SFR corrige son site et précise les options incluses seulement pendant 12 mois

Il y a deux semaines, nous tentions de comprendre les nouvelles offres de SFR pour l’accès internet sur le fixe. Nous avions en effet relevé de nombreuses erreurs et oublis. Ils sont désormais corrigés sur le site du FAI.

Vers le 20 octobre, SFR mettait une nouvelle fois à jour ses offres internet fixe. Un changement inattendu puisque de nouvelles FIS (Fiches d’information standardisées) avaient été publiées le 4 octobre. Cela semblait d’ailleurs avoir déstabilisé les équipes puisque nous relevions de nombreuses erreurs et incohérences lors de notre analyse du site.

À force de tout chambouler constamment… on se trompe

Ainsi, des tarifs étaient faux, tout comme les FIS. De plus, de nombreuses options incluses pendant 12 mois n’étaient pas clairement identifiées comme telles. Nous avions donc cherché à comprendre ce qu’il en était.

Après quelques jours d’analyses et d’échanges avec les équipes de SFR, nous avions mis au clair la composition des nouvelles offres. Nous avions même proposé une mise en page plus claire pour celles-ci. Deux semaines plus tard, le FAI semble enfin avoir décidé de s’en inspirer.

Il y a un peu plus d’une semaine, nous notions que le tarif de l’offre Power Plus après 12 mois était enfin corrigé. Il passait alors de 64,98 euros à 62,98 euros. Cela s’explique par la facturation d’OCS (12,99 euros par mois) une fois la période promotionnelle terminée. Mais des erreurs importantes étaient toujours présentes. 

Deux semaines après notre article : les corrections sont là

Ce vendredi, nous avons détecté une nouvelle vague de changements, et le service presse de SFR nous a indiqué qu’une mise à jour était en cours : 

Selon nos constatations ce lundi matin, c’est effectivement le cas et les options qui ne sont incluses que pendant 12 mois sont désormais clairement affichées comme telles. Les tarifs après 12 mois sont aussi tous justes.

Bien entendu, il reste encore quelques petits détails à régler (comme BeIN Sports qui apparait toujours comme facturé après 12 mois alors qu’il est inclus dans le « ? » de Power+), et les FIS ne sont pas encore à jour, mais le principal est fait. Le reste devrait suivre d’ici quelques jours.

Espérons maintenant que cette plus grande clarté restera de mise au gré des prochaines mises à jour tarifaires. On aurait aussi apprécié que SFR arrête de séparer le tarif de son forfait et celui de sa box, puisque celle-ci est imposée. Il n’y a ainsi aucune raison, autre que marketing, de ne pas l’intégrer dans le tarif largement mis en avant en tête de tableau.

Offres fixe SFR 20 octobreSFR Offres fixe 4 novembre
Avant / Après

 

Internet

Le récap' des bons plans du moment, semaine 44

Cette semaine, l’actualité a été largement marquée par la publication d’un décret organisant le fichage de 60 millions de Français. Dans un registre plus léger, Synology a lancé son DSM 6.1, Microsofot a officialisé Teams et l’Afnor a dévoilé un label pour les seniors, alors que la Teams Bons Plans a continué sa recherche de promotions.

Rue du Commerce coupe jusqu’à 150 euros sur le prix d’une sélection d’ordinateurs, de tablettes et de smartphones. Chez la Fnac, c’est l’opération déstockage avec jusqu’à 60 % de remise. Enfin, Grosbill a relancé ses ventes flash avec des promotions sur de nombreux produits.

Comme d’habitude, voici l’ensemble des offres disponibles triées par catégorie :

 

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L'inutile chatbot de Barack Obama passe en open source

Envoyer ses doléances à Barack Obama via son chatbook Facebook est aussi passionnant que de lui envoyer une lettre. (crédit : D.R.)

La Maison Blanche a versé dans GitHub le code source du chatbot du président des Etats-Unis, Barack Obama, utilisé sur la page Facebook de son site institutionnel. Un chatbot qui se montre aussi indiscret que pas forcément très utile…

Les chatbots sont à la mode, même le président des Etats-Unis s’y met. Enfin les responsables de la page Facebook institutionnelle de Barack Obama qui ont mis en place en août dernier une boîte de dialogue Messenger permettant à des millions d’américains de poser leurs questions au président. Un outil limité cependant car ne permettant pas en fait d’obtenir de réponse, ce dernier étant en fait un simple – mais géant – cahier de doléances permettant de classer les interrogations des citoyens américains permettant à Barack Obama de prendre la température de ce qui se passe dans le pays. Outre un intérêt discutable, ce chatbot se montre aussi particulièrement indiscret : nous avons demandé (en anglais) à Barack Obama ce qu’il pensait de François Hollande et l’une des premières choses qui nous a été demandée a été notre adresse de messagerie…

Impatiente de partager avec la planète entière sa technologie de chatbot basée sur Drupal, la Maison Blanche a annoncé proposer son code source sur GitHub afin de permettre à n’importe qui de se doter à bon compte d’une technologie d’interaction client/consommateur/citoyen moderne, certes, mais pas très efficace en l’état. Gageons que quelques lignes de codes supplémentaires permettront à ce chatbot de devenir un peu plus interactif et surtout utile.

