Naissance de Vitis, opérateur 100% fibre pour zones rurales

Mathias Hautefort va prendre en main la destinée du nouvel opérateur Vitis en tant que président. (crédit : D.R.)

Netgem, la Caisse des Dépôts et Océinde ont annoncé le lancement de Vitis. Cet opérateur a pour objectif de déployer la fibre optique en régions, dans les zones géographiques couvertes par les réseaux d’initiative publique visant à résorber définitivement la fracture numérique.

La fracture numérique serait-elle sur le point de se réduire ? C’est ce que l’on peut espérer avec l’arrivée des réseaux d’initiative publique visant à combler le manque de couverture très haut débit dans les zones géographiques reculées ou présentant des caractéristiques topologiques complexes. Afin d’amener une réponse concrète aux enjeux liés au Plan France Très Haut Débit, Netgem, la Caisse des Dépôts ainsi qu’Océinde ont uni leurs forces pour créer un nouvel opérateur triple play, Vitis, qui déploiera la fibre optique dans les régions qui étaient jusqu’alors non couvertes par les réseaux traditionnels.

« L’ensemble des investissements et des apports des industriels et de la Caisse des Dépôts valorise la nouvelle entité à 21 millions d’euros. La Caisse des Dépôts et le groupe Océinde ont souscrit à une augmentation de capital, valorisant implicitement l’activité apportée par Netgem à 11,5 millions d’euros. A l’issue de ces investissements, Netgem détiendra 55% du capital de Vitis, la Caisse des Dépôts 33% et Océinde 12% », peut-on lire dans un communiqué.

La société Vitis est présidée par Mathias Hautefort, dirigeant depuis 15 ans dans les secteurs des télécoms et des médias, et ancien directeur général délégué de Netgem en charge de l’activité videofutur.

 

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En 2017, les dépenses technologiques des CMO dépasseront celles des CIO

Actuellement, les responsables du marketing consacrent 3,24% du chiffre d’affaires de leur entreprise à la technologie, pas loin des 3,4% des CIO. (crédit : D.R.)

Gartner a réitéré sa prévision selon laquelle, en 2017, les Chief Marketing Officer (CMO) joueront un rôle plus important que les CIO dans l’IT. Le cabinet d’étude affirme également que « désormais, le marketing technologique a un impact direct sur la croissance de l’entreprise ».

Selon une nouvelle étude du cabinet Gartner, « au cours de l’année à venir, les budgets que les services de marketing consacreront à la technologie dépasseront ceux des CIO ». Ce sondage, réalisé en Amérique du Nord et aux États-Unis auprès de 377 spécialistes du marketing dont les entreprises affichent un bénéfice annuel de plus de 250 millions de dollars, a permis de constater qu’en 2015 les budgets marketing (y compris la publicité payante) sont passés de 11 à 12% du chiffre d’affaires. Et une majorité (57 %) des responsables marketing interrogés pense que les budgets marketing augmenteront encore en 2017. Cependant, seul 13% des personnes interrogées prévoient des hausses significatives. 12 % s’attendent à une légère diminution des budgets de marketing technologique et 29% pensent que ces dépenses resteront stables l’année prochaine.

Les budgets marketing des grandes entreprises affichant un bénéficie annuel supérieur à 5 milliards de dollars devraient également augmenter de façon substantielle, et ils pourraient représenter une plus grande part de leurs revenus annuels que pour les petites entreprises dont le bénéfice annuel est inférieur à 500 millions de dollars. Selon Gartner, les grandes entreprises consacrent en moyenne 13% de leur chiffre d’affaires annuel au marketing technologique, contre 10% en moyenne pour les petites entreprises. Le cabinet d’études fait également remarquer que tous les spécialistes du marketing, les entreprises décentralisées sont moins efficaces que les entreprises dont les bénéfices sont les moins élevés. « Désormais, le marketing a la responsabilité des systèmes et des applications critiques qui génèrent les revenus de l’entreprise », a écrit Jake Sorofman, vice-président de la recherche chez Gartner. « À mesure que la responsabilité des leaders du marketing s’accroit, les dépenses en marketing technologique des CMO progressent pour se situer au niveau des dépenses technologiques des CIO ».

