Un don anonyme de 140 M$ pour le MIT

Un mystérieux et anonyme donateur vient d’offrir la bagatelle de 140 M$ au MIT, sans préciser quelle usage ce dernier devait en faire. Il a juste déclaré faire confiance à l’institution pour « rendre le monde meilleur ».

Le MIT pourrait utiliser ce don de 140 M$ pour financer sa « Campain for a better World ». (crédit : D.R.)

Le MIT vient de décrocher un gros lot pour le moins surprenant. La célèbre université américaine a reçu un don de 140 million de dollars complètement anonyme et ne faisant l’objet d’aucune restriction. Alors que les donneurs stipulent souvent comment leurs donations doivent être utilisées le MIT pourra disposer comme bon lui semble de celle-ci, expliquent nos confrères de Techcrunch.

Plusieurs projets, notamment dans la recherche contre la maladie d’Alzheimer ou pour la découverte de l’antimatière, ont déjà pu être financés grâce à des dons ne faisant pas l’objet de restriction. Ce cadeau de 140 millions de dollars pourrait servir à financer une des initiative les plus ambitieuse du MIT, sa « Campain for a better World » qui a déjà récolté plus de 3,4 milliards de dollars sur le 5 demandés. Elle correspondrait en outre au peu d’informations qu’a fait parvenir le donneur à l’institution.

S’il a stipulé qu’il souhaitait rester anonyme, il a toutefois précisé au MIT qu’il avait déjà participé à son programme d’aides financières. « Je suis inspiré par la vision qu’a MIT pour s’attaquer aux défis mondiaux qui nous attendent. Je leur fait confiance pour rendre le monde meilleur », a déclaré le donateur.

 

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AWS a recruté James Gosling, le père de Java

Amazon Web Services affiche son intérêt pour Java avec le recrutement de James Gosling connu pour être le créateur du langage, chez Sun, au début des années 90. AWS lui donne le titre d’ingénieur distingué. James Gosling était ces dernières années architecte logiciel en chef chez Liquid Robotics rachetée par Boeing Defense.

Le « père » de Java arrive chez AWS, en provenance de Boeing Defense, où il intervenait notamment sur le traitement de données dans le cloud. (ci-dessus, interviewé l’an dernier par TWiT Netcast Network)

Amazon Web Services propose depuis longtemps un SDK pour faciliter l’accès à ses services web à partir de Java. Pour mieux attirer les développeurs Java, il vient maintenant de recruter James Gosling, qui n’est autre que le concepteur du langage. Celui-ci a révélé lui-même le nom de son nouvel employer sur sa page Facebook en estimant que c’était le bon moment pour un changement. « Je quitte Boeing Defense (né Liquid Robotics) avec beaucoup de bons souvenirs. Aujourd’hui, je commence une nouvelle Aventure chez Amazon Web Services ». Dans une mise à jour de sa page Linkedin, il indique son titre chez AWS, « ingénieur distingué » (distinguished engineer). Pour décrire son rôle, il utilise l’expression « wandering around », qui laisse entendre qu’il donnera son avis dans différents domaines.

Au début des années 90, alors qu’il était chez Sun Microsystems, James Gosling a commencé à travailler sur ce qui allait devenir Java et poursuivi le développement du langage, jusqu’à ce que la société californienne soit rachetée par Oracle en 2009. Il a quitté Sun un an plus tard, frustré d’avoir vu son rôle réduit à celui d’évangéliste sur Java, les décisions concernant l’ingénierie sur le langage étant prises par d’autres.

Chez Liquid Robotics, James Gosling programmait les robots marins Waveglider

Après un bref passage chez Google, James Gosling est entré chez Liquid Robotics où, en tant qu’architecte logiciel en chef, il a programmé les robots autonomes Waveglider, destinés aux océans, et traité leurs données dans le cloud. Les développeurs Java sont bienvenus chez AWS qui propose différentes façons d’exploiter les applications Java dans son cloud, incluant le déploiement en un clic depuis l’environnement de développement Eclipse et le déploiement automatisé à partir de son outil de provisioning Elastic Beanstalk. Avec la très longue expérience qu’il apporte sur Java et celle acquise depuis sur le traitement des données dans le cloud, James Gosling constitue assurément un atout pour AWS.

Il aurait été plus intrigant de le voir arriver chez Amazon plutôt qu’au sein de la filiale AWS. Amazon teste en ce moment la livraison par drone aux Etats-Unis et au Royaume-Uni et il est maintenant enregistré comme transporteur maritime de frêt. Avec la récente expérience acquise par James Gosling dans la construction de robots autonomes marins, l’entreprise pourrait aller plus loin dans l’automatisation de sa chaîne d’approvisionnement mondiale.

 

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Mounir Mahjoubi nommé secrétaire d'Etat chargé du Numérique

Après Axelle Lemaire et Christophe Sirugue, le secrétariat d’Etat au Numérique est confié à Mounir Mahjoubi, une figure connue du microcosme numérique parisien, ancien président du CNNum.

Mounir Mahjoubi, nouveau secrétaire d’Etat au Numérique, suit les technologies de l’information depuis de nombreuses années. (Crédit D.R.)

En janvier dernier, Mounir Mahjoubi avait quitté la présidence du Conseil national du numérique, le CNNum, pour rejoindre le mouvement En Marche et devenir responsable numérique de l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, élu Président de la République française le 7 mai 2017. Il vient d’être nommé secrétaire d’Etat au numérique dans le Gouvernement du Premier Ministre Edouard Philippe. A ce poste, il succède à Christophe Sirugue qui a remplacé fin février Axelle Lemaire. Cette dernière avait porté le projet de loi pour une République numérique adopté en septembre 2016.