 

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Shopping : à l'Europe, Google répond (encore) qu'il n'y a pas de problème de concurrence

Google affirme à la Commission européenne qu’il n’a pas de pouvoir de vie ou de mort sur les comparateurs de prix, qui seraient simplement délaissés par les internautes. En fait, l’entreprise pointe l’importance d’Amazon dans la recherche et la décision d’achat, niant toute position dominante au passage.

« Améliorer la qualité n’est pas anti-concurrentiel, partie II. » C’est le titre de la seconde réponse de Google à la Commission européenne, qui accuse la société d’avoir causé le déclin de comparateurs de prix en Europe, au profit de son service Shopping. Comme l’an dernier, le groupe américain répond qu’il n’y a pas de souci de concurrence, quand bien même l’institution européenne lui a envoyé de nouveaux griefs en juillet dernier.

En fait, la Commission reproche à Google de mettre en avant son service de comparaison de prix dans ses résultats de recherche, au détriment des autres. L’institution bruxelloise estime que cette mise en avant systématique a marginalisé les concurrents, avec une incidence directe sur leur trafic, donc leurs revenus. De même, elle craint que les internautes n’aient simplement plus accès aux meilleures offres. Un point de vue largement défendu par les acteurs derrière l’Open Internet Project, qui contribuent beaucoup au dossier.

Google se dit marginal dans la recherche de produits

Après un délai supplémentaire de trois semaines accordé par la Commission, la réponse de Google à ses accusations est nette : il n’est pas le principal acteur de la recherche et de la comparaison de prix en ligne. Cette place reviendrait à Amazon, largement cité par le moteur de recherche dans son billet de blog. Le groupe américain estime la Commission européenne déconnectée des réalités de la vente en ligne.

Même s’il répond à 90 % des recherches en Europe, il n’aurait qu’une importance toute relative dans l’e-commerce, selon ses propres dires. Par exemple, Google affirme qu’en Allemagne, un tiers des recherches de produits commencent sur Amazon, contre moins de 15 % sur son moteur et 6,7 % sur un comparateur de prix. La transition vers l’Internet mobile, et les applications des cybermarchands, contribueraient à ce mouvement de marginalisation des intermédiaires.

Pour Google, les internautes préfèrent ses publicités

« La preuve est évidente : les utilisateurs peuvent et cliquent où ils le souhaitent, tout comme ils naviguent sur les sites de leurs choix. Tous ces services — les moteurs de recherche, les sites de comparaison de prix, les plateformes marchandes, et les marchands — se font concurrence en matière d’achat en ligne » appuie l’entreprise, visiblement sûre de son fait.

Google centre tout son argumentaire sur l’importance d’Amazon dans les recherches et les comparaisons de fonctions. La régie publicitaire pointe aussi l’émergence d’acteurs comme Facebook, qui offrent de nouveaux canaux pour accéder au consommateur. Qu’il mette en avant son service de comparaison de prix n’aurait donc qu’un effet limité sur la concurrence.

« Il n’existe tout simplement pas de corrélation significative entre l’évolution de nos services de recherche et la performance des sites de comparaison de prix » martèle la société. D’ailleurs, à la demande de la Commission européenne d’afficher les publicités de comparateurs concurrents sur ses pages de recherche, Google répond que les internautes préfèrent ses propres réclames.

Elles n’auraient d’ailleurs pas d’effet prouvé sur le trafic des sites, quand bien même ceux-ci descendent dans l’affichage des pages de résultats. Une affirmation classique de sa part, qui ne suffira peut-être pas à convaincre Bruxelles. Elle estime par ailleurs que les plaintes de quelques acteurs (dont l’OIP) sur des chutes de trafic ne sont pas représentatives du marché.

La réponse aux griefs sur Android dans la semaine

« En somme, nous ne pouvons être d’accord avec ce dossier qui manque de preuves et limiterait notre capacité à améliorer nos produits, simplement pour satisfaire l’intérêt d’un petit nombre de sites » conclut le groupe. Bien entendu, il dit continuer à discuter avec la Commission. Celle-ci devrait d’ailleurs difficilement se contenter d’une telle fin de non-recevoir à ses griefs, s’étant approchée d’une décision de sanction en mai, avant de compléter son dossier avec de nouvelles preuves de mauvaises pratiques en juillet.

Sur le fond, Google maintient sa ligne. L’entreprise affirme simplement que le schéma de recherche « Google, puis comparateur de prix, puis cybermarchand » n’est plus pertinent, donc que les craintes de la Commission sur la concurrence sont caduques. En fait, Google serait simplement l’un des nombreux sites qui « font face à Amazon, de loin le plus grand acteur sur ce secteur ». 

