ThinkStation Tiny : une station de travail compacte mais puissante

Emboitant le pas à Dell EMC et HP, Lenovo lance la ThinkStation P320 Tiny, une station de travail très compacte (3,5 cm de large) mais pourvue d’un processeur Intel Kaby Lake et d’un GPU Nvidia Quadro. Certifiée par les principaux éditeurs du marché (Autodesk, Dassault, etc.), elle peut gérer l’affichage sur 6 écrans en simultané.

La station de travail Thinkstation P320 Tiny de Lenovo mesure 3,5 X 18 X 18,2 cm.

Les amateurs de station de travail Windows compactes mais capables d’assurer la gestion de plusieurs écrans et apportant des performances élevées vont pouvoir se tourner vers la dernière ThinkStation P320 Tiny de Lenovo. Mesurant 3,5 X 18 X 18,2 cm, cette station de travail est la plus petite du marché à être certifiée par les ISV (Independant Software Vendor) d’après Rob Herman, le directeur de la division Workstation du fabricant chinois. « Cette fameuse certification accordée par les éditeurs indépendants, comme Autodesk, Dassault Systèmes, PTC ou encore Siemens, est très importante puisqu’elle conditionne le statut de station de travail de la machine », rappelle Lloyd Cohen, un analyste d’IDC.

Et cette certification semble justifiée au regard de ce qu’embarque la ThinkStation P320 Tiny. Elle s’appuie notamment sur un processeur Intel Core i7 7700, apportant une fréquence de base de 3,6 GHz, et une carte graphique Quadro P600 de Nvidia. Pour la mémoire, la Tiny peut également compter sur 34 Go de DDR4. Quant au stockage, elle est dotée de deux emplacements M2 SSD lui apportant jusqu’à 2 To d’espace. La Tiny est également bien pourvue en connectique. Elle peut gérer jusqu’à 6 écrans grâce à 4 sorties MiniDisplay et 2 sorties Display. Elle compte en outre six ports USB 3.0 et un port Ethernet.

Limiter les problèmes de place

Disponible fin juin à partir de 799$ HT aux Etats-Unis (les prix devraient s’aligner en Europe), la Tiny s’affiche comme une station de travail entrée de gamme mais efficace. Elle peut aussi bien correspondre aux personnes travaillant en CAO et FAO que pour des services financiers. « Les stations de travail compactes s’adressent surtout aux personnes travaillant dans des espaces restreints, comme des designers ou des traders », explique Lloyd Cohen.

Ces populations de travailleurs ont souvent besoin de plusieurs écrans et doivent donc optimiser la place sur et autour de leurs bureaux. Lloyd Cohen raconte même avoir vu des traders utiliser directement plusieurs tours pour gérer ces problématiques. Les stations de travail compactes doivent permettre de répondre à ces problématiques d’espace. D’après lui, elles représentent d’ailleurs une part de plus en plus significative du marché. Hormis Lenovo, Dell EMC, avec la série 3000, et HP avec ses Z240, propose également des solutions similaires dans les mêmes ordres de prix. A noter également le Mac Pro qui condense également une très grosse puissance dans un très petit espace, mais à un prix bien supérieur.

 

Hardware

Avec sa puce serveur Epyc, AMD concurrence Intel dans le datacenter

AMD n’est pas seul à espérer que son processeur pour serveur Epyc, un système sur puce SoC multimodule basé sur l’architecture « Zen » x86 officiellement lancé mardi, mette un terme à la domination d’Intel sur le marché des puces pour datacenter. Des entreprises, hébergeurs Web et fournisseurs de cloud hyperscale le souhaitent aussi.

La puce Epyc sur l’architecture « Zen » X86 : dernière occasion d’AMD de se placer sur le marché serveurs ?

Si l’on en croit les spécifications fournies par AMD, les benchmarks de performance et les fonctions mémoire, plus les avis des éditeurs de logiciels et de matériel gravitant dans l’écosystème du datacenter, la puce Epyc a tous les atouts pour fissurer ce marché dominé depuis des années par Intel. « Si l’on veut qu’AMD mette un pied dans ce marché, gagne les cœurs et les esprits, apporte une valeur pour laquelle les clients sont prêts à payer, nous devons frapper un grand coup pour tout chambouler », a déclaré Dan Bounds, directeur senior des produits pour datacenter et des solutions d’entreprise chez AMD. « Et pour ça, il ne faut pas arriver avec un produit qui ressemble à celui du concurrent ».

