⭐ Twitter revoit son look dans ses versions mobiles et web, sans toucher au fond

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Depuis hier soir, Twitter déploie chez les utilisateurs une nouvelle interface, à destination de l’ensemble des appareils. L’idée est de mettre en avant certains éléments et de rendre l’expérience plus avenante pour les nouveaux venus, nouvelles icônes à l’appui. Mais sur le fond, rien ne change réellement. 

« Plus léger, plus rapide et plus facile ». Voici comment Twitter présente globalement les objectifs de cette nouvelle version. Elle concerne avant tout les applications pour Android et iOS. Sous la forme d’une version 7.0, elle est déployée progressivement aux utilisateurs dans l’ensemble des pays concernés.

Attention, on peut avoir Twitter 7.0 et ne pas avoir encore été migré vers l’interface remaniée. Pour cela, tuer l’application et la relancer peut permettre de la faire apparaître. 

Un tiroir latéral et des arrondis partout

L’un des plus gros changements sur iOS est la possibilité, depuis n’importe quelle section (accueil, recherche, notifications ou messages), de faire un glissement vers la droite pour révéler une nouvelle zone latérale.

Celle-ci contient tout ce qui concerne directement l’utilisateur : les informations du compte, le profil, les listes, les Moments, les comptes supplémentaires, les paramètres et le centre d’assistance. On trouve également en bas le mode Nuit et le QR code. Cette fonctionnalité existe sur Android depuis l’année dernière. 

Parmi les autres changements graphiques, on notera des avatars ronds, censés être plus efficaces (ce dont on peut douter), une homogénéisation de la police avec des titres en gras (Twitter semble ici s’inspirer d’iOS 11), de nouvelles icônes pour les principales rubriques ou encore des arrondis un peu partout, ce qui ne sera pas du goût de tout le monde.

Certains petits changements risquent en effet de perturber les habitudes, notamment la flèche de réponse à un tweet, remplacée par une bulle de conversation. Selon Twitter, cette flèche était mal perçue par les nouveaux utilisateurs. 

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Meilleures performances et décomptes en temps réel

Si on met de côté ces améliorations graphiques finalement assez mineures, il y a tout de même un ajout fonctionnel intéressant : la mise à jour en direct des likes, retweets et réponses. Si l’application est ouverte sur un tweet, les compteurs changent donc « en live », de même que l’affichage des nouvelles réponses. De quoi rendre les publications un peu plus vivantes. 

Des améliorations ont également eu lieu sous le capot. Comme nous l’indiquions récemment dans notre article sur le poids des applications, le client Twitter souffrait de grosses lenteurs sur la durée. Avec la version 7.0, le temps de lancement et la réactivité générale ont manifestement été améliorés. Le poids, lui, n’a par contre pas vraiment changé. 

Notons enfin un dernier changement spécifique à iOS : l’utilisation du View Controller de Safari pour l’ouverture des liens dans Twitter. Il y a plusieurs conséquences positives à ce choix. Par exemple, les sites où l’utilisateur s’était connecté dans Safari le restent quand ils sont ouverts par Twitter. Il peut même configurer l’application pour que les liens s’ouvrent toujours en mode Lecture (options d’accessibilité), ce qui devrait ravir une partie du public. Surtout, si un bloqueur de contenus a été installé, il est repris dans les pages ainsi ouvertes (ce qui ne plaira sans doute pas aux éditeurs). 

Côté web, quelques retouches graphiques uniquement

Côté web, les versions classique et Lite disposent également de quelques améliorations graphiques, mais les changements vont beaucoup moins loin. Ce sont surtout les icônes, les avatars et les boutons qui adoptent le nouveau style très arrondi. Idem pour Tweetdeck, ce qui ne devrait rien changer aux habitudes. 

Globalement, il est clair que Twitter cherche encore à séduire de nouveaux utilisateurs, viabilisant ainsi son réseau publicitaire. La société ne répond cependant pas à certaines demandes, comme la possibilité d’éditer un tweet ou des actions renforcées contre les insultes, trolls et autres menaces. Les investisseurs aimeraient sans doute également que l’entreprise trouve une solution concernant son modèle commercial, ses bilans étant depuis longtemps déficitaires.  

 

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