C’est aussi aujourd’hui que la société américaine a répondu aux griefs de la Commission sur AdSense for Search, s’étendant bien moins sur le sujet. Elle dit avoir répondu à l’institution, sans plus de détails. Pour mémoire, le groupe est accusé d’empêcher des sites d’afficher les publicités de régies concurrentes sur des pages de recherche comprenant déjà les siennes. D’ici le 11 novembre, le groupe doit également répondre aux accusations d’abus de position dominante via ses services sur Android, auxquels sont liées de nombreuses obligations pour les constructeurs.

 

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Aujourd'hui, c'est la journée nationale contre le harcèlement et le cyberharcèlement

Le harcèlement et le cyberharcèlement pourrissent la vie de centaines de milliers de personnes, dont les jeunes. Aujourd’hui, c’est la seconde journée nationale de lutte contre ce fléau, l’occasion de rappeler les services qui peuvent aider.

Le cyberharcèlement (en anglais cyberbullying) « est une forme récente de harcèlement. On la retrouve en particulier via les SMS et les réseaux sociaux » explique l’association e-Enfance, agréée par le ministère de l’Éducation nationale. Selon différentes enquêtes, environ 10 % des écoliers et collégiens en sont victimes. Le premier pas pour lutter contre ce fléau est d’en parler et de briser la loi du silence.

Journée nationale « Non au harcèlement » et au cyberharcèlement

C’est dans cette optique qu’a été lancé l’année dernière la journée nationale « Non au harcèlement ». Aujourd’hui, il s’agit donc de la deuxième édition, spécifiquement centrée autour du cyberharcèlement. En effet, « le harcèlement peut aussi débuter mais surtout se prolonger sur un téléphone portable, une tablette, un ordinateur, par des centaines de SMS, des vidéos, des photos, des commentaires injurieux sur les réseaux sociaux, sur les forums ou sur les jeux en ligne » explique la ministre Najat Vallaud-Belkacem.

Ce genre d’attaque peuvent prendre de nombreuses formes, explique l’Éducation nationale (liste non exhaustive) : 

  • intimidations, insultes, moqueries ou menaces en ligne
  • propagation de rumeurs
  • piratage de comptes et usurpation d’identité
  • création d’un sujet de discussion, d’un groupe ou d’une page sur un réseau social à l’encontre d’une personne
  • publication d’une photo ou d’une vidéo de la victime en mauvaise posture
  • sexting, qui est la contraction de « sex » et « texting »

Pour cette seconde journée d’action, le ministère s’est associé avec la communauté Rose Carpet, pour mettre en ligne une vidéo de sensibilisation.

Le message est clair : le cyberharcèlement ne s’arrête pas aux portes de la maison, il n’offre aucun répit et il n’a pas d’heure avec les réseaux sociaux. La vidéo met l’accent sur un message en particulier : « liker, c’est déjà harceler », une manière de rappeler que mettre un « j’aime » sur un commentaire déplacé peut enfoncer encore un peu plus une personne dans sa solitude.

Sensibiliser, prévenir, former et prendre en charge

Parler de ce sujet permet visiblement de faire bouger les choses puisque, selon le ministère de l’Éducation nationale, « pour la première fois en France, le harcèlement à l’école diminue ». Il reste néanmoins encore beaucoup de travail, tant le harcèlement et le cyberharcèlement « continuent de faire souffrir des centaines de milliers d’enfants et de jeunes ».

Cela prend parfois des tournures tragiques avec le suicide des victimes. C’est notamment l’histoire de Marion, 13 ans pour toujours, un livre (également adapté en téléfilm) où la mère de la jeune fille explique le harcèlement scolaire dont a été victime Marion, qui s’est pendue dans sa chambre.

Afin de continuer à faire avancer les choses, le ministère met en avant quatre axes de développement : sensibiliser avec la journée nationale et un site Internet, prévenir avec des outils et un guide, former les enseignants et son personnel, et enfin prendre en charge les enfants et les familles.

Que faire si on est victime ou témoin de harcèlement ?

Pour cela, le numéro vert (donc gratuit) dédié « 30 20 » dispose désormais d’horaires élargis allant de 9h à 20h en semaine et de 9 à 18h le samedi. Les victimes ainsi que les témoins peuvent appeler pour signaler un harcèlement ou simplement demander de l’aide.

Plus axé sur les problèmes liés aux usages numériques (et donc à Internet), il y a également le numéro vert 0800 200 000 ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h. Vous pouvez ainsi entrer en contact avec des professionnels qui seront à votre écoute, qui pourront vous informer et vous conseiller. Un site est également disponible, à partir duquel vous pouvez lancer une conversation via chat, Facebook Messenger, email ou tout simplement en étant rappelé.

Dans tous les cas, il faut en parler, sans attendre que la situation dégénère. Et la victime n’est pas la seule à pouvoir le faire, toute personne témoin d’un (cyber)harcèlement peut prendre contact avec des professionnels afin de signaler la situation. Lutter contre toutes les formes de harcèlement est un combat de chacun !

 

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