour tous les ans, ou même plus fréquemment, pour que les développeurs n’aient pas à patienter aussi longtemps pour bénéficier de nouvelles fonctionnalités. Les utilisateurs peuvent toutefois se demander s’ils pourront suivre une telle cadence.

 

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Windows 10 : que trouvait-on vraiment dans la fuite de données de ce week-end ?

Depuis ce week-end, les articles font rage : 32 To d’informations diverses sur Windows 10 auraient fuité, dont une partie du code source de Windows 10. Dans la pratique, la fuite est nettement moins importante, mais pose quand même de sérieuses questions de sécurité.

Vendredi soir, The Register publiait un article explosif : 32 To de données diverses au sujet de Windows 10 ont été trouvés sur le site BetaArchive, spécialisé dans les dépôts de préversions et de logiciels abandonnés.

Nos confrères évoquaient alors un mélange de versions internes ainsi que le code source du cœur du système d’exploitation. Ils estimaient également que la fuite devait avoir eu lieu en mars dernier, les données ayant a priori été « exfiltrées » directement depuis les locaux de l’entreprise. Bien qu’une partie des données puisse être sensible, il semble cependant qu’on soit loin d’une fuite réellement dramatique.

32 To de données ? Oui, mais…

 

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Avec Stitch, MongoDB simplifie le développement applicatif

Lancé par MongoDB, Stitch est un outil backend-en-tant-que-Service permettant aux développeurs d’intégrer des services tiers dans leurs applications sans avoir à réécrire de code et compromis sur la sécurité. Il sera disponible pour tous les utilisateurs de MongoDB à la fois en version cloud et sur site d’ici fin 2017.

MongoDB Stitch permet aux développeurs d’écrire des règles et des intégrations de service de manière simple et déclarative facilitant le démarrage, l’extension et la maintenance applicative. (crédit : D.R.)

L’éditeur du système de gestion de base de données orientée documents MongoDB lance Stitch pour simplifier le développement d’applications. Depuis sa création il y a dix ans, l’offre de services Web n’a cessé de proliférer, et désormais les applications Web et mobiles ont souvent besoin de se connecter à plusieurs d’entre eux pour offrir une expérience utilisateur de premier ordre. Mais, pour créer des applications ayant ces capacités, les développeurs doivent généralement écrivent beaucoup de « glue code » ou « code de liaison » afin d’intégrer différents services tiers en continu à mesure de leur évolution. L’écriture de ce code est très répétitive, propice aux erreurs, et mobilise un temps que le développeur pourrait consacrer à construire le front-end de son application.

Pour supprimer cette contrainte, Stitch fournit aux développeurs une API MongoDB qui leur permet de configurer les différents services qu’ils souhaitent inclure dans leur application. « Dans le cas d’une application mobile par exemple, le développeur doit inscrire les informations d’enregistrement de l’utilisateur dans MongoDB, mais il doit aussi recréer ce client via un service tiers comme Stripe. Il devra peut-être l’intégrer à Twilio pour envoyer un message texte confirmant la création de compte et l’inscription », a ainsi expliqué le vice-président de Mongo Cloud, Sahir Azam, à nos confrères de Computerworld UK. Il est souvent nécessaire de combiner un tas de services tiers pour créer un processus métier pour une application. Et Stitch permet justement de créer très proprement des pipelines et des workflows dans une interface utilisateur qui relie tous les services et assure leur interaction. « Par exemple, il est préférable d’éviter de débiter deux fois la même carte de crédit ou d’ajouter l’API Stripe à deux reprises. Ce serait problématique. Par contre, il est peut-être tout à fait avisé d’envoyer plusieurs messages texte au cas où l’un d’entre eux n’aurait pas été transmis. Le principe de cette approche est basé sur les règles. Il évite de tout coder en front-end de l’application ou de créer un code middleware pour faire les liens nécessaires ».

En bêta publique pour MongoDB Atlas d’abord

Le nom « MongoDB » est l’abréviation (en anglais) de « base de données énorme », un choix approprié pour une entreprise dont l’objectif est de faire gagner du temps dans la gestion des bases de données. « Notre priorité est d’améliorer la productivité des développeurs », a déclaré Elliot Horowitz, le CTO de MongoDB à nos confrères de Computerworld UK lors du MongoDB World, la conférence annuelle consacrée aux développeurs, qui s’est tenue les 20 et 21 juin à Chicago. « Si l’on regarde les domaines où les entreprises dépensent de l’argent, celui du temps de développement dépasse tous les autres ». Aujourd’hui, l’objectif de productivité de MongoDB est fixé sur la réunion des divers services tiers en une seule application et la combinaison des différents outils de développement dans une interface unique et simplifiée. Parmi les premières intégrations prêtes à l’emploi, l’éditeur cite Facebook, AWS, Twilio, Slack, MailGun et PubNub. Les développeurs peuvent également ajouter d’autres services cloud ou des microservices à l’aide du service Stitch HTTP. Ils peuvent stocker leurs données en toute sécurité et protéger la vie privée des utilisateurs en définissant des règles d’accès granulaires autour de la sécurité, un travail beaucoup moins sujet aux erreurs que la personnalisation du code dans la couche middleware.