Diplômé de l’Institut d’Etudes politiques de Paris, Mounir Mahjoubi a 33 ans. Il a occupé pendant un an la Présidence du Conseil National du Numérique, nommé à ce poste en février 2016 par François Hollande avec la mission de « formuler de manière indépendante (…) des avis et recommandations sur toute question relative à l’impact du numérique sur la société et sur l’économie ». Il a précédemment été directeur général adjoint de l’agence publicitaire BETC Digital. Mounir Mahjoubi connaît l’écosystème des start-ups européennes pour avoir co-fondé en 2011 le réseau LeBridge ayant vocation à connecter les jeunes entrepreneurs et les investisseurs. En 2010, il avait déjà co-fondé La Ruche Qui Dit Oui, start-up du secteur de l’économie collaborative.

Passionné d’informatique depuis longtemps, Mounir Mahjoubi avait déjà accompagné les campagnes numériques à la présidentielle de Ségolène Royal en 2007 puis de François Hollande en 2012. Pour les élections législatives de juin 2017, il est investi par En Marche dans la 16ème circonscription de Paris, dans le 19ème arrondissement, notamment face au premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.

 

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Comment piloter un projet informatique

« Manager un projet informatique » d’Olivier Englender et Sophie Fernandes vient de paraître aux Editions Eyrolles.

Un ouvrage pour passer en revue tout le cycle d’un projet informatique en insistant sur certains points comme la check-list des erreurs à ne pas commettre avec un sous-traitant.

Sous le titre « Manager un projet informatique », l’ouvrage d’Olivier Englender et Sophie Fernandes qui vient de paraître chez Eyrolles dévoile explicitement son objet qui n’est guère original. Un livre de plus sur le sujet ? Certes. Malgré tout, c’est un genre qui a besoin de mises à jour régulières pour se mettre au niveau des nouvelles méthodes. Et puis, chacun a son style, son approche et sa cible. Normalement, un DSI sait gérer un projet IT. Sauf s’il est nouveau dans son poste et provient d’une autre direction, n’étant pas un technicien mais un manager.

De même, un informaticien technicien qui évolue vers des postes de management a sans doute besoin de piqûres de rappel sur la maîtrise des projets. Enfin, les directions métier ayant à mener un projet IT ont besoin d’en comprendre les spécificités. Notons également qu’un ouvrage de ce type est toujours utile pour réviser des aspects précis, comme par exemple la gestion de la sous-traitance pour quelqu’un qui n’y est pas habitué.

Lecture complète ou partielle, pour la révision d’un point précis

L’intérêt de l’ouvrage est de repartir des bases et de couvrir tout le cycle d’un projet, de l’amorce à la conclusion. Cet aspect du propos occupe la première partie de l’ouvrage. Une étude approfondie de points particuliers (budgétisation et ROI, sécurité, qualité, Green-IT, informatique et libertés…) occupe la deuxième. Enfin, la troisième se concentre sur la gestion des ressources humaines, matérielles et financières avec tout un chapitre focalisé sur la gestion de la sous-traitance.
Le texte est très structuré, permettant une lecture aussi bien complète que rapide ou partielle. L’ouvrage est donc bien adapté à une révision d’un aspect particulier, comme une check-list des erreurs à ne pas commettre avec un sous-traitant. Sa maquette est également bien claire, avec des « bons à savoir » ou des « conseils » ressortis régulièrement mais peu de schémas.

 

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Le poste de travail virtualisé améliorerait la productivité, selon VMware

Déployer des environnements numériques de travail (ENT ou, en anglais digital workplace) réduirait les coûts de gestion et améliorerait la performance des collaborateurs selon une étude menée par VMware.

e Digital Workplace ou Environnement Numérique de Travail (ENT) renforce l’ubiquité des collaborateurs. (crédit : Unsplash/Pixabay)

Le terme de Digital Workplace se traduit en Français par « Environnement Numérique de Travail » (ENT). Il désigne une approche du poste de travail sous une forme virtualisée, indépendante d’un terminal précis, mais sans qu’une technologie précise soit privilégiée. On peut ainsi, par exemple, disposer d’une série d’applications SaaS réunis dans un portail comme d’un poste de travail virtuel au sens strict. Ce choix de déployer un ENT entraîne cependant, quelque soit la technologie finalement choisie, des avantages certains dont sont conscients les responsables informatiques en entreprise, selon une étude qui vient d’être publiée par VMware. L’éditeur diffuse, rappelons-le, plusieurs solutions technologiques pour créer des ENT.

La productivité des collaborateurs mobiles est ainsi améliorée pour 57 % des répondants. Il en est de même pour la sécurité (47%), une plus grande facilité à garantir la conformité réglementaire (46%) mais aussi pour la satisfaction des utilisateurs vis-à-vis de leur service informatique (54%). Malgré tout, la sécurité (43 % des répondants) et le budget nécessaire à la mise en oeuvre d’un ENT (38%) demeurent des freins essentiels pour adopter cette approche.

Baisse des coûts, croissance des bénéfices

Suite à la mise en oeuvre d’un ENT, la baisse des frais de gestion, constatée par 49 % des répondants, et des coûts informatiques en général (52%), est associée à plusieurs facteurs. Les principaux sont l’accélération de la mise à disposition d’applications (34 % des répondants), le renforcement de la sécurité des postes de travail tant fixes que mobiles (29%) et l’efficacité accrue des utilisateurs finaux (28%).

Les outils de gestion de terminaux mobiles (38 % des répondants), la gestion des identités (37% des répondants dans le secteur financier) et la gestion des espaces de travail (35% des répondants) sont considérés comme les technologies les plus importantes pour mettre en place un ENT. Sur le même sujet, la Matinée Stratégique Digital Workplace organisée par CIO aura lieu le 26 septembre 2017 à Paris.

 

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