Les infrastructures, premier poste de dépenses IT des CMO

Selon Gartner, les dépensent d’infrastructure restent toujours les plus importantes, pour les serveurs, le stockage et les ressources hébergées ou dans le cloud. Le cabinet Gartner redit qu’en 2017, les CMO dépenseront davantage en IT que les CIO. Actuellement, les responsables du marketing consacrent 3,24% du chiffre d’affaires de leur entreprise à la technologie, pas loin des 3,4% des CIO. Mais Gartner pense que le faible écart entre les dépenses technologiques des CMO et des CIO sera comblé en 2017. Enfin, près d’un tiers de toutes les entreprises interrogées par Gartner affirment qu’au moins certains aspects de la vente, de l’IT et de l’expérience client relèvent du CMO. Enfin, toujours selon Gartner, dans leurs entreprises respectives, plus de trois quarts de ces CMO dépendent directement du Chief Operating Officer (COO) ou d’un autre dirigeant d’exploitation. Le cabinet d’étude indique également qu’un CMO reste en moyenne un peu plus de quatre ans dans une entreprise.

 

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Allianz ouvre le 4e appel à candidatures de son accélérateur

L’accélérateur Allianz prend place au sein même du stade Allianz Riviera Nice dans un espace ouvert de 500 mètres carrés. Crédit : D.R.

Big data, économie du partage, objets connectés… L’accélérateur Allianz soutient à partir de décembre prochain les start-ups niçoises technologiques et numériques prometteuses.

Allianz France lance son appel à candidatures pour la 4ème promotion de son accélérateur de start-ups, basé à Nice. Ce programme soutient pendant cinq mois les start-ups prometteuses dans les domaines liés entre autre au big data, à l’économie du partage et aux objets connectés, à l’insurTech, ou au e-travel. Il nécessite d’avoir un prototype, des clients, un potentiel de développement significatif et une motivation forte de changer d’échelle.

A l’issue de la sélection, 5 start-ups intégreront la promotion « Winter Batch #2 », pour un programme d’accélération de 5 mois au cœur du stade Allianz Riviera. Il débutera en décembre 2016 et sera orienté vers le développement à l’international des sociétés jugées à fort potentiel. Les start-ups accélérées auront accès à des financeurs et investisseurs, dont Bpifrance et Idinvest Partners, et profiteront d’un accompagnement structuré par un réseau de mentors et via des masterclass (entraînement au pitch, entrepreneurship, aide à la levée de fonds…).

Elles pourront également tester leur solution à l’international, grâce à la présence mondiale du groupe d’assurances dans plus de 70 pays. Chacune bénéficiera d’un accompagnement personnalisé et adapté à sa localisation. Pour cette 4ème promotion l’accélérateur développe son internationalisation avec l’ouverture d’un « landing space » et d’une co-accélération en Chine.

 

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Bernard Cazeneuve propose à l'ANSSI d'examiner la megabase TES (MAJ)

A l’occasion de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale, Bernard Cazeneuve a défendu son décret TES qui va faire l’objet d’un débat parlementaire. (crédit : D.R.)

A l’occasion d’une audition devant la commission des lois de l’Assemblée Nationale, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve est revenu sur la mise en oeuvre de la base de données géante centralisant les données personnelles de 66 millions de Français. S’il propose à l’ANSSI et à d’autres organismes de la passer au peigne fin, le ministre n’a pour l’instant pas apporté de réponse précise sur la qualité du chiffrement et les mécanismes de protection face au risque de hacking.

Après être passé par la case décret pour imposer l’élargissement aux cartes d’identité de sa base de données TES (Titres Electroniques Sécurisés), le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve propose aux parlementaires d’en débattre à l’Assemblée Nationale. Une façon comme une autre de tenter de calmer la situation après la montée au créneau de nombreux organismes dont le Conseil National du Numérique et la CNIL ou encore de personnalités de tout bord dont même la secrétaire d’Etat chargée du Numérique, Axelle Lemaire. « Je suis très désireux qu’il y ait un débat au Parlement parce que cela permet de confronter les points de vue, d’apporter des réponses précises à des questions, de lever un certain nombre d’ambiguïtés [… ] de faire en sorte que ce débat permette aussi d’éclairer nos concitoyens, et s’il y a dans ce débat des sujets qui sont évoqués qui permettent d’améliorer encore le contenu des textes qui relève de la compétence réglementaire, nous le ferons bien volontiers », a expliqué Bernard Cazeneuve à l’occasion d’une séance devant la commission des lois ce mercredi. Pour autant, pas question pour le ministre d’envisager une quelconque suspension de ce décret dont la mise en oeuvre est d’ores et déjà effective, en test, dans le département des Yvelines.