Stich est disponible en version bêta publique pour MongoDB Atlas, et devrait être disponible pour tous les utilisateurs de MongoDB à la fois en version cloud et sur site avant la fin de l’année. Les prix seront fonction de l’usage. La base de données MongoDB a connu un grand succès auprès des développeurs d’applications Web et mobiles, notamment à cause de ses très bonnes performances, et ce pour un prix très minime, comparativement à la base de données MySQL d’Oracle, leader du marché. Cette facilité promise par Stitch donne à la base de données un nouvel avantage concurrentiel.

Un outil BI Mongo Charts prévu cet automne

L’an dernier, l’éditeur avait annoncé MongoDB Atlas, un service de base de données hébergé dans le cloud, mais disponible uniquement sur Amazon Web Services (AWS). Depuis, plus de 25 000 personnes se sont abonnées au service pour créer leurs applications dans le cloud. Le panel des inscrits est très varié puisqu’on y trouve aussi bien le site de rencontres en ligne eHarmony que le développeur de produits biotechnologiques Thermo Fisher Scientific. Pour répondre à cette demande croissante d’Atlas, Elliot Horowitz a également annoncé lors du MongoDB World que les clients et les entreprises ayant des stratégies multi-cloud « pourront déployer des clusters Atlas sur n’importe quel cloud public ». Cela signifie que les clients peuvent désormais faire tourner Atlas sur la plateforme Google Cloud Platform (GCP) et sur Microsoft Azure, en plus de l’option AWS précédente. « La disponibilité de MongoDB Atlas à travers AWS et maintenant via Google Cloud Platform et Microsoft Azure, permet aux utilisateurs de MongoDB partout dans le monde d’exploiter facilement la base de données avec les services cloud qu’ils souhaitent, sans se soucier des frais d’exploitation liés à l’usage de la base de données conformément aux meilleures pratiques », a encore déclaré Sahir Azam. Le service propose un mode de tarification flexible calculé sur une base horaire. Une version gratuite est également disponible pour le prototypage des applications.

MongoDB a également dévoilé un nouvel outil de business intelligence (BI) dénommé Mongo Charts. Cet outil d’analyse, qui permet aux utilisateurs de créer rapidement des graphiques et des tableaux de bord détaillés à partir de leurs données MongoDB, devrait être disponible à l’automne.

 

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Ruby frappé par une baisse de popularité

Même s’il est toujours dans le top 10 du classement des langages de RedMonk, Ruby est confronté à une forte concurrence de Go, Rust, Swift et Kotlin.

Ruby pointe à la 8e place du classement RedMonk de juin 2017. (crédit : D.R.)

Si la convivialité pour construire des applications Web a fait la réputation du langage Ruby, elle semble aujourd’hui ne plus être suffisante pour satisfaire les développeurs. Son glissement dans le dernier classement des langages de programmation établi par RedMonk soulève en effet des interrogations quant à la place qu’occupe aujourd’hui le langage parmi les développeurs. Dans l’édition de juin 2017 de ce classement bi-annuel, Ruby apparaît en effet cette fois en huitième position, le plus mauvais score jamais atteint par le langage. « Swift et maintenant Kotlin sont devenus des choix évidents pour le développement mobile natif. Go, Rust, et les autres sont des choix clairement plus actuels pour l’infrastructure », a déclaré Stephen O’Grady, analyste de RedMonk. « Dans le même temps, le web, où le langage Ruby a vraiment imprimé sa marque avec Rails, est devenu un secteur très compétitif et très concurrentiel ».

 

Classement intégral des langages de programmation établi par RedMonk en juin 2017. (crédit : RedMonk)

Même si Stephen O’Grady insiste sur le fait que Ruby reste « extrêmement populaire », certains intervenants sur des sites comme Hacker News et Quora se demandent de plus en plus si le déclin de Ruby n’est pas irréversible. En 2013, dans le classement Redmonk, Ruby culminait à la quatrième place, renforçant le sentiment d’un déclin, même si celui-ci reste lent. Les 10 premiers langages du classement RedMonk de juin 2017 sont JavaScript, Java, Python, PHP, C #, C ++, CSS, Ruby, C et Objectif C. 

La formule utilisée par RedMonk pour établir son classement est basée sur les demandes d’extraction faites sur GitHub et sur les discussions concernant le langage sur Stack Overflow. La méthodologie de RedMonk diffère de celle des classements mensuels Tiobe et PyPL qui utilisent des formules basées sur les recherches effectuées sur le Web pour évaluer la popularité des langages de programmation.

 

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