Cela fait un certain temps que AMD dévoile ici et là certaines fonctions d’Epyc, sans parler des fuites techniques qui circulent depuis la semaine dernière, mais le lancement de mardi est la première présentation officielle et détaillée de la famille de produits. En bas de cette liste, on trouve l’Epyc 7251, une puce 8 cœurs capable de prendre en charge 16 threads simultanés, dont la fréquence plancher de 2,1 GHz peut monter à 2,9 GHz. À l’inverse, en haut de liste figure l’Epyc 7601, une puce 32 cœurs, 64 threads, dont la fréquence plancher de 2,2 GHz peut atteindre 3,2 GHz. Comparativement, les puces Xeon d’Intel ne dépassent pas les 24 cœurs.

 

La famille de processeurs Epyc d’AMD va de 8 à 32 cœurs. (Crédit : AMD)

Alors que les entreprises déplacent toujours plus de données vers le cloud, les serveurs de datacenter sont de plus en plus sollicités. Un nombre plus élevé de noyaux dans les processeurs rendra ces serveurs plus réactifs, autant pour répondre aux requêtes que pour reconnaître les images et traiter les vidéos. Mais l’atout d’Epyc ne s’arrête pas au nombre de cœurs. Tous les processeurs de la gamme d’AMD proposent huit canaux de mémoire prenant en charge la DRAM DDR4 2666 MHz, 2 To de mémoire et 128 voies PCI Express (PCIe). L’enveloppe thermique ou TDP, c’est-à-dire la quantité maximale de chaleur émise par une puce, varie de 120W, pour le bas de la gamme, à 180W pour l’énorme version 32-cœurs.

Pour couronner le tout, tous ces éléments tiennent dans une puce one-socket qui peut être associée à une autre puce Epyc à deux sockets. Pour les versions haut de gamme, dont le prix avoisine les 4 000 dollars HT, les benchmarks internes d’AMD montrent que la performance à virgule flottante (pour les tableurs, les graphiques et les jeux, par exemple) du pack one-socket Epyc 7601 est 75 % plus élevée que celle de la puce E5-2699A v4 d’Intel et que le rendement du traitement des entiers (les nombres entiers et le traitement de texte, par exemple) est supérieur de 47 % à celle de la même puce E5-2699A v4 d’Intel. Il est intéressant de noter également que les benchmarks d’AMD indiquent un rendement dans le traitement des entiers supérieur de 70 % par rapport aux puces de gamme intermédiaire d’Intel, dont le prix tourne autour de 800 dollars HT et que l’Epyc 7301 tient la dragée haute à la puce Intel E5-7630. Hier, lors de la présentation, différents partenaires d’AMD ont fait plusieurs démonstrations pour appuyer ces résultats.

Le prix est certes un élément important, mais c’est surtout le SoC en lui-même qui donne à AMD une légitimité à mettre un pied dans le datacenter. Essentiellement, Epyc permet aux datacenters d’accueillir un plus grand nombre de serveurs dans un espace plus petit, ce qui se traduit clairement par des économies d’énergie, d’espace et une réduction des coûts d’exploitation. Plus l’échelle est grande, plus les économies sont importantes.

 AMD

Le processeur Epyc d’AMD est disponible en version une et deux sockets. (Crédit : AMD)

AMD affirme que l’élément de différenciation le plus important réside dans l’équilibre entre les performances et la mémoire évolutive. « Nous pensons déjà que la performance en virgule flottante nous permet d’entrer dans le cercle. Ce à quoi nous ajoutons de la bande passante mémoire et des performances mémoire », a déclaré Dan Bounds d’AMD. « Le fait d’avoir la même capacité mémoire et la même empreinte d’E/S dans la gamme de produits, depuis la version 8-cœurs jusqu’à la version 32-cœurs, est la clé », a encore déclaré le directeur senior des produits pour datacenter et des solutions d’entreprise chez AMD. « C’est un énorme facteur de différenciation et il crée une rupture avec Broadwell et Skylake », a-t-il affirmé, se référant à l’architecture actuelle et à la prochaine génération de puces Xeon d’Intel, dont le lancement officiel est prévu en juillet.

