Nimble Storage arrive sur le cloud

Le fabricant de solutions de stockage, Nimble Storage, est en passe de bâtir son propre cloud. L’objectif est de proposer la même qualité de service en IaaS qu’en local.

Gabriel Chadeau, country manager France de Nimble Storage, compte d’abord proposer l’offre cloud aux clients existants.

Nimble porte ses technologies dans le cloud. Le fabricant de solutions de stockage va lancer dans les prochains mois son offre Nimble Cloud Volume en mode block. Celle-ci s’appuiera sur des datacenters construits directement par le fabricant avec ses propres solutions All Flash et Adaptive Flash. « L’idée est d’apporter la même qualité de services avec le cloud qu’avec des systèmes on-premise », déclare Gabriel Chadeau, country manager de Nimble Storage en France.

Les solutions cloud du fabricant apporterons également l’ensemble des outils de réplication (triple parité) de dé-duplication et de monitoring (Infosight). Nimble Storage estime qu’il y a encore aujourd’hui des barrières qui empêchent les entreprises de basculer leurs application métiers critiques (CRM, ERP, etc) dans le cloud, bien que certaines aient déjà franchi le pas. « Avec notre offre nous souhaitons briser ces barrières », clame Gabriel Chadeau.

Faciliter les migrations

A ces fins, Nimble souhaite d’ailleurs mettre l’accent sur la mobilité de son offre cloud qui sera, pour l’instant, disponible uniquement à travers les portails AWS et Microsoft Azure, comme un service complémentaire de ces derniers. « Nous souhaitons simplifier les migrations au maximum et réduire la dépendance des entreprises à un fournisseur », explique Gabriel Chadeau. Il sera ainsi possible de déplacer ses données d’un cloud public à un autre ou entre des infrastructures sans surcoûts. A noter que NetApp propose déjà un service similaire.

Deux datacenters ouvriront sur les côtes Ouest et Est des États-Unis dans les prochaines semaines pour supporter l’offre, déjà en beta test auprès d’une quarantaine d’entreprises. Ensuite, Nimble annoncera l’ouverture d’autres datacenters, notamment en Europe pour des raisons évidentes de législation. Gabriel Chadeau annonce un prix de commercialisation débutant à 0,10 $ du Go par mois, plus le prix de l’inscription à AWS ou Azure. Dans un premier temps, Nimble espère séduire les entreprises qui utilisent déjà ses baies. Aujourd’hui, le fabricant compte 21 000 systèmes installés chez 11 000 clients.

 

Stockage

5G : tout ce qu'il faut savoir en 10 questions

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Beam Forming, massive MIMO, ondes millimétriques, latence en baisse, explosion des débits, Internet des objets… Voici quelques exemples de termes que l’on associe à la 5G. Afin de vous aider à comprendre ce qui se cache derrière, nous avons décidé de faire le point sur cette technologie qui arrivera en 2020 chez les opérateurs.

Au MWC de Barcelone, la 5G sera certainement l’une des stars du salon. Les annonces de partenariats et de solutions maison se sont multipliées à l’approche de l’ouverture, tandis que sur le salon les équipementiers et opérateurs vont effectuer de nombreuses démonstrations. Pour autant, cette technologie n’arrivera pas tout de suite pour le grand public. Il faudra encore attendre plusieurs années. 

Pendant ce temps, le travail continue et l’ITU (Union internationale des télécommunications) vient de publier un brouillon de son document IMT-2020 (International Mobile Telecommunication) qui définira les normes qui seront utilisées pour la 5G. Celui-ci devrait être approuvé lors de la prochaine réunion du groupe de travail qui se déroulera en novembre 2017.

La 5G c’est quoi ?

Pour commencer, la 5G correspond à la prochaine génération de réseaux de téléphonie mobile. Elle prendra le relais de la 4G(+) (LTE et LTE Advanced) et sera progressivement déployée par les opérateurs, en parallèle des réseaux déjà en place. Par rapport à la 4G et la 4G+ (qui permet d’agréger plusieurs bandes de fréquences), il est notamment question de débits largement plus élevés et d’une latence en baisse, mais nous y reviendrons plus en détail un peu plus tard.

Alors que la 4G vise essentiellement les terminaux mobiles, la 5G voit bien plus large et s’intéresse aux milliards d’objets connectés que l’on nous promet pour les années à venir. Elle sera également spécialement pensée pour remplacer un accès à Internet fixe, ce qui est déjà possible avec de la 4G, comme le propose par exemple Bouygues Telecom dans certaines zones avec sa 4G Box

La 5G est donc non seulement là pour absorber de grosses quantités de données (les moyennes explosent année après année), mais aussi pour supporter un nombre très important de connexions et multiplier les cas d’usages. Elle sera polyvalente, afin de s’adapter aux besoins de chacun : performances, économies d’énergie, usages critiques (voitures autonomes ou chirurgie à distance), etc.