A l’occasion de son intervention, le ministre de l’Intérieur a donné quelques précisions sur la portée de la mise en oeuvre de la base de données TES : « Le fichier possède trois compartiments : un premier relatif à des données alphanumériques – l’adresse, le numéro de la demande, le nom du demandeur – le deuxième est relatif à la photo et aux empreintes digitales numérisées et le troisième conserve les pièces justificatives apportées par le demandeur. Or, s’il est possible de remonter au compartiment biométrique à partir d’un nom, prénom, adresse, on ne peut absolument pas, dans le cadre de ce que nous avons prévu à partir des données biométriques, retrouver l’identité du demandeur […]. Pour le permettre, il faudrait modifier la Constitution pour prendre des dispositions législatives qui seraient les mêmes que celles de 2012 pour lesquelles le Conseil Constitutionnel a considéré qu’elles n’étaient pas conformes à la Constitution. »

Le fichier TES n’est pas un fichier de police

Pour éteindre un éventuel incendie parlementaire, le ministre de l’Intérieur a annoncé qu’il était prêt à impliquer l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ainsi que d’autres organismes afin de border l’exploitation d’un tel fichier et en assurer la sécurité. « Je propose à l’ANSSI et aux structures dont c’est le rôle de pouvoir examiner les conditions dans lesquelles les applications sont mises en oeuvre et si elles sont fiables, et comme je suis certain de ce que nous faisons et de la sincérité de notre démarche, non seulement je n’ai pas de problème à ce que l’on vienne regarder, mais je le souhaite », a fait savoir Bernard Cazeneuve. « Le fichier TES n’est pas un fichier de police, c’est un fichier d’authentification des documents d’identité [des passeports, NDLR] qui existe depuis 2008. Nous nous greffons sur lui pour les cartes d’identité […]. L’architecture technique de la base de données TES ne permet pas de mettre un nom sur une personne à partir de ses empreintes, mais de vérifier qu’une personne qui demande un titre est bien celle qu’elle prétend être. C’est une procédure d’authentification d’une demande et non d’une personne, ni plus ni moins. »

Impossible donc, selon le ministre, que la police puisse recourir à ce fichier pour s’en servir afin de connaître, par exemple, l’identité d’une personne dans une manifestation en se basant sur une photographie ou une image issue d’un système de vidéosurveillance. « On sait que quand on a une base centralisée, il est très facile d’avoir des sous-ensembles, de faire des possibilités d’adressage, c’est à la portée de n’importe quel technicien », a pointé Marie-Anne Chapdelaine députée socialiste à l’Assemblée Nationale. « Je pense qu’un gouvernement moins vertueux que le vôtre pourrait avoir envie de détourner ce fichier. Enfin, il pourrait être la base de convoitises de hackers ». A ces objections, Bernard Cazeneuve a répondu qu’on ne pouvait pas « partir de données biométriques pour reconstituer l’identité des personnes, quiconque le ferait serait en contradiction avec le texte et relèverait de l’infraction pénale […]. Nous avons d’un point de vue technique conçu l’application de manière à ce que techniquement, on ne puisse pas le faire », a martelé le ministre de l’Intérieur.