« Les performances de Skylake seront 15 % plus élevées que celles de Broadwell, et cela ne suffira pas à combler l’écart avec Epyc, en particulier dans le pack one-socket, d’autant que l’évolutivité de la mémoire permettra également à la nouvelle puce d’AMD de rester compétitive », a confirmé Patrick Moorhead, analyste principal de Moor Insights & Strategy. La puce Epyc sera compatible avec les sockets de la prochaine génération de produits, et elle est également dotée d’un sous-système de sécurité dédié. « AMD a gravé des fonctions cryptographiques dans le silicium des contrôleurs mémoire pour crypter efficacement la mémoire », a précisé l’analyste.

Mettre un terme à la spirale des échecs

C’est la troisième tentative d’AMD sur le marché des serveurs. Le fondeur a connu suffisamment de succès et d’échecs pour savoir ce dont il a besoin pour réussir. Pendant cette même conférence, AMD a annoncé qu’il travaillait aussi avec Microsoft pour intégrer Epyc dans Project Olympus. Contrairement aux puces ARM, la puce Epyc, basée sur l’architecture « Zen » X86 de ses derniers processeurs pour PC Ryzen Threadripper, n’oblige pas les éditeurs de réécrire le code de leurs logiciels.

Pour le lancement d’Epyc, AMD a reçu le soutien de l’industrie, notamment de HPE, Lenovo, Dell-EMC, Asus et Gigabyte. Côté logiciel, Microsoft, Red Hat, VMWare, Xen, SuSE et Citrix ont certifié ou sont en train de certifier des applications et des bases de données pour Epyc. Mais, la preuve définitive qu’Epyc peut se faire une place sur le marché viendra des fabricants de matériel et de systèmes prêts à déployer basés sur Epyc qu’ils mettront sur le marché. Certains serveurs Epyc devraient arriver dans les prochains trimestres, avec une montée en puissance de la production jusqu’en 2018. Il est probable que les fournisseurs de cloud et les hébergeurs seront parmi les premiers utilisateurs de ces systèmes.

 

Hardware

Hoya Vision Care crée des lunettes sur mesure avec l'impression 3D

Le fabriquant japonais de verres ophtalmiques Hoya Vision Care s’est associé au spécialiste de l’impression 3D Materialise et au designer Hoet Design Studio pour créer des lunettes de vue qui s’adaptent totalement à chaque visage, sur mesure et à la demande.

La création de lunettes sur mesure commence par un scan complet du visage. (crédit : Hoya)

Le spécialiste japonais des verres ophtalmiques Hoya Vision Care lance actuellement en France son nouveau service Yuniku by Hoya. Au lieu de se limiter à ajuster les branches d’une monture et à positionner au mieux les verres dans des emplacements pré-définis, le principe de ce nouveau service (dont le nom signifie « unique » en Japonais) est de créer des lunettes sur mesure et à la demande grâce à l’impression 3D.

Tout commence par un scan du visage afin de définir précisément la géométrie de son anatomie. Le logiciel dédié positionne alors les verres en fonction du besoin ophtalmique. A partir de ces deux éléments, le logiciel adapte une monture de référence et l’imprime en 3D sur mesure et à la demande. Les différents types de montures de référence permettent au porteur de lunettes de choisir un design et une couleur. Bien entendu, les options habituelles sur les verres sont disponibles (progressifs, teinture, etc.).

Hoya, fabriquant de verres ophtalmiques, s’est associé pour cela au spécialiste de l’impression 3D Materialise et au designer Hoet Design Studio.

Différentes étapes du processus :

 

Hardware

KWSP prépare une imprimante braille abordable

Avec le concours de l’UE ainsi que des fonds et des spécialistes hongrois de l’impression, le cabinet d’ingénierie britannique KWSP travaille à la réalisation d’une imprimante braille capable également de scanner et de copier des documents textes pour les rendre lisibles aux aveugles. Elle devrait en outre coûter le même prix qu’une imprimante laser classique.

Cette imprimante braille développée par KWSP devrait coûter le même prix qu’une imprimante laser.

Des 285 millions de personnes souffrant de déficience visuelle à travers le monde, un bon nombre d’entre-elles va bientôt pouvoir profiter des développements réalisés par KWSP dans le domaine des technologies braille, notamment pour l’impression et le tactile. Dans le cadre du programme européen Horizon 2020 SME Instrument, le bureau d’ingénierie anglais travaille actuellement sur une imprimante de bureau capable de d’imprimer en raille à la maison ou au travail.