Cette technologie est aussi l’un des grands objectifs industriels de la Commission européenne ces prochaines années. L’UE affirme ainsi que les groupes européens doivent mener la standardisation de cette technologie, après avoir manqué le train de la 4G, ce qui aurait créé une dépendance aux fournisseurs étrangers. Le monde des télécoms l’a bien compris, et utilise l’argument de la 5G pour justifier son opposition à certaines régulations, par exemple sur la neutralité du Net l’été dernier.

Quand arrivera-t-elle ?

 

Mobilité

Quand le portail SFR exclut Orange.fr de son moteur de recherche

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Le portail SFR contient un curieux bout de code sur sa page mettant à disposition un moteur de recherche. Le FAI a décidé d’exclure l’ensemble des résultats comprenant la chaîne de caractères « Orange.fr ». Gros bug ou manière peu élégante de traiter son concurrent ?

À l’adresse sfr.fr/recherche/google, on peut exploiter des requêtes ciblant « Free.fr », mais sûrement pas « Orange.fr ». Pourquoi ? Nous avons été alertés sur Twitter que SFR avait adapté le code source de cette page propulsée par Google pour la cuisiner aux petits oignons… à l’antigloire de ce son concurrent. 

En scrutant les sources de la page, on constate en effet que tous les résultats contenant l’expression « Orange.fr » sont volontairement ignorés, gommés, zappés. En pratique, comme repéré par le développeur et spécialiste en sécurité @Michel_Gaschet, une recherche de ce terme n’affichera au mieux que des publicités contextuelles, mais sûrement pas de contenus issus du site officiel de ce FAI. Un peu comme si Google excluait volontairement l’existence de Bing ou Qwant dans ses algorithmes, avec pour effet de détourner les internautes de ces sites pestiférés.

orange sfr portail

 Le code d’exclusion, le résultat en recherchant « Orange.fr »

Impossible de connaître par avance l’origine de ce tri radical, certes limité à une partie précise du site de SFR. Vieille pratique restée en place par oubli, cafouillage récent, grossière impolitesse ? On remarquera que cette exclusion est très mal conçue, puisque la console affiche toujours tous les liens vers Orange.fr bloqués par l’interface Google, modifiée par SFR

Contacté ce matin, le FAI nous assure qu’« il n’y a rien d’intentionnel puisque lorsqu’on cherche Orange sans .fr, cela  fonctionne ». Pourtant, même avec cette recherche, seuls les résultats vers « Orange.com », « Orange.jobs » et dérivés remontent ; exit le .fr. L’équipe ajoute avoir « lancé la nouvelle version du Portail récemment (avec nouveau moteur de recherche) et il y a encore quelques bugs ». Peu avant 17 heures, SFR a tenu à nous confirmer que « c’est bien un bug », promettant une correction « d’ici cinq minutes », sans plus d’explication sur ses causes.

console sfr

 

Internet

Avec KEYone, Blackberry revient au clavier physique

A l’occasion du Mobile World Congress 2017 qui se déroule en ce moment à Barcelone (27 février au 2 mars), le constructeur chinois TCL a annoncé son premier smartphone sous licence Blackberry. Le KEYone, lancé en avril, disposera d’un clavier physique et tournera sous Android 7.1.

Le KEYone est le premier smartphone Blackberry sous licence, fabriqué par TCL. (crédit : TCL)

Fin ou renaissance d’un mythe ? Le KEYone, prochain smartphone Blackberry sous licence a été révélé samedi en pré-annonce du Mobile World Congress 2017 qui se déroule en ce moment à Barcelone. Fruit de l’accord signé entre le canadien Blackberry et le chinois TCL, ce smartphone sera lancé en avril, a annoncé Nicolas Zibell, CEO de TCL Communications qui l’a fabriqué. 

Comme les anciens Blackberry, ce modèle va disposer d’un clavier physique avec des touches qui ressortent. L’une des principales astuce de ce téléphone est de disposer de 52 raccourcis possibles via une impulsion longue ou courte sur chaque lettre. « Imaginez, F pour Facebook et U pour Uber », a indiqué Logan Bell, responsable produit senior pour Blackberry Mobile. Alors que la société Blackberry se recentre sur les produits logiciels pour entreprises (sécurité, gestion de flottes mobile…), TCL espère utiliser le KEYone pour repositionner la marque de smartphone pas seulement pour l’entreprise. « Il a été conçu plus que seulement pour les entreprises : il est pour les clients professionnels, les créateurs, les gens qui cherchent quelque chose de différent », a expliqué M. Bell.