Des interrogations autour de la sécurité et du chiffrement

D’autres questions de sécurité et d’éventuels trous dans la raquette en matière de chiffrement et de protection des données des 66 millions de Français ont également été soulevées, notamment par Delphine Bathot, députée socialiste à l’Assemblée Nationale : « J’ai appris que l’ANSSI avait passé un accord avec Microsoft. Je considère qu’il y a un très grave problème d’atteinte et de non maitrise de notre souveraineté numérique. Le plus sérieux, c’est le fait qu’il soit accessible à des systèmes de traitements informatiques ou de logiciels qui soient sous contrôle de la NSA », s’est inquiétée la députée. A cette inquiétude, Bernard Cazeneuve a botté en touche : « Sur la question du chiffrement, je ne vais pas rentrer dans le détail des conditions dans lesquelles nous chiffrons », mais il se dit prêt à échanger avec des parlementaires habilités et des agences dont c’est le rôle de donner à des éléments de réponse à cette interrogation.

MAJ du 10 novembre 2016 à 21h18 : Dans un communiqué, Bernard Cazeneuve (ministre de l’Intérieur) et Axelle Lemaire (secrétaire d’Etat chargée du Numérique) ont annoncé une évolution du fichier TES : « Dans le cadre d’une demande ou d’un renouvellement d’une carte nationale d’identité, le recueil et le versement des empreintes digitales du demandeur du titre seront soumis à son consentement express et éclairé. Ainsi, le refus du recueil des empreintes n’empêchera pas la délivrance du titre. Toutefois, il convient de rappeler que ce recueil simplifie et facilite l’émission d’un nouveau titre et permet de lutter efficacement contre l’usurpation d’identité. »

 

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Les 10 prévisions d'IDC pour l'agenda du DSI en 2017

Tous les DSI ne sont pas encore en phase avec les tendances annoncées par IDC pour les trois prochaines années. (crédit : Pixabay/FirmBee)

Le manque de vision, de crédibilité ou de leadership peut empêcher 40% des DSI de jouer un rôle de chef de file dans l’entreprise numérique en 2017 et au-delà, selon IDC.

Le monde des DSI est coupé en deux camps : ceux qui prospèrent en tirant parti des technologies numériques, des nouveaux modèles commerciaux et des cultures entrepreneuriales et ceux qui restent plombés par les antécédents technique, les processus en place et leur manque de vision numérique. Cette séparation va-t-elle s’effacer ou perdurer ? IDC a énoncé les dix changements les plus importants qui se produiront dans les organisations informatiques au cours des 36 prochains mois. Ils devraient guider les DSI dans leurs stratégies d’investissement.

Prévision n°1: d’ici 2019, 40% des projets informatiques créeront de nouveaux services numériques et permettront de monétiser les données.

Prévision n°2: d’ici 2018, 65% des organisations informatiques créeront de nouveaux services orientés vers leurs clients et vers leur écosystème pour répondre aux besoins numériques de l’entreprise.

Prévision n°3: le manque de vision, de crédibilité ou d’influence aura pour effet d’empêcher 40% des DSI de jouer un rôle de chef de file dans l’entreprise numérique d’ici 2017.

Prévision n°4: d’ici 2019, 75% des DSI reconnaîtront les limites de l’informatique traditionnelle et entreront dans un cycle vertueux d’innovation.

Prévision n°5: 40% des DSI feront avancer les initiatives numériques en établissant des liens organisationnels avec les équipes technologiques des  directions commerciales et les silos organisationnels informatiques, ce qui permettra d’améliorer les mentalités, la culture et les pratiques d’ici 2018.

Prévision n°6: d’ici 2019, 80% des organisations informatiques bimodales accumuleront une dette technique paralysante, entraînant une complexité croissante, des coûts supplémentaires et une perte de crédibilité.

Prévision n°7: 45% des DSI passeront d’une vision principale vouée au numérique et s’éloigneront du BPM d’ici 2018 pour fournir de l’adaptabilité, de la prévisibilité et de la vitesse.

Prévision n°8: d’ici 2018, 45% des DSI se concentreront sur leur plateforme, en utilisant le DevOps pour un développement plus rapide, une réduction des coûts et davantage d’agilité dans l’entreprise.

Prévision n°9: d’ici 2019, 70% des organisations informatiques changeront leur culture, au profit d’un environnement de travail semblable à celui d’une start-up en adoptant des pratiques agiles et en passant par des communautés open source

Prévision n°10: d’ici 2017, 80% des DSI aideront à suivre des risques au plan  mondial qui permettront d’apporter des réponses adaptées aux menaces de sécurité, de conformité, commerciales ou catastrophiques.

 

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