D’après KSWP, les méthodes onéreuses actuellement utilisées pour l’embossement sont « analogiques, inflexibles et peu adaptées aux besoins des utilisateurs ». La machine développée par la société devrait proposer des coûts de fonctionnement et d’acquisition similaires à ceux d’une imprimante laser. A titre de comparaison, les solutions actuellement disponibles sur le Net coûtent de 700 à plus de 10 000 € HT.

Copier et scanner des documents textes-to-Braille

La machine développée par KWSP devrait en outre embarquer des fonctionnalités de copier et scanner des documents textes pour les transformer en braille. A en croire ses concepteurs, l’imprimante en question pourrait avoir le même impact sur l’impression du braille que celui des ordinateurs sur la machine à écrire. Un premier prototype de pré-production est en tout cas en court d’élaboration à Barkley (UK), au siège de KWSP.

Pour le mettre au point, la firme britannique travaille avec le CERC (Central European Research Centre), basé en Hongrie, et le spécialiste de l’impression numérique, Alchemie Technology. L’œuvre de charité hongroise Infoalap et Co&Co, un compatriote spécialisé dans le conseil en design de produit, ont également investi des fonds dans le projet. Le prototype devrait être terminé d’ici la fin de l’année.

 

Hardware

Avec sa Compute Card, Intel relance le PC de poche

Intel ambitionne de populariser les PC modulaires et le fournisseur tient sa promesse faite au CES de Las Vegas : lancer un ordinateur de poche, à peine plus grand qu’une carte de crédit. Les constructeurs Dell, HP et Lenovo ont déjà confirmé qu’ils proposeraient ce mini-ordinateur.

Avec son design Compute Card, Intel redonne de l’intérêt au PC modulaire.

Hier, lors du Computex qui se tient du 30 mai au 3 juin à Taipei, Intel a présenté les premiers systèmes qui reposent sur son design Compute Card dont la livraison débutera en août. Pour l’instant, le constructeur n’a pas communiqué le prix de son PC de poche. Les premières cartes seront produites sous contrat par des fabricants de PC, mais Intel a déclaré que les trois plus gros fournisseurs de PC, Dell, HP et Lenovo, préparaient aussi des périphériques compatibles, aussi bien des ordinateurs portables que des tablettes, ou des écrans et même des tableaux blancs numériques. Chacun de ces appareils sera équipé d’un emplacement pour recevoir la Compute Card.

 

 La Compute Card d’Intel : quasiment la taille d’une carte de crédit. (Crédit : Intel)

La Compute Card mesure 95 mm x 55 mm x 5 mm, soit un peu plus grande et beaucoup plus épaisse qu’une carte de crédit. L’essentiel, c’est qu’elle offre suffisamment de place pour accueillir au choix l’un des quatre processeurs d’Intel, du Celeron au Core i5. La carte contient également 4 Go de mémoire DDR3, est dotée de stockage flash (de 64 Go en eMMC à 128 Go en SSD), du WiFi et du Bluetooth.

Ci-après, les caractéristiques des quatre premiers modèles :

 

Configurations des quatre premières Compute Card d’Intel (Crédit : Intel)

Au Computex, toute la démonstration d’Intel a été faite avec un PC tactile tout-en-un de LG Display présentant sur le coté une fente pour recevoir la Compute Card. Grâce à sa poignée intégrée, l’ensemble était facilement transportable.

 

Craig Raymond d’Intel pendant la démonstration de la Compute Card avec un PC all-in-one de LG Display lors du salon Computex de Taipei. (Crédit Martyn Williams/IDG)

Intel a également montré un prototype de portable destiné au monde de l’éducation, basé sur la Compute Card. Selon le constructeur, un étudiant pourrait par exemple retirer la carte de son ordinateur portable et l’introduire dans le tableau numérique de la classe (le prototype montré par Intel n’était pas fonctionnel). Et, après l’école, il pourrait reprendre la carte et l’insérer dans un dock à la maison. L’architecture Compute Card permet une mise à niveau facile et rapide puisqu’il suffira de remplacer les anciens modèles de carte par des cartes plus puissantes pour mettre à jour ses systèmes. Ce n’est pas la première fois que l’industrie du PC essaye de démocratiser l’informatique portable en proposant des produits connectables pour faire tourner des appareils dépourvus de système de traitement. Mais c’est la première fois qu’un constructeur propose une carte aussi petite et aussi compacte.

 

Hardware