3 Go de RAM et 32 Go de flash 

En plus du clavier, le KEYone est doté d’un écran tactile de 4,5 pouces de 1620 X 1080 pixels Coring Gorilla Glass 4. Il se démarque par un revêtement anti-dérapant au dos pour renforcer sa prise en mains. Côté technique ce smartphone embarque un processeur Snapdragon 625 couplé à un circuit graphique Adreno 506. Le KEYone, supporte la 4G LTE et dispose d’un capteur photo avant de 8 Mpx ainsi que d’un capteur arrière de 12 Mpx Sony IMX378, le même que sur le Google Pixel. La batterie est conséquente, 3 505 mAh, la plus importante sur Blakberry, ainsi qu’un mode de chargement rapide baptisé Boost par TCL reposant sur le QuickCharge 3.0 de Qualcomm. La RAM s’élève à 3 Go tandis que le stockage ne dépasse pas 32 Go de flash mais peut être étendu jusqu’à 256 Go via une carte microSD.

Le tout tourne sur Android 7.1 (Nougat) avec une interface personnalisée incluant le BlackBerry Hub alimenté par des messages en provenance d’e-mails, de textos ou des comptes de réseaux sociaux dans une boite de réception unique. TCL et Blackberry ont peaufiné le code Android pour le rendre plus sécurisé et ont un ajouté un tableau de bord sécurisé permettant aux utilisateurs de vérifier les autorisations de sécurité demandées par chaque application installée sur le terminal. « Nous nous sommes engagés avec TCL pour proposer des mises à jour de sécurité mensuelles », a indiqué Alex Thurber, senior-vice président et directeur général de Blackberry Mobility Solutions. « Cela permet aux personnes de rendre leurs informations aussi privées qu’ils le souhaitent. » Le KEYone sera commercialisé en avril à partir de 599 euros.

 

Stockage

L'application Facebook Video est désormais disponible sur certaines Smart TV Samsung

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Confirmation de Samsung : une nouvelle application Facebook va montrer le bout de son nez sur certains des téléviseurs connectés de la marque. Celle-ci doit permettre de consulter les contenus vidéo publiés sur le réseau social, directement sur la télévision.

Il y a tout juste deux semaines, Facebook faisait savoir que de nouvelles applications dédiées à la vidéo allaient voir le jour de son côté. Des applications notamment attendues sur l’Apple TV, sur Amazon Fire TV, mais également sur certains téléviseurs connectés signés Samsung. Le constructeur confirme que c’est désormais bien le cas, ce dès aujourd’hui. 

Une télévision récente est requise

Pour pouvoir profiter de l’application Facebook Video sur votre téléviseur, quelques conditions doivent d’abord être remplies. Tous les modèles du fabricant coréen ne sont ainsi pas compatibles avec cette fonctionnalité. Seules les « Smart TV » lancées entre 2015 et 2017 sont concernées. Si votre téléviseur est plus ancien, il faudra vous faire une raison. 

Si vous disposez d’un téléviseur compatible, il faut vous rendre dans le Samsung Smart Hub, et de télécharger l’application. Celle-ci vous demandera évidemment de vous connecter à un compte Facebook existant, et ne vous redemandera plus jamais ensuite vos identifiants. Prudence donc si vous liez votre compte au poste de télévision. 

Cette application, comme son nom l’indique vous permettra de consulter l’ensemble des vidéos mises en ligne par vos proches, mais aussi par les différentes pages que vous suivez sur le réseau social. Les diffusions en direct sont également concernées et des suggestions en fonction de vos centres d’intérêt sont également au menu. 

Samsung veut tenter de plaire à tout le monde

Samsung se vante dans son billet d’annonce d’être le premier fabricant de téléviseurs à proposer une telle fonctionnalité sur ses produits. Si c’est bien le cas ici, ce n’est pas la première fois que le constructeur s’engouffre dans ce genre de démonstration, parfois sans résultat probant ensuite, ni même aucun gage de pérennité. 

On se souvient par exemple de l’intégration de PlayStation Now sur certains des téléviseurs de la marque, promise fin 2014 et mise en place courant 2015. Deux ans plus tard, Sony a annoncé l’abandon du service sur l’ensemble des terminaux qui le proposaient. Qu’à cela ne tienne, Samsung aura quand même tenté le coup pour s’assurer que ses produits soient compatibles avec un maximum de fonctionnalités, et ainsi capter l’attention des acheteurs qui font de ce type d’application un critère d’achat. Espérons seulement pour eux que cette fois-ci, l’aventure durera un peu plus de deux ans